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Accueil du site > Articles > L’électricité à bord > Electricité : définitions et sécurité des personnes

Rubrique : L’électricité à bord

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Electricité : définitions et sécurité des personnesVersion imprimable de cet article Version imprimable

Publié Octobre 2012, (màj Octobre 2012) par : Négofol   

Copyright : Les articles sont la propriété de leurs auteurs et ne peuvent pas être reproduits en partie ou totalité sans leur accord
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Courant alternatif :

Le courant alternatif (qui peut être abrégé par CA) est un courant électrique périodique qui change de sens deux fois par période et qui transporte des quantités d’électricité alternativement égales dans un sens et dans l’autre. Un courant alternatif est donc sans composante continue.
 
Un courant alternatif est caractérisé par sa fréquence, mesurée en hertz (Hz). C’est le nombre de changement de sens (alternances) qu’effectue le courant électrique en une seconde. Un courant alternatif de 50 Hz effectue 50 alternances par seconde, c’est-à-dire qu’il change 100 fois de sens par seconde (50 alternances positives et 50 alternances négatives).
 
La forme la plus utilisée de courant alternatif est le courant sinusoïdal, essentiellement pour la distribution commerciale de l’énergie électrique. La fréquence utilisée est le plus souvent de 50 Hz sauf, par exemple, en Amérique du Nord où la fréquence est de 60 Hz.
 
Le courant alternatif (dont la valeur moyenne — composante continue — est nulle), peut alimenter un transformateur sans risque de saturation du circuit magnétique. Ceci permet de modifier facilement la tension, contrairement au courant continu. (Les convertisseurs continu-continu 24 V -> 12 V par exemple transforment en fait le courant continu en alternatif, le modifient puis retransforment l’alternatif en continu).

Les conducteurs :

  • Conducteur sous tension :
    Conducteur prévu pour transmettre l’énergie électrique en conditions normales (comprend le neutre).
  • Neutre :
    Conducteur connecté au point neutre d’un circuit et contribuant à la transmission de l’énergie électrique. Il est relié à la terre au niveau du générateur d’énergie, et seulement là, pour une installation monophasée. Le neutre définit en fait la référence zéro autour de laquelle varie la tension alternative du fil de phase.
    Obligatoirement fil Bleu en Europe (gris ou blanc aux USA),
     
    Nota : dans certains cas, on peut avoir un circuit sans neutre (distribution biphasée, fréquente aux USA en 220 V).
  • Phase :
    Les électriciens utilisent le mot phase pour désigner le conducteur d’une alimentation alternative non relié au point neutre.
    Obligatoirement fil marron en Europe (Noir aux USA)
  • Masse :
    La mise à la masse est réalisée par une connexion conductrice (volontaire ou non) avec la terre (masse naturelle), y compris toute partie conductrice des œuvres vives.
  • Conducteur de protection :
    Conducteur ne transportant normalement aucun courant, utilisé pour la protection contre l’électrocution, connectant électriquement au conducteur de terre du réseau de quai les parties conductrices exposées des équipements électriques, (souvent improprement appelé Terre).
    En Europe : obligatoirement fil vert-jaune (aux USA peut-être vert).
     
    Le rôle principal du conducteur de protection est de maintenir les masses simultanément accessibles par l’utilisateur équipotentielles (absence de différence de potentiel entre masses), de façon à assurer la protection des utilisateurs. Son second rôle est d’acheminer les charges statiques et les courants de fuite vers la terre, via le conducteur de terre vers la terre locale.
     
    Notez que le conducteur présent dans les prises murales et au niveau des points d’éclairage n’est PAS le « fil de terre », beaucoup commettent cette erreur, même si, finalement, les conducteurs de protections sont effectivement reliés au conducteur de terre.
     
    La mise à la terre n’a un sens que si cette mise à la terre est locale. Il n’y a donc aucun intérêt (et ce serait même dangereux) de le distribuer. Aussi, la « terre » n’est jamais distribuée par le fournisseur d’électricité, il appartient à l’utilisateur de se référencer à la sienne (bateau ou marina). Le Neutre fourni éventuellement par le fournisseur est généralement relié à la terre au niveau du transformateur de la zone. Aussi, la différence de potentiel (ddp) entre le neutre de l’utilisateur et sa propre terre est en général faible (quelques volts max) en situation normale. Cette différence correspond donc en fait à la différence de tension entre la terre locale de l’utilisateur et la terre distante du transformateur du distributeur. En cas de circonstances particulières (foudre) la ddp peut atteindre plusieurs dizaines de milliers de volts (voire bien plus), et donc il peut arriver que, chez l’utilisateur, entre son neutre et sa terre locale, la même ddp apparaisse, ce qui peut provoquer des arcs destructeurs entre neutre et conducteur de protection, allant jusqu’à faire exploser des prises ou rallonges.

Les systèmes de protection :

  • Interrupteur différentiel (en anglais RCD ou GFCI) :
    Dispositif électromécanique conduisant le courant dans les conditions normales et interrompant la connexion lorsque le courant différentiel (différence des intensités entrante et sortante) atteint un seuil fixé.
    Un interrupteur différentiel vérifie l’absence de courant de fuite, soit provoqué par un défaut local, soit directement par le passage via l’utilisateur d’un courant retournant au neutre distant via sa terre locale, la terre distante, puis le neutre (électrocution).
    Le différentiel ne participe donc pas à l’équipotentialité du système, mais en assure le contrôle. C’est un équipement muni de deux bobinages qui produisent des forces opposées. Chaque bobinage étant parcouru l’un par le neutre et l’autre par la phase, le contact qu’ils commandent reste fermé (le courant passe) tant que le courant de phase est égal au courant du neutre. En cas de fuite de courant par une carrosserie et la terre, ou par un humain qui touche à un câble dénudé, le courant de phase sera réparti entre le courant de fuite et le courant du neutre. Au niveau du disjoncteur différentiel l’écart des courants va créer un écart de forces, le contacteur va s’ouvrir (le courant ne passe plus). Ceci explique le nom de ce dispositif.
  • Dispositif de protection contre les surintensités :
    Dispositif (fusible ou disjoncteur) interrompant le circuit lorsque le courant dépasse une valeur déterminée pendant un temps déterminé.
    Pour un fusible, c’est la fusion provoquée par l’échauffement lié au passage du courant qui interrompt le passage du courant. Pour un disjoncteur c’est une bobine qui exerce une force proportionnelle au courant qui provoque l’ouverture des contacts à un certain niveau (pour faire simple).
  • Transformateur d’isolement :
    Transformateur assurant la séparation galvanique entre les enroulements entrée et sortie et le conducteur de protection.
     
    Rappel : Un transformateur électrique (parfois abrégé en transfo) est un convertisseur permettant de modifier les valeurs de tension et d’intensité du courant délivrées par une source d’énergie électrique alternative, en un système de tension et de courant de valeurs différentes, mais de même fréquence et de même forme. Il effectue cette transformation avec un excellent rendement.
    Il comprend une armature en métal magnétique et des bobinages parcouru par le courant électrique. Le champ magnétique alternatif créé par le courant d’entrée provoque un champ magnétique dans le bobinage de sortie. En jouant sur le nombre de spires de chaque bobinage, on peut changer la tension du courant.
    Il est analogue à un engrenage en mécanique (le couple sur chacune des roues dentées étant l’analogue de la tension et la vitesse de rotation étant l’analogue du courant).
    Dans le cas du transformateur d’isolement les deux circuits sont isolés électriquement et aucune composante continue (corrosion galvanique) ne peut le franchir. Cette séparation est encore renforcée très souvent par une couche conductrice (écran électrostatique) entre les bobinages entrée et sortie, à relier à la Terre du quai.
  • Isolateur galvanique :
    Dispositif installé en série sur le conducteur de protection du câble de prise de quai permettant le passage du courant alternatif normalement associé avec ce conducteur mais bloquant toute composante continue
     
    Un isolateur galvanique intercale sur le conducteur de protection deux diodes tête-bêche qui bloquent toute composante continue mais laissent passer l’essentiel du courant alternatif : dans la réalisation la plus courante, deux diodes dans chaque sens, il coupe les tensions continues jusqu’à 1,3 V, valeur supérieure aux tensions des couples liés à des métaux différents, mais valeur très faible par rapport aux 220 V du secteur.

Remarque sur la sécurité électrique :

  • La sécurité des personnes repose essentiellement sur l’équipotentialité des masses qui leur sont accessibles : une électrocution est le résultat du passage d’un courant dans l’organisme, lui-même résultat des différences de potentiel entre différents points du corps. Pour arriver à maintenir et contrôler cette équipotentialité, on dispose de plusieurs mécanismes :
    • Les conducteurs de protection : fils vert-jaune au niveau des prises et points lumineux en 220 V ; ils permettent de relier la carcasse des appareils branchés entre eux et à la terre.
    • La mise à la terre locale : canalise les courants de fuite et évacue les charges statiques.
  • Nota 1 : la sécurité ne nécessite la mise à la terre que parce que le neutre du réseau est mis à la terre de façon distante. Si l’installation est complètement isolée de la terre cette mise à la terre devient inutile car un défaut simple (toucher une phase) n’est plus dangereux (le circuit n’est pas fermé). Cependant il est beaucoup plus difficile d’obtenir, et surtout de maintenir une isolation parfaite sur un bateau, que de gérer l’équipotentialité. Aussi l’isolation n’est-elle utilisée que soit dans des lieux à haute sécurité (salles d’opérations), soit dans des endroits où il est évident qu’on n’est pas relié à la terre (avion…). Dans le cas d’un transformateur d’isolement sur un bateau, on reliera le conducteur de protection du circuit de bord à la masse du transformateur, mais jamais au conducteur de protection du câble de quai..
  • Nota 2 : une mise à la terre distante est très dangereuse sans différentiel, du fait des ddp possibles entre terre locale (pieds de l’utilisateur) et terre distante (qui serait alors reliée aux mains de l’utilisateur, via le conducteur de protection de la prise).
  • Nota 3 : la présence d’une mise à la terre efficace couvre le cas de non-fonctionnement du différentiel (certaines études ont montré des taux de non-déclenchement allant de 3 à même 7 % !) : un défaut d’isolement entre un conducteur sous tension et la terre provoquera le déclenchement d’un disjoncteur ou la fusion du fusible, protégeant ainsi les personnes. Un différentiel doit être contrôlé régulièrement, surtout en ambiance marine : il y a obligatoirement un bouton de test sur chaque appareil. Une fois par saison est un minimum, plus fréquent ne peut nuire…
UP


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66 Messages de forum

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  • Je propose que la discussion après cet article se focalise sur les définitions, des éclaircissements, suggérer d’autres définitions, préciser à quoi servent les objets.

    Il faudra d’autres articles dédiés à la façon d’assembler les divers objets dans un circuit réel, avec des schémas pratiques adaptés à diverses situations.

    Pensez à modifier le titre par défaut de votre message si vous souhaitez créer un embranchement dans la discussion ...

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  • Bon travail, car expliquer toutes ces notions à des non spécialiste n’est pas une chose simple.

    A noter qu’il me semblerais intéressant d’apporter quelques éléments d’éclairage sur l’isolation galvanique ou l’équipotentialité je ne suis pas certain que tout le monde comprenne. Dans le même ordre, je sais que les dessins c’est long a faire, mais ça permettrait de mieux comprendre. Par exemple les histoires de différentiel entre le point de distribution et l’utilisateur dans son bateau font appel un des concepts que tout le monde ne maîtrise pas et qui bénéficiait d’un petit graphique.

    Sur les points de sécurité, je pense qu’il est possible de prendre des positions plus claires. Par exemple dire qu’il est « dangereuse d’avoir une terre distance sans différentielle » est bien, mais je trouverais saint de rappeler que tous les bateaux devrait avoir un différentiel. Enfin dans le nota 3, dure qu’un terre sans différentiel fera sauter le fusible/disjoncteur me semble osé. Si le système en court circuit complet ou, mais s’il s’agit d’un appareil qui ne fait que fuir, ça ne sautera sûrement pas, or 500mA sont largement mortel et pourtant il ne risque pas de faire sauter un fusible même très faible.

    Enfin, il me semblerait intéressant de parler un tout petit peu des courants de fuites qui ne feront jamais rien sauter, mais qui peuvent tout de même créer des problèmes, comme par exemple du chauffe eau qui fuit à 10ma.

    Répondre à ce message

    • Bonjour
      je suis un non spécialiste, et celui qui a trépigné pour que Negofol nous délivre un décodage facile à comprendre pour les apprentis... merci à lui ; mainteant nous (les débutants) poserons des question certes « bétasses » mais... tellement utiles... pour... naviguer
      Merci
      michel

      Répondre à ce message

      • Un point d’éclaircissement : avoir le conducteur de protection du bord relié à la « terre » du bord (eau autour du bateau) et/ou à la « terre » du quai (prise en général au niveau du ponton) n’a pas de différence importante pour la sécurité des personnes.

        Toute la discussion autour d’un transformateur d’isolement ou d’un isolateur galvanique tourne autour de la ddp possible de quelques volts ou centaines de millivolts, du fait de fuites éventuelles, qui peut entrainer de graves problèmes de corrosion galvanique sur le bateau (voir les articles du site sur le sujet).

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        • Il reste une différence de sécurité entre la terre du quai et la « terre de la mer »

          • Si le port est bien conçu, la terre du quai est conforme à une norme de qualité d’évacuation des courant qui mettrait en jeu la sécurité humaine
          • La « terre de mer » n’est conforme à aucune norme de qualité, c’est impossible puisque dans chaque bateau les parties métalliques immergées sont différentes, et le constructeur ne cherche pas à optimiser la conduction électrique entre la mer et les objets métalliques dans le bateau. C’est donc une terre souvent de bonne qualité, mais pas garantie.
          • Le cas extrême de la terre de mer de mauvaise qualité, c’est quand le bateau est sur ber : il n’y plus du tout de « terre de mer »

          Répondre à ce message

  • Bonjour
    Bravo ....Voila une somme qui fait le tour des questions que tout le monde se posait sans avoir jamais osé le demander...

    Il semblerait donc qu’il ne faille pas amener la « terre quai »à bord puisque de toute façon, meme avec un transfo, elle ne passe pas ,mais constituer un « terre bord »consequente, avec isolateur galvanique plus sensible que les 1.3v laissant passer les courants electrolytiques, pour empecher egalement les remontées de courants baladeurs .

    Maintenant ,à bord comment peut on definir « la masse moteur »... ? en fonction de sa jonction avec le negatif 12v, systeme le plus courant .
    Donc doit appeler le negatif 12V « masse bord » en difference avec « terre bord » qui n’est que la « mer » ?

    Répondre à ce message

    • cela devient confus ... A ce stade il est difficile d’expliquer les choses de façon correcte sans dessins et sans dire de bêtises. Il faudra un autre article, consacré aux diverses manières de construire la terre du bord à partir de celle du quai et de celle de la mer et à quoi il faut connecter cette terre composite. Les cas de figure possibles sont nombreux.

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      • Pourquoi vouloir à toutes forces relier la terre bord à celle du quai, alors que cette derniere peut etre defaillante...que meme le transfo d’isolement qui est le nec plus ultra, parait il, ne la relie meme pas ...que certains experts (voir article de mr boulant) n’excluent pas que
        Definiir ce qu’est une bonne « terre de bord » que nous puissions la construire me semblerait une approche positive ....

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        • Oups......une partie de ma phrase est restée dans le clavier....
          Je parlais d’un expert qui n’excluait pas que le differentiel quai soit « bloqué » par le personnel de la marina et si fuite il y a elle ne monte à bord, par la « terre quai »avec tous les inconvenients inherents à la chose ,corrosion entr’autres...

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          • 7 octobre 2012 16:49, par Négofol écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

            Le branchement de la « terre » du quai est indispensable pour la protection de la rallonge, surtout si le différentiel du quai est douteux. Une rallonge avec terre connectée côté quai est donc obligatoire.
            Bien sur, le cas du bateau au sec, le conducteur de protection du bord doit être relié au conducteur de la borne.

            Rappel de la procédure correcte de branchement :

            • dérouler la rallonge si elle est sur enrouleur,
            • connecter le câble côté bord,
            • tester le différentiel du quai,
            • connecter le cable côté quai,
            • vérifier le cablage correct à bord (témoin de présence de phase)
            • Mettre le réseau bord sous tension réseau du port (différentiel ou inverseur si présence groupe ou onduleur)

            Répondre à ce message

          • La Terre quai est faite pour préserver les machines que l’’on branche dessus et protection humaine.
            en supposant que le quai est bien pourvu d’un différentiel !.

            La Terre bateau est faite pour le même rôle : protection des personnes (notre différentiel 30 mA) et notre matériel en cas de disfonctionnement ou court-jus,faisant sauter notre dijoncteur.

            La masse pour la radio BLU , n a rien à voir , elle , elle sert à créer un plan de sol permettant à une antenne de s’accorder ( rapport surface sol/ longueur d’onde) via une boite d’accord la plupart du temps. Elle devrait être isolée de la terre-quai ou de la terre-bateau : on résoud le probléme avec des ponts de condensateurs .

            Les problèmes majeurs Terre-Quai et Terre-bateau : ce sont les fuites et leurs conséquences

            Les solutions : les isolements mais les mises en oeuvre sont pas évidentes .
            le transfo d’isolement est tout de même un plus mais il peut y avoir des retours de fuites par un circuit inédit auquel on n’a pas pensé. !!!!!
            Les cas particuliers sont nombreux et différents , et à force de controler, on arrive à trouver des solutions.mais le 0 n’existe pas.

            Répondre à ce message

        • Il ne s’agit de réunir « à toute force » la terre du quai et la terre du bord.

          • Il s’agit de décider comment les faire cohabiter dans une installation un peu élaborée des équipements à bord.
          • Il s’agit du fait que dans (la majorité ?) des pays occidentaux la règlementation impose de les réunir si on n’a pas mis un transfo d’isolement. Et donc comment gérer cette obligation.
          • Il s’agit de sécuriser leur réunion dans des installations où on ne peut pas garantir leur séparation parfaite.

          Prenons un exemple :

          • une installation venant du quai avec
            • des prises de courant à 3 pôles (dont une « terre »)
            • un chauffe eau mixte 230V + eau du moteur

          Les prises de courant et le chauffe eau seront branchés avec les 3 fils venant du quai, donc au « jaune-vert » la terre du quai. Mais comment garantir que jamais aucun des appareils branchés sur une prise de courant ou bien le chauffe ne seront pas également à la terre du bord (terre de mer) ? Le chauffe eau le sera peut-être par la circulation d’eau du moteur ou par sa fixation mécanique selon le cas. On aura alors une liaison terre de mer et terre de quai involontaire non contrôlée.

          C’est juste un exemple de la complexité du problème qui ne se satisfera jamais d’une solution parfaite et unique dans tous les cas possibles.

          Répondre à ce message

          • Puisque un petit croquis vaut de longues discussions voici ci joint ,si j’y arrive , le schema que je projette ....
            Bien sur j’espere que vous l’amenderez et le completerez, pour qu’il puisse servir à ceux qui en auront besoin ...

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            • Félicitation pour le dessin, je pense toutefois qu’il est préférable de positionner l’isolation galvanique en arrivé de la terre EDF, voir schéma d’un constructeur en attachement.

              On essai toujours favoriser sa propre terre et donc sur nos bateaux la terre mer. En effet nos pieds nues sur le plancher mouiller seront toujours plus proche du potentiel de la mer que de celui du port, même si je l’accorde la différence est normalement minimale.

              PNG

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              • Tu as raison si tu veux raccorder la terre bord au quai, avec les aleas que signale « robert ».Si tu regardes bien je ne fais pas monter la terre quai à bord, puisque en tete de rallonge je mets 50cm de cable 2 fils, puis le differentiel ,protection de la rallonge 3 fils P+N+T bord,avec terre du bord dont je suis sur de la fonctionalité,enfin presque,mais dont je suis maitre,

                .....L’isolateur galvanique est sur la terre bord pour eviter les remontées intempestives de courrants baladeurs .....si possible...
                On pourrait aussi bien mettre une diode (dont je ne connais pas les caracteristiques) puisqu’il parait que l’isolateur galva ne bloque que des CC superieurs à 1.3v, ce qui est beaucoup pour des courants electrolytiques .
                ..
                Je suis sur le schema des autres appareils, negatif 12v, masse moreur, helice et l’arbre, equipotentialite des cadenes, haubans ,boulons de quille etc... et c’est bien plus compliqué, surtout pour moi.....

                Répondre à ce message

            • Si je comprends bien, ton isolation galvanique consiste donc simplement à « couper » le conducteur de protection dès la fiche branché au quai ?

              A quoi sert alors l’isolateur galvanique placé en sortie vers la « terre de mer » ?

              Indépendamment de cela, l’isolateur galvanique (pour qu’il serve à quelque chose) devrait être à l’entrée du bateau, avant le tableau. Car il n’est pas garanti que la seule « terre de mer » sera celle que tu auras construite artificiellement.

              Répondre à ce message

              • Attention, le montage du dessin avec seulement phase et neutre est interdit par la norme ISO 13297 :
                Défintion du conducteur de protection :
                « conductor, not normally carrying current, used for some measure of protection against electric shock, for electrically connecting any of the following parts of electrical equipment to the craft’s ground (earth) and to the shore a.c. grounding conductor through the shore-power cable »

                La norme US dit la même chose :
                « Shore Power Cable – On each boat equipped with an AC shore power system, a shore power cable that contains the conductors for the power circuit and a grounding (green) conductor shall be provided. »

                Un isolateur galvanique éventuel doit être placé comme le dit Robert :
                "device installed in series with the a.c. protective conductor of the shore-power cable to block low-voltage d.c.
                galvanic current flow, but permit the passage of alternating current normally associated with the protective
                conductor"
                La norme ne laisse pas le choix.... D’ailleurs pourquoi s’acharner à réinventer ce que décrit une norme bien faite et obligatoire, avec tous les risques potentiels que ça comporte ? Comme l’avait signalé Fred, en cas d’accident, la première chose que va vérifier l’expert est la conformité de l’installation.

                Répondre à ce message

                • Je dirais, pour résumer, qu’en matière de sécurité il est toujours (très) risqué de s’écarter des solutions éprouvées et prévues par les fabricants du matériel. Dans le cas présent, il s’agit

                  • de la rallonge avec disjoncteur qui a un conducteur de protection inclus qui ne doit pas être coupé
                  • de l’isolateur galvanique dont le constructeur indique la position en entrée
                  • de l’ensemble du bateau qui, tel que dessiné actuellement, devrait comporter un automatisme homologué de connexion de la terre du quai à la masse du bateau en cas de défaillance de la terre de mer « bricolée ».

                  Répondre à ce message

                  • Bon, au vu des arguments avancés de part et d’autre, on ne va nulle part.
                    Pourriez vous SVP, remettre sur le fil le schema du transfo d’isolement et de l’ isolateur d’isolement, car ça fait une demie heure que j’y suis et n’arrive pas à trouver ni l’un ni l’autre, pas plus dans PTP que sur internet.....
                    La nuit portant conseil je reviens demain ...
                    Je crois que je vais en rever .....

                    Répondre à ce message

                • Il me semble avoir lu sur ce fil ( ref « ettore.yachting.com cité par »fulup« ) que cette fameuse norme laissait le choix SI il y avait un differentiel de protection ce qui est le cas, et à quoi peut servir d’avoir vers le quai une »terre" eventuellement defectueuse sur ce meme quai, alors que la terre bord sur plaque dediée.....

                  Quelqu’un pourrait il me donner les raisons, autres que la norme, qui conseille de mettre un transfo d’isolation,puis comment fonctionne ce transfo, car au vu des schemas sur ce fil il n’y a pas de jonction entre la « terre bord » et la « terre quai », cette derniere etant sur une grille entre les enroulements, avec en pointillé (eventuel) le raccordement de la carcasse du transfo vers je ne sais plus quoi...(je viens de passer une demie heure à surfer, meme sur PTP, en vain, je n’ai pas reussi à retrouver les schemas montrés dans plusieurs fils, ça m’enerve)
                  Serait ce une jonction magnetique.. ?? Je ne pige pas....et plus que des normes enoncées ex cathedra j’aimerais comprendre...

                  Répondre à ce message

                  • Le transformateur d’isolement est utilisé dans presque tous les appareils quand on veut qu’aucun conducteur du réseau 230V ne pénètre dans un appareil : une télé, un chargeur de batterie, un chargeur de rasoir, le PC, etc ... Le principe est que l’énergie est transmise à l’appareil grâce à un champ magnétique sans contact électrique.

                    En bateau : comme avec le transfo d’isolement il n’y a aucune connexion électrique entre le réseau 230V du quai et le réseau 230V du bateau, on est à l’abri des défauts du réseau de terre du quai. Il faut donc reconstruire dans le bateau un réseau 230V, copie conforme d’un réseau 230V terrestre ordinaire.

                    Comme il n’y a aucune connexion d’un conducteur électrique entre le bateau et le quai (ni phase, ni terre, ni neutre) la prévention de corrosion et la sécurité sont très bonnes.

                    Selon le cas, on peut relier cette « masse » locale interne au bateau à la terre de la mer ou pas.

                    Le schéma règlementaire US est le suivant :

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                    Répondre à ce message

                    • Là je crois rever....
                      Qu’elle est la difference ente mon schema qui ne relie pas la terre quai à la terre bord et celui homologué par les ricains qui ne relie pas la terre quai à la terre bord.... ??? laquelle ne doit pas etre bricolée.bien sur.......... ???? mais je remet la main à l’ouvrage demain....

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                      • le problème pour bien se comprendre , est de parler la même langue , et en s’exprimant en bon français : Il n a jamais été dit que le transfo d’isolement stoppait les connexions : simplement ces connexions au lieu de se faire physiquement en direct , elles se font par inductions à l’aide d’un transformateur. les nuisances qui circulent sur des supports physiques se trouvent donc éliminer.

                        On utilise les memes systemes en informatique pour proteger nos cartes meres : les petites interfaces radio sont faites pour cela : sur les portables la carte son est un chip sur la carte mere, si on lui envoie une mer.. adieu la carte mere . l’interface a des transfo qui stoppe la m... et protege notre carte mere , mais la liaison existe par induction.

                        il y a d autres systèmes qui permettent aussi la même chose ... Par contre la sécurité oblige de respecter les normes et cela est important. et la terre (quai ou bateau) pour notre prévention est nécessaire.

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                      • La différence est « énorme » !

                        • Dans ton cas, le seul conducteur interrompu entre quai et bateau est le conducteur de protection (relié à la terre). Phase et neutre relient le quai au bateau.
                        • Dans le schéma ci dessus avec transfo, tous les conducteurs sont interrompus entre le quai est le bateau : terre, phase et neutre.
                          La masse locale dans le bateau n’est « pas bricolée ». Le « jaune-vert local » est relié proprement aux masses métalliques équipotentielles du bateau, moteur, chauffe eau, prises, etc .... La protection des habitants du bateau ne dépendra pas au premier ordre de la qualité du lien des masses métalliques avec la mer car tout est local dans le bateau, y compris phase et neutre.

                        Alors que dans ton dessin, la protection des personnes est totalement liée à la qualité de la liaison avec la mer, car phase et neutre sont reliés au quai.

                        Je pense que le mieux, dans ce genre de questions, c’est de choisir l’un des systèmes éprouvés, acheter le matériel prévu pour ce système, et se conformer strictement aux schémas de branchement prévus par le constructeur du matériel.

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                        • Dans le schéma ci dessus avec transfo, tous les conducteurs sont interrompus entre le quai est le bateau : terre, phase et neutre.

                          En pratique, c’est comme si le bateau était alimenté par un groupe électrogène embarqué : totalement isolé du courant délivré par le quai ! |-)

                          C’est bien expliqué dans cette documentation technique

                          Il est précisé : Recommandation importante : lorsque le bateau est momentanément à terre (hivernage) il est recommandé de relier provisoirement la terre du secondaire à celle du réseau d’alimentation 230V afin de maintenir la sécurité du réseau électrique.

                          _/)

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                    • Le transformateur d’isolement est tout de même le top et résoud beaucoup de problèmes , bien sur derrière l ’installation doit comprendre toutes les préventions de sécurité classique.
                      Son seul défaut qui n’est pas d’ordre électrique : c est son poids et son volume pour le placer au bon endroit. hi ! bertrand

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                      • 8 octobre 2012 07:01, par Négofol écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

                        Le schéma du cablage correct d’un transfo d’isolement :

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                        • 8 octobre 2012 07:15, par yoruk écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

                          Bonjour, merci
                          Je viens de comprendre comment fonctionnait un transformateur d’isolement. Pour l’isolateur galvanique je savais, je m’en suis équipé l’hiver dernier, monté selon de schéma de Robert, avec des résultats spectaculaires, réduisant notablement l’usure de mes anodes, pour les ramener à une dégradation très limitée.
                          J’ai bien compris aussi l’intérêt, à terre et au sec, de bénéficier d’une terre reliée à la borne…

                          • Ma question bêtasse du jour : quels sont les moyens pour vérifier la qualité de la mise à la terre de la borne ???
                            Michel

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                        • 8 octobre 2012 09:05, par Robert écrire     UP     Ce message répond à ...

                          Précision les deux manières de câbler le transfo d’isolement :

                          • sortie secteur local « flottant », ni phase ni neutre
                             
                          • sortie secteur local avec neutre et phase : c’est ainsi que sont câblées nos installations domestiques (à la maison) avec le neutre mis à la terre au niveau du transformateur de l’ EdF

                          La terre du quai est reliée à un écran qui garanti que s’il y a une fuite à l’intérieur du transfo la fuite ira dans la terre du quai et fera sauter le différentiel ou le disjoncteur du quai.

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                          • 8 octobre 2012 09:29, par yoruk écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

                            Ok, merci
                            Question bêtasse deuxième niveau... sans isolateur d’isolement, mais avec un isolateur galvanique... Le témoin de l’isolateur indiquera un défaut, qui ne sera pas nécessairement, une rupture du conducteur, mais éventuellement un défaut de la terre de la borne... Comment vérifier à la borne ??? avec quel instrument ??? quel type de mesure ???
                            Michel... et merci de votre patience

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                            • 8 octobre 2012 09:50, par Négofol écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

                              Le plus simple est un testeur de prise, environ 15 Euros (Conrad ou autres) : vérifie la présence de la terre, le cablage corect et permet d’essayer le différentiel.
                              Utilisation d’une simplicité enfantine : c’est écrit dessus !

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                              • 8 octobre 2012 11:25, par Robert écrire     UP     Ce message répond à ...

                                Sauf erreur, l’appareil mesure la présence de la terre, mais ne peut pas mesurer sa qualité : pour mesurer sa qualité il faut planter un (ou plusieurs) piquets dans le sol et mesurer la conduction entre ces piquets et le « jaune-vert » de la prise ... En fait c’est assez compliqué : http://www.mesures.com/archives/741...

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                                • 8 octobre 2012 11:40, par Négofol écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

                                  Exact, mais mesurer une terre est difficile et je pense impraticable en pratique dans le cas présent (planter des piquets dans le ponton peut être mal vu...).
                                  La mesure est peu stable et dépend de beaucoup de paramètres...

                                  Pendant la guerre de 14-18 on a employé la télégraphie par le sol (TPS), qui consistait à injecter entre deux piquets de terre une tension alternative de l’ordre de 100 V modulée en Morse. Le manuel (dont est extraite la figure) précise que si la liaison est mauvaise, il est judicieux d’uriner sur les piquets pour améliorer la qualité de la prise de Terre.... Portée 3 à 5 km...

                                  L’indication de l’appareil indiqué me semble suffisante pour l’utilisation envisagée. C’est pourquoi j’avais dit « le plus simple ».

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                              • 8 octobre 2012 15:35, par yoruk écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

                                Bien, maintenant si je veux travailler en sécurité avec du 230, sur le bateau, à terre, au sec
                                1) je teste à la borne la terre de la borne pour voir si elle fonctionne, suivant la proposition de Negofol ci-dessus
                                2) Je tire un câble convenablement connecté ‘’phase/phase, neutre/neutre et jaune-vert/jaune-vert’’
                                3) Tout ceci connecté sur un disjoncteur différentiel à la bonne puissance
                                4) Si je veux éviter les risques d’électrolyse, j’installe, en amont du différenteil, soit un transformateur d’isolement sur mon fil conducteur depuis la borne, soit un isolateur galvanique, sur le vert/jaune (c’est l’un ou l’autre)
                                5) Derrière tout çà je branche mes consommateurs (transfo 12v, chauffe eau, prises d’éclairage, etc…)

                                Et là j’ai une installation simple, efficace, sécurisée et peu couteuse….
                                Ai-je Bien compris ???
                                Michel

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                          • 8 octobre 2012 15:54, par Robert écrire     UP     Ce message répond à ...

                            En complément du schéma des deux façons de brancher le transfo d’isolement, voilà les conséquences directes du point de vue sécurité selon que l’on choisi l’un ou l’autre des branchements

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                      • 8 octobre 2012 07:12, par Négofol écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

                        Schéma d’un Isolateur galvanique :
                        Attention : ce n’est pas un bricolage quelconque,malgré sa simplicité apparente : il doit résister, suivant les normes ISO et US, à un courant de court-circuit de 5 000 A pendant le temps nécessaire au fonctionnement du disjoncteur et fonctionner encore après trois applications de ce courant de court-circuit (c’est l’ordre de grandeur réel du courant de court-circuit d’une installation domestique). Par ailleurs, il doit pouvoir dissiper la puissance correspondant à la capacité du branchement de quai : s’il bloque 1.5 V, la dissipation pour un branchement 30 A sera 45 W permanents, d’où les gros radiateurs des isolateurs galvaniques du commerce.
                        A noter que l’absence fréquente du condensateur peut laisser l’isolateur passer les courants de fuite en présence d’une fuite en alternatif de tension supérieure à la tension coupoée par les diodes. Par contre, la défaillance du condensateur peut rendre l’isolateur totalement inefficace, d’où l’intérêt de le contrôler périodiquement (Voir l’article sur les mesures en corrosion).
                        Le transfo d’isolement résoud complètement ces problèmes.

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                        • 8 octobre 2012 12:00, par aikibu écrire     UP     Ce message répond à ...  image

                          Bon,le transfo est LA solution, tout le monde semble en etre d’accord.....mais je ne vois toujours pas la difference entre P+N venant du quai et P+N produite à bord que ce soit apres le transfo ou par un groupe pour reprendre l’analogie de « tilikum ».

                          La question de base etant la securite des persnnes à bord, il semblerait que, dans le cas de groupe ou de transfo,la seule protection soit une bonne « mer »...(jeu de mot) sauf si onmetla terre bord au neutre du transfo qui lui est mis à la terre par l’EDF, ce que je viens de decouvriir .....

                          De ce fait le differentiel en tete de rallonge n’a qu tres peu d’interet comme le signale « negofol », et il faut faire confiance à la borne de quai, ou la verifier (terre et differentiel) avec l’appareil de « negofol », car meme sous nos latitudes, aux dires d’expert, il arrive que les differentiels soient bloqués par le personnel des marinas, qelque peu excédé par des reclamations repetées .

                          Le schema ci joint devient il correct, en reliant la priise pont à la borne de quai par une rallonge classique 3 brins, apres verification de la « terre » et du diffrentiel....

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                          • 8 octobre 2012 12:28, par Négofol écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

                            S’il y a transfo d’isolement, l’isolateur galvanique ne sert à rien puisque’il n’y a pas continuité électrique entre la Terre du quai et le conducteur de protection du bord.
                            C’est toute la différence !
                            Je suis très surpris de voir affirmer que les différentiels de marina soient bloqués par le personnel : en cas d’accident, c’est la correctionnelle direct pour mise en danger de la vie d’autrui, d’autant que la présence d’un différentiel est légalement obligatoire. Je me demande s’il n’y a pas confusion avec un blocage des disjoncteurs de surintensité du fait d’appels trop importants sur la borne....

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                          • 8 octobre 2012 12:54, par Robert écrire     UP     Ce message répond à ...

                            « mais je ne vois toujours pas la difference entre P+N venant du quai et P+N produite à bord »
                            Pour comprendre la différence, il suffit de se demander où va aller un courant qui fuit (p.ex. on touche la phase).

                            « il semblerait que, dans le cas de groupe ou de transfo,la seule protection soit une bonne « mer » »
                            Non, après un transfo d’isolement la mer ne sert à rien pour la sécurité de ceux qui sont dans le bateau. C’est tout l’intérêt .... La raison est que après le transfo d’isolement, le bateau devient à lieu électriquement isolé de tout le monde environnant (mer et continent). Ce qui est important pour la sécurité des personnes, après le transfo d’isolement, c’est que toutes les masses métalliques soient mises à la terre locale dans le bateau et que le neutre soit créé à la sortie du transfo et avant le différentiel local dans bateau pour créer la même sécurité que dans nos maisons.

                            La clé du mystère est toujours de se demander où va le courant qui rentrerait dans un humain par mégarde.

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  • 8 octobre 2012 15:42, par fulup écrire     UP

    Il me semble important d’éclairer quelques points sur la distribution de l’électricité, pour comprendre le role et la différence entre la terre et le neutre, et de connecter ensuite le tout à des cas de défauts classiques. Au final c’est seulement en cas de problème que les sécurité servent.

    1) Le neutre : En simplifiant à l’extrême, le courant produit par les centrales arrive à nos transformateur de quartier exclusivement par les trois fils de phases, le retour du courant vers la centrale utilisant la terre. Le neutre est donc fabriqué artificiellement par EDF dans votre poste de distribution local, en connectant le point centrale du transformateur à la terre. http://www.memoireonline.com/07/08/...

    Nous avons donc le fonctionnement suivant : le courant part de la centrale, passe dans les différent transformateurs de distribution avant d’arriver à votre maison. Après avoir été utilisé (ex : pour allumer une ampoule), il repart par le neutre que vous fournit EDF jusqu’au poste de distribution, avant de repartir vers la centrale (image 1, en haut).

    Le neutre vous est donc fourni par EDF et le différentiel vérifie que tout le courrant qui sort par la phase EDF revient par le neutre EDF. Si l’écart est supérieure à la valeur du différentiel (typiquement 30ma dans un bateau) alors la sécurité se déclenche et le courrant est coupé. Noté toutefois que le différentiel EDF est à 500ma et plus prévu pour éviter le vol de courant que de vous protéger, vous risquez donc d’être mort avant qu’il ne déclenche.

    2) La terre elle utilisé comme zéro de référence par les centrales électriques et par votre transformateur de distribution local. Elle permet à tous les courants résiduels de retourner vers la centrale. Techniquement le courant EDF peut donc retourner à la centrale aussi bien en passant directement par la terre que par le neutre qui vous est fourni.

    Maintenant la terre est à la fois votre allier et votre ennemie. C’est une amie car elle permet à tous les courants de fuite perdus dans votre installation de retourner tout seul comme des grands vers la centrale, mais c’est aussi une ennemie car si vous retrouvez pour une raison quelconque entre la phase et la terre vous risquez une électrocution. Le courant va en effet essayer de retourner vers la centrale électrique en passant par votre corps puis par la terre. L’autre point important à comprendre c’est que la terre n’est pas un zéro électrique uniforme. Plus la distance entre deux points de terre est grande, plus des écarts de tension entre deux points de terre peuvent exister. C’est particulièrement vrai quant la foudre tombe. Dans ce cas les écarts entre deux point de terre éloignés de seulement quelques dizaine de mettre peut atteindre plusieurs millier de volts, soit bien assez pour vous électrocuter (image-2 a gauche).

    C’est la raison pour laquelle la terre doit être aussi locale que possible. Elle n’est jamais fournie par EDF, et c’est à vous de la créer localement. Dans un port la terre du quai est fabriquée par le port et non pas par EDF. Il est important de comprendre que quelque soit la qualité de la terre fournie, elle ne sera jamais aussi efficace que celle que vous pouvez créer locale. C’est l’écart de tension entre vous et la terre local qui compte. En absence d’interrupteur différentiel, l’utilisation d’une terre distance est interdite, en effet vous pourriez vous retrouvez électrocuté juste parce qu’il existe une différence de tension entre la terre distante qui connecte le châssis de vos appareils, et la terre locale ou vos pieds se trouvent.

    3) L’électrocution provient du courant qui traverse votre corps. Deux cas sont à séparer, vous touchez à la fois la phase et le neutre, et aucun courant de fuite ne part à la terre (cas de gauche image 3) dans ce cas aucune sécurité ne peut détecter le problème et vous êtes mort. Soit vous touché la terre par un endroit ou un autre, un courant de fuite ce crée et avec un peu de chance le différentiel va sauter (cas de droite dans l’image 3).

    Si je prend un schéma très simple sans transformateur d’isolation avec 4-options compatible avec le norme ISO. Mon schéma de base est donc :
    - arrivé du quai du 220v (phase, neutre et terre)
    - un interrupteur différentiel à 30ma
    - trois disjoncteurs à 10A (prises, chauffe eau, chargeur)

    - pour la terre 4 options, nous avons en effet deux terres. La terre distante qui est distribuée par la prise du quai (terre-quai), et la terre-locale qui est celle que nous fabriquons nous même via l’hélice et son arbre (terre-mer)
    - Avec :
    Option-1 : la terre-quai uniquement est reliée aux châssis chargeur/chauffe-eau et prise, mais est isolée de la terre-mer
    Option-2 : la terre-mer uniquement est reliée aux châssis chargeur/chauffe-eau et prise, mais est isolée de terre-quai
    Option-3 : les deux terre-quai et la terre-mer sont reliées entre elles, et le tout est relié au circuit du bateau comme dans le option 1&2
    Option-4 : Idem option 3 mais la terre-quai passe d’abord par un isolateur galvanique avec d’être connecté à la terre-mer qui elle est reliée en direct au circuit du bateau.

    Cas d’usage et analyse des résultats en fonction des options.

    - Votre chargeur de batterie chauffe, et les fils de connections fondent. Quelque soit les options 1,2,3,4 le système va finir par sauter, avec en fonction des fils qui fondent en premier : soit le disjoncteur, soit le différentiel. Dans le cas ou c’est la neutre et la phase qui se touchent, c’est le disjoncteur qui va sauter, toutefois il est possible que le bateau prenne feu avant qu’il saute, dans le cas d’une phase avec la terre, le différentiel sautera avant même que ça est le temps chauffer.

    - Votre chauffe eau à une fuite de 10ma (cas très courant avec les chauffes eau). Comme la fuite est inférieur à 30ma, le différentiel ne saute pas.
    * Option-1 : la fuite repart par la terre du quai.
    * Option-2 : la fuite repart par la terre de mer, et crée de l’électrolyse
    * Option-3 : dépendant du circuit le plus facile, la fuite repart soit par la terre-quai, soit par la terre-mer soit un peu par le deux. Probablement de l’électrolyse, mais moins que dans le cas de l’option-2
    * Option-4 : Idem option-3 car la fuite est en courant alternatif et l’isolateur ne sert donc à rien.

    - Votre fille à mis un tas de miette dans le grille pain, qui sont maintenant humides et qui créer un contact avec le chassie métallique de l’appareil. Vous arrivez le matin pas bien réveillé et décider de vous faire griller une tartine. Comme vous êtes pied nus et que le sol est humide, vos pieds sont reliés avec la terre locale (donc la terre-mer quelque soit l’option 1,2,3,4).
    * Option 1 : si la terre-quai est bonne, le courant repart plus facilement par le quai que par vos pied et le différentiel saute. Si la terre-quai n’est pas aussi bonne que votre terre-mer, il est probable qu’une partie du courant préfère passer par vos pieds pour aller à mer, dans ce cas vous vous prenez une décharge, mais le différentiel sautera.
    * Option 2 : le courant préférera passer par le fil de terre qui relie le chassie à la terre-mer plutôt que de passer par vos pied et le sol. Le différentiel saute, et vous ne prenez pas de décharge (enfin peut être une toute petite quant même).
    * Option 3 et 4 : Idem option 2

    - L’orage gronde, et juste au moment ou vous allez pour débrancher votre chargeur de quai, La foudre tombe à 100m sur un des poteau d’éclairage du quai. Dans ce cas l’écart de tension entre la terre-quai et votre terre-mer risque d’être de plusieurs millier de volts. Au moment ou la foudre tombe, vous êtes trempé (normal il pleut) et vous touchez le chassie de votre chargeur qui est bien évidemment connecté à la terre du circuit électrique du bateau.
    * Option 1 : l’écart de tension entre le chassie de votre chargeur et vos pieds est de plusieurs millier voir dizaine de millier de volts. Si vous vous en sortez vivant c’est un miracle.
    * Option 2 : même si la foudre fait augmenter la tension de votre terre-mer, comme vos pieds sont aussi connectés à la terre-mer par l’eau de pluie l’écart reste minimal. Vous risquez tout de même de prendre une grosse châtaigne, mais vous avez de bonne chance de vous en sortir vivant.
    * Option 3 : idem option 2, toutefois la foudre pourrait choisir de passer par la terre de votre bateau pour aller à la terre-mer et en passant mettre le feu.
    * Option 4 : l’isolation galvanique ne protège que de quelques volts et ne sert donc à rien dans ce cas. On se retrouve donc dans l’option-3.

    - A force de frotter avec les vagues/marée sur la distribution électrique de votre ponton le fils de phase fait un peu contact avec le fils de terre. La fuite est de 200ma, mais se trouve avant le différentiel de 30ma du poteau de distribution ou est connecté la prise de votre bateau. Comme le différentiel global en tête de quai est à 500ma rien ne saute. Il faut chaud et humide, vous êtes torse nu, à plan ventre dans le fond de votre coffre à bricoler et votre peau touche le chassie du chargeur de batterie.
    * Option-1, le courant revient par votre terre-quai sur le chassie de votre chargeur, qui passe par le sol humide pour rejoindre la terre-mer. Comme rien ne passe par la phase/neutre de votre installation votre différentiel ne voit rien (vous êtes techniquement mort).
    * Option-2, comme vous n’êtes pas connecté à la terre-quai, la fuite n’a aucune importante pour vous.
    * Option-3, le courant de fuite va passer par l’installation de terre de votre bateau pour aller à la terre-mer. Vous ne recevez pas de châtaigne, par contre la fuite créer une électrolyse énorme qui va bouffer votre hélice.
    * Option-4, idem option-3 car c’est de l’alternatif et que l’isolation galvanique ne sert à rien.

    - Votre voisin est connecté en mode option-1 et à son chauffe-eau fuit à 50ma. Il Il n’a pas de différentiel et celui du quai à pris l’eau et ne fonctionne plus. Vous touchez le chassie métallique de votre grille pain avec vos pieds mouillés.
    * Option-1 : vous récupérez une partie de la fuite de votre voisin par la terre-quai, qui va passez par votre corps pour retrouver la terre-mer, en effet le chassie de votre grille pain est au potentiel de la terre-quai, alors que vos pieds sont au potentiel de la terre-mer. L’écart de tension ne devant pas être trop grand, vous allez sans doute prendre une petit châtaigne, mais rien de plus. Par contre votre différentiel ne voit rien, car la fuite ne vient pas de chez vous.
    * Option-2 : vous n’êtes pas concerné par la fuite car vous n’utilisez pas la terre-quai
    * Option-3 : Le fuite de courant passera plus facilement par les fils pour aller de la terre-quai à la terre-mer plutôt que par votre corps, donc pas de châtaigne ou de risque d’électrocution. Par contre une électrolyse se met en place.
    * Option-4 : Idem option-3 c’est une fuite d’alternatif, et l’isolateur galvanique ne sert à rien.

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    • 8 octobre 2012 16:04, par Robert écrire     UP     Ce message répond à ...

      En résumé, la solution la plus sûre avec le moins de compromis est le transfo d’isolement.

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      • 8 octobre 2012 16:30, par fulup écrire     UP     Ce message répond à ...

        Robert dans les exemples précédent le transformateur d’isolation ne change pas forcement grand chose.

        En plus si tu as un transformateur d’isolation, il faut aussi regarder ce qui ce passe quand tu as un problème d’isolation sur ton transformateur. Mon propos n’était pas de poussez vers une option plus qu’une autre, mais de montrer que chaque options à des avantages et des inconvénients, et que c’est en réfléchissant à des cas pratiques simple qui risque réellement de nous arrivez qu’on est le mieux à même de prendre une décision.

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        • 8 octobre 2012 18:06, par Robert écrire     UP     Ce message répond à ...

          Dans les exemples où le problème vient d’une terre distante (du quai) de mauvaise qualité le transfo d’isolement apporte la solution. Le problème de perte d’isolation du transformateur est géré par l’écran entre les deux bobinages, voire des bobinages disjoints sur un entrefer double.

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          • 8 octobre 2012 20:07, par fulup écrire     UP     Ce message répond à ...

            Ça n’est n’est vraiment pas le transfo qui règle les problèmes de retour de terre, mais le fait de ne pas être connecté à la terre du quai. Ce que le transfo d’isolation apporte c’est que le courant de retour ne cherche plus passer par la terre (mer ou quai) pour retourner vers la centrale électrique EDF. Nous sommes dans une configuration flottante et aucun retour par la terre a la centrale n’est possible. Au final on se retrouve exactement dans la situation d’un convertisseur 12/220v, ou le courant alternatif est produit en local et qui de fait n’a aucun chemin de retour autre que par le neutre du convertisseur. Sauf bien sur si on connecte le châssis du transfo à la terre-mer, auquel cas on se retrouve dans un équivalent à l’’option 2.

            Pour reprendre les cas d’usage, c’est plus sur l’électrolyse que sur la protection des personnes que le transfo apporte. Si je reprend le cas d’un chauffe qui fuit à 100ma, avec un transfo d’isolation. Si je touche le chassie du chauffe eau, avec les pieds mouillés, il ne se passe rien, que le chassie soit connecté à la masse-mer ou non ne change rien.

            Si le chassie n’est pas connecté, l’utilisateur passe au potentiel 220v un point c’est tout. C’est exactement comme un oiseau qui se pose sur un seul fils. L’avantage c’est que le défaut n’introduit pas de risque d’électrocution ou d’électrolyse, l’’inconvénient c’est qu’il reste invisible, et risque donc de perdurer dans le temps. Noter que le différentiel ne voit rien puisqu’il le courant ne peut aller nul par (donc pas de fuite)

            On peut connecter le chassie du transfo ou du convertisseurs à la terre-mer pour que les fuite soit vue du différentiel. Dans cette config on créer un chemin de retour possible par le chassie du transfo et donc par la terre-mer puisque nous les avons connecté. Une fuite pourra faire sauter le différentiel, comme dans les config sans transfo, toutefois elle ne pourra pas pas créer d’électrolyse. En effet il n’y a qu’une seule option de retour pour la fuite vers le chassie, c’est la terre-mer locale et le réseau de terre de l’installation du bateau. La fuite ne peut donc pas quitter le bateau pour aller vers le quai ou un autre bateau, elle ne pourra donc pas créer d’électrolyse.

            Dans le cas d’un transfo ou d’un convertisseur 12/220v, il faut donc choisir entre ne pas voir les fuites (chassie non connecté) et n’avoir aucun risque d’électrocution. Ou alors voir les fuites (chassie à la masse-mer) mais prendre le risque de prendre une châtaigne ou de se faire électrocuté, le jour ou le différentiel ne fonctionne pas.

            Les capacités de transformation de courant de 110 et 220v sont des autres caractéristiques intéressante des transfos d’isolation, mais elle n’ont rien à voir avec les considérations de protection des utilisateurs ou d’électrolyse. Et concerne avant tout les personnes qui voyage au USA ou dans les pays qui utilisent du 110v.

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            • 8 octobre 2012 20:57, par Robert écrire     UP     Ce message répond à ...

              « Ça n’est n’est vraiment pas le transfo qui règle les problèmes de retour de terre, mais le fait de ne pas être connecté à la terre du quai. »
              Il ne faut pas jouer sur les mots : le transfo est le seul qui permet de ne pas être connecté à la terre du quai proprement et en règle parce qu’il ne coupe pas seulement la terre mais aussi la phase et le neutre... Il serait intéressant de citer un bateau à usage professionnel (donc sévèrement contrôlé au cours de sa fabrication) qui aurait une installation 230V du quai sans amener la terre du quai à bord ET simultanément sans utiliser un transfo d’isolement ?

              Imaginer divers cas de figure, dont des cas abstraits, est intéressant pour analyser la question, mais en fin de compte il faut revenir à ce qui est pratiquement faisable en respectant les diverses contraintes de la règlementation, de la technologie du moment, du coût, du matériel existant, de l’amateur qui fera l’installation sans être ingénieur EdF, etc ...

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              • 8 octobre 2012 22:37, par fulup écrire     UP     Ce message répond à ...

                C’est vrai que le transfo apporte une protection maximum quand il est monté en flottant pure (chassie non connecté), mais cette configuration est plutôt rare, notamment à cause des problème de non fonctionnement du différentiel exposé plus haut (dans certain pays elle est même interdite). Par contre si le chassis est connecté à la terre-mer, alors le niveau de protection est le même que dans l’option-2 avec en moins le risque de l’électrolyse.

                Dans le cas habituel d’un transfo d’isolement avec son chassis connecté à la terre-mer, le niveau de protection contre l’électrocution repose donc uniquement sur le fonctionnement du différentiel comme dans une installation standard. C’est donc bien sur l’électrolyse qu’il apporte un plus par rapport à un branchement du type option-2.

                je ne recommande aucune option, je dis que c’est à chacun de comprendre les avantages et inconvénients de chaque solution et de faire son choix. Je sais que tout le monde voudrait une solution simple qui est tout les avantages, mais dans le monde réel, c’est rarement comme cela que ça ce passe.

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                • 8 octobre 2012 23:00, par Robert écrire     UP     Ce message répond à ...

                  « Par contre si le chassie [... du transfo d’isolement ...] est connecté à la terre-mer, alors le niveau de protection est le même que dans l’option-2 »

                  La question est de savoir si « l’option 2 » [ ... la terre du quai est coupée avant d’arriver au bateau sans installer un transfo ...] est règlementaire à bord. Si elle ne l’est pas, alors l’option 2 est seulement une vue de l’esprit d’aide à la compréhension et n’est pas une possibilité réelle :-/

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                  • 8 octobre 2012 23:30, par fulup écrire     UP     Ce message répond à ...

                    L’option-2 est tout à fait légale en Europe, dans le rapport d’expertise de http://www.ettore-yachting.com/File... c’est même une de principales recommandations. Ceci dit comme expliqué précédemment je ne recommande rien. J’essaie juste de faire apparaître les avantages et inconvénient d’une solution sur une autre. Ensuite à chacun de savoir quel rapport complexité/prix il veut mettre en face des risques et cas d’usage électrocution/électrolyse qu’il veut couvrir.

                    Pour un tour du monde le transo ne semble pas idiot à 800€ pour 3000W c’est pas donné, mais pas plus coûteux qu’une BLU, un téléphone satellite ou tout composant à prendre en compte avant de partir loin et pour longtemps. Par contre comment le brancher (flottant pur ou sur terre-mer reste un choix difficile). Pour quelqu’un qui dort tous les soir au port, un transfo galvanique à 100€ n’est pas forcement idiot, même si en connectant la terre-quai à la terre-mer, on augmente un peu les risques provenant de l’extérieur (foudre, voisin mal isolé).

                    Enfin une chose est certaine, moins on branche son bateau sur le 220v du quai, moins on prend de risque. Le débranché quand on le quitte, ou en cas de très mauvais temps (tempête ou foudre) est certainement la moins coûteuse, et la plus sage des recommandation à donner.

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                    • 9 octobre 2012 00:19, par Robert écrire     UP     Ce message répond à ...

                      On peut lire ceci ailleurs : http://www.sterlingpowerproductsbam...

                      « In order for modern boat builders to comply with modern CE standards such as EN ISO 13297 they must fit the shore earth wire to your boat’s bonding system which is also connected to the hull / anodes / fuel tanks / engine blocks / shafts / propellers / stern tubes / rudders / rudder glands / water intakes / etc. This ensures that any 230V mains faults will operate the R.C.B on the boat in order to save your life. »

                      Traduction libre : le standard CE numéro EN ISO 13297 indique qu’il faut raccorder le fil de terre (jaune vert) du quai à la liaison équipotentielle du bateau qui doit être connectée à la carène, anodes, réservoir de fuel, moteur, passe coque, etc...

                      En principe « CE » signifie Européen :-/

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                      • 9 octobre 2012 11:31, par fulup écrire     UP     Ce message répond à ...

                        Il faut aussi lire l’alinéa du chapitre 4.2 qui te précise quant cas d’utilisation d’un différentiel, il n’est pas obligatoire de relier la terre du quai au -12v, et comme le -12v c’est la terre-mer B-) Ceci dit comme je l’ai déjà écrit sur ce forum, il ne faut pas confondre norme et législation, le fait que quelque chose soit normalisé, ne veut pas dire que c’est obligatoire et inversement.

                        Maintenant je ne suis pas avocat, et je discuter des détails d’une norme ou du lois, n’est pas ce qui me passionne. Je continu de penser que c’est à chacun de bien comprendre les risques auquel il s’expose avant de prendre une décision. Le lecteur qui n’est pas intéressé ou qui ne comprend pas les risques attachés aux différentes solution à tout intérêt à déléguer sa décision à un professionnel du métier.

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                        • 9 octobre 2012 11:41, par Négofol écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

                          La c’est n’importe quoi !

                          Il n’y a aucune raison que le - 12 V soit soit relié à la terre-mer :

                          ISO 10133 :
                          4.1 The system type shall be either a fully insulated two-wire d.c. system or a two-wire d.c. system with a negative ground

                          Il est même fortement recommandé que le circuit continu soit isolé du conducteur d’équipotentialité en régime permanent (peut être obtenu simplement en isolant le moteir de la mer (au niveau transmission ou tourteau) ou en coupant le contacteur bipolaire de la batterie de démarrage lorsque le moteur est arrêté, puique la plupart des moteurs ont le - à la masse)

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                        • 9 octobre 2012 18:43, par Robert écrire     UP     Ce message répond à ...

                          Evidemment que le « - » n’a aucune raison d’être connecté à la « terre-mer ». Dans mon bateau elle ne l’est pas, il est câblé en bifilaire. Le courant mesuré en court circuit entre le « - » ou le « + » et la « terre-mer » est de 10 microampères avec tous les appareils en marche !

                          Plus globalement, il y a quelque chose d’incohérent dans cette idée que la terre-mer pourrait être la seule utilisée à bord en l’absence de transfo d’isolement : Si c’était le cas, et si la règlementation le permettait, il faudrait obligatoirement que la norme et la règlementation indique « comment » cette terre-mer doit être réalisé et quelles caractéristiques elle doit avoir pour être acceptable seule à bord sans transfo.

                          A défaut de cette indication du « comment », la méthode de construire la terre mer serait laissé aux bons soins de chacun, ce qui pour une règlementation de sécurité humaine est incohérent ... et très dangereux.

                          Question : Y a-t-il dans la norme et la règlementation un paragraphe qui décrit comment la « terre-mer » doit être construite pour être homologuée seule terre du bord en l’absence de transfo d’isolation ?

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                      • 9 octobre 2012 12:03, par aikibu écrire     UP     Ce message répond à ...  image

                        Il faudrait savoir exactement ce que dit cette fameuse norme EN ISO 13297 à laquelle tout le monde se refere, qu’elle est la revision citée....car il y en a eut une en 1995 et la derniere date de 2012....
                        Si quelqu’un peut avoir acces à cette norme, il serait interressant de le mettre sur ce post ; du moins la derniere mouture, que l’on connaisse enfin ses recommandations actuelles,
                        Pour ma part j’ai des renseignements qui datent ,puisque les references à cette norme font egalement etat de la division224.....avec un nota dans cette norme stipulant que si :« ...un RCD ou un transfo d’isolement est installé sur le conducteur de protection de l’installation CA,il n’est pas necessaire de raccorder la borne de terre negative de l’installation CC à la terre du CA (conducteur de protection).. »
                        Ensuite la norme ISO s’applique à l’Europe,alors que les anglo saxon et plus particulierement les americains semblent appliquer les recommandations du « The American Boat & Yacht Council » qui n’accepte pas l’exception citée plus haut, note du « Professional BoatBuilder » de mai 2006...

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        • 8 octobre 2012 18:36, par aikibu écrire     UP     Ce message répond à ...  image

          Je n’ai qu’un mot BRAVO....et de ce pas l’enregistre dans mes tablettes
          Apres avoir lu ça, tous ceux qui, comme moi, ne sont pas expert en electricité, auront au moins avancé dans la comprehension du phenomene, vers, non pas des lendemains qui chantent, mais des solutions .....qui, il faut bien le reconnaitre, tendent à privilegier le transfo d’isolement, SI le neutre est mis à la terre bord ( mer)....
          A ce propos , pourquoi dans le schema de ce transfo, ce raccordement est dit « facultatif »....Y aurait il un inconvenient à la chose .. ?

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        • 8 octobre 2012 19:27, par tilikum écrire     UP     Ce message répond à ...

          ... il faut aussi regarder ce qui ce passe quand tu as un problème d’isolation sur ton transformateur...

          Pour qu’il se passe quelque chose de fâcheux, il faudrait que les deux bobinages, le primaire et le secondaire soient suffisamment cramés pour se trouver simultanément en court-circuit à la masse de la ferraille... ce qui est peu probable, voir impossible sans avoir fait disjoncter le réseau.

          Il m’est déjà passé entre les mains des transfos d’isolement quasiment carbonisés par des surcharges non protégées, sans aucun défaut d’isolement entre bobines testées au mégohmmètre 1000 volts....

          Heureusement d’ailleurs : imaginons ce qui pourrait se passer avec un transfo 22000/400 volts si la tension du primaire pouvait passer dans le secondaire ? :-O

          _/)

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  • 8 octobre 2012 20:05, par tilikum écrire     UP

    Un détail très intéressant pour ceux qui voyagent :

    Un transformateur d’isolement standard actuel permet de choisir les tensions de fonctionnement suivant les besoins :

    • Entrée 230 volts, sortie 230 volts
    • Entrée 230 volts, sortie 115 volts
    • Entrée 115 volts, sortie 115 volts
    • Entrée 115 volts, sortie 230 volts

    Pour ceux qui sont susceptibles de fréquenter des marinas américaines sur leur route... c’est une option intéressante !

    Celui que est installé à mon bord est un vieux transfo d’isolement industriel de récupération de 3 KVA, à sortie unique de 230 volts mais permettant d’être alimenté en 115, 230, et 400 volts ! B-)

    _/)

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    • 8 octobre 2012 21:46, par Nicodefreja écrire     UP     Ce message répond à ...

      C’est même en pratique (j’ai bien dit en pratique, toute la théorie a très bien été exposée ci dessus :-) ) ce qui pousse à investir dans ce type de matériel, car vu le prix et surtout l’encombrement, la plupart des bateaux qui naviguent dans les eaux « 230V » se contentent d’isolateurs galvaniques, quand il y en a à bord, ce qui est déjà plutôt rare ...... Je ne sais même pas si Amel par exemple monte ça en standard sur les nouvelles gammes, sur les anciennes gammes en tout cas ça n’y figure pas. Même sur les Garcia genre 60/70 pieds récents, je n’en ai pas vu.

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  • Salut à tous,
    Si ca peut rendre service, j’ai la norme Internationale : ISO 13297 : 2000 (F) c’est à dire en francais§
    ...qui m’avait couté la bagatelle de 55€11 en 2006 !
    Je vois qu’elle est disponible et gratuite en Allemand ; donc, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas distiller quelques passages en francais sur le forum PTP ?

    J’ai également la Norme NF C 15-100 (Section 709) de Juillet 2000 en Francais, sur les installations electriques des marinas et des bateaux de plaisance.
    Cette Norme a la particularité de définir les diverses possibilités de connexion entre le branchement au quai, et l’installation dans le bateau, avec ou sans transfo d’isolement soit à quai, soit a bord.
    Les schémas sont explicites et parlants.

    Si le besoin s’en fait sentir, et bien sur dans la limite du droit sur le copyrigt et celui du forum de PTP, je peux au besoin en passer des extraits.
    Amicalement,
    Daniel

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