image
image
image

Votre IP : 54.81.139.56
Dernier ajout : 24 novembre
Visiteurs connectés : 18

image Conception
Développé sous SPIP
Informations légales

image
image
Recherche image

Pratiques et Techniques de la Plaisance

image

Accueil du site > Grand Voyage > Turquie et Grèce > Mouillage forain en Méditerranée orientale

Rubrique : Turquie et Grèce

__________________________________________________________________________________________________________________

Mouillage forain en Méditerranée orientaleVersion imprimable de cet article Version imprimable

Publié Mai 2012, (màj Mai 2012) par : yoruk   

Copyright : Les articles sont la propriété de leurs auteurs et ne peuvent pas être reproduits en partie ou totalité sans leur accord
S'identifier pour s'abonner par mail

Mots-clés secondaires: mouillage , organisation_voyage

Les spécificités du mouillage forain en méditerranée orientale

  • les fonds : on mouille généralement avec beaucoup de fond et tout suite. plus de 10 m de fond à 20 mètres de la côte est fréquent. A part quelques plaines, offrant des fonds satisfaisants, on aura à gérer la difficulté d’éviter en sécurité.
  • La solution adoptée par les locaux est de passer deux bouts à terre, de préférence sous le vent et dans son axe, en mouillant long et lourd.
  • Si les fonds sont profonds, par contre, les eaux sont souvent très claires. peindre son ancre, permet son identification, et la vérification de la qualité de l’accrochage.
  • En Turquie, en particulier, on est amené à partager ces mouillages avec de très nombreuses « Gulets », abréviation du français goélette !!! Très beaux bateaux de 25 à 35 mètres, faisant du charters. Ce sont d’excellents professionnels, c’est leur métier, et ils sont chez eux... Ils feront le maximum pour ne pas vous déranger, ne les gênez pas...

Ce qu’il faut éviter en Méditerranée Orientale

  • Partir trop tôt en saison. Le temps ne se stabilise vraiment que passé la mi mai. Cà peut secouer très durement au printemps. Si les gros coups de Sud Est, sont parfaitement annoncés par l’état de la mer, plusieurs heures avant le coup de vent (on dit que mer travaille...), à cette époque de l’année, on aussi peut rencontrer au mouillage, des thermiques extrêmement puissants, dont des brises de terres costaudes venant tout droit des sommets, à plus de 3.000, encore enneigés, et dominants cette côte. Les orages peuvent aussi être très violents.
  • Se fier aveuglément aux guides, et aux cartes. Les cartes peuvent dater du 18ème siècle, remis à jours pour les infrastructures, le trait de côte peut être décalé de plus cent mètres. Toutes les cartes ne présentent pas le même degré de fiabilité. De même les guides maritimes, sont rarement à jour. Les effets topographiques sont dans la plus part des cas occultés.
  • Penser que la sécurité peut amener à remonter le mouillage en urgence. Là plus c’est simple, mieux çà vaut. Empenneler peut présenter des risques à ce niveau. Remonter de la chaîne avec un bon guindeau sera préférable à un mouillage mixte. On peut être amené à mouiller très long. 60 mètres de chaîne n’est pas un luxe
  • Ne jamais laisser le bateau sans surveillance

L’influence de la topographie en Méditerranée Orientale

  • Exemple type de faux ami en Turquie, le mouillage de Buçak à Kas
L’excellent guide de Rod Heckell (Imray-Lauris), présente une possibilité de mouillage, dans le renfoncement sud de Buçak Deniz. Le mouillage est confirmé, par une carte vectorielle, contrôlée par une fusion/transparence avec Google Earth. Les fond descendent très vite. Même vu depuis la corniche côtière, le mouillage est idyllique... C’est en vérité, un des plus beaux mouillage méditerranéen...
C’est un piège, et le piège se situe au niveau du talweg, indiqué par le flèche. Le piège vu par Google Earth depuis le SW L’autre piège est en face, sur la côte Nord du fjord, surmonté d’une falaise abrupte de 600 m et de la vallée montant vers les hauts plateaux, au NE.

 

La vue globale et l’influence de la topographie
  • au premier plan, l’ouest Kastellorizo
  • juste derrière Kas et la presqu’île fermant le fjord de Buçak Deniz
  • Au fond, à 30 km les sommets enneigés du Taurus à 3000 m d’altitude
  • Au NE dominant Kas, la vallée menant vers les hauts plateaux du Taurus

Que les vents soient dominants, d’Ouest en été, ou de NE avec des thermiques nocturnes costauds, ou de SE hors saison... le talweg du mouillage forain sera un piège, détournant les vents significativement et de façon totalement imprévisible.

Quelques degrés de variation de la direction des vents dominants, pourra déclencher une variation importante de l’orientation des rafales dans le talweg. 30 à 60° est courant...Rendant le mouillage périlleux.

C’est aussi une site sensible aux vents catabatiques. Là ils soufflent de NE à la tombé de la nuit, et peuvent être extrêmement puissants. Ils se calment vers minuit.

La lecture prudente des cartes et des guides
  • Ce guide, pourtant excellent, montre 3 bassins de mouillage autour de Kas, sans parler du port, ou de la nouvelle future marina
    • le renfoncement sud du fjord de Buçak Deniz, et on vu que c’était un piège
    • Longos, très bien protégé des vent de NW à NE, exposé au SW et au SE
    • la baie de Bayindir, ou l’on peut se protéger de tous les vents, excepté du NE
  • La lecture de la topographie montre qu’il est préférable de mouiller au sud du bassin, avec la sécurité offerte par Longos ou Bayindir, en fonction des vents
  • Ceci ne peut se concevoir qu’à partir d’une préparation minutieuse du mouillage envisagé, et d’une critique systématique des informations. Là Google Earth (ou tout autre) devient un moyen puissant de contrôle.

C’est un exemple extrême, de l’influence de la topographie en Méditerranée Orientale

Ce qu’il faut faire en méditerranée orientale :

  • Mouillage forain sur ancre, sans bout à terre
    • Avoir une bonne ligne de mouillage : 50 mètres de chaîne et 50 mètres de câblot, est un minimum. Vous aurez souvent à mouiller en eaux profondes, 10 à 20 mètres sont fréquents
    • Mouillez long, abandonnez la vieille règle des Glénan, trois fois la hauteur d’eau. En fait, 5 fois la longueur du bateau est une règle qui convient, sauf si vous êtes amené à mouiller en eau très profonde, auquel cas la bonne règle est : ‘avec un bon guindeau, on ne compte pas.
    • Un bon guindeau électrique en parfait état de fonctionnement, est un élément de sécurité essentiel.
    • Mouiller simple, dans un environnement ou le vent peut se lever brutalement, relève de la sécurité active. S’il faut remonter le mouillage en urgence, il faut que la manœuvre puisse s’effectuer facilement et... rapidement, voire très rapidement...
    • Ayez une bonne ancre fiable. Sans entrer dans des querelles stériles , la vieille CQR ne convient vraiment pas. Nous avons à bord une Delta qui va bien, et semble-t-il toutes les ancres modernes, chargées sur la pointe, vont bien.
    • Ayez une 2ème ancre à bord, d’un type différent . Nous avons une FOB THP pouvant servir sur des fonds différents. de plus, c’est même une sécurité, au cas peu probable où vous seriez amené à abandonner votre ligne principale, ce qui n’arrive qu’aux autres. Ces lignes étaient écrites avant que je ne perde accidentellement et stupidement mon mouillage principal, au beau milieu du rail des Dardanelles, par plus de 100 m de fond !!! J’ai du accrocher une épave, et prisonnier. il a fallu la sacrifier... Cà n’arrive pas qu’aux autres...
    • Ayez à bord, une troisième ancre, légère, en alu, de type Fortress, très utile pour écarter le bateau d’un quai rugueux, ou pour mouiller léger, au cas ou votre guindeau viendrait à vous lâcher, ce qui n’arrive qu’aux autres.... Accessoirement, ces ancres accrochent de façon incroyable, la ligne de mouillage étant constituée de quelques mètres de chaîne, et d’une ligne plombée.
    • Peindre son ancre pour l‘identifier, est une bonne chose. Peignez là en blanc ou en jaune, ce qui permettra une meilleure identification. Gardez en tête que même par plus de 20 mètres de fond, vous verrez votre ancre et le fond. Vous verrez en particulier si votre ancre accroche bien.
    • Cherchez et trouvez les fonds qui vont bien : sable ou vase. Encore une fois, dans la plus part des cas, vous verrez les fonds
    • Mouillez en marche arrière, pour être sûr que votre ancre accroche. Vous le verrez se poser, vous verrez piquer sa pointe. Allongez 5 mètres puis bloquez votre guindeau. Vous verrez votre bateau rappeler. Avant qu’il ne soit complètement arrêté, lâchez de la chaîne, à la demande, toujours bien tendue. Une fois la longueur de chaîne voulue, bloquez le guindeau et mettez en marche AR, progressivement jusqu’à 2.000 tours. Prenez un alignement à la côte, si votre mouillage tient, vous êtes bien mouillé...
    • Pensez à installer un amortisseur de chaîne à votre étrave, pour soulager votre guindeau, il n’est pas fait pour supporter les à coups du clapot. Un bon amortisseur, comporte deux bouts et une main de fer. Les bouts passant par les deux chaumards d‘avant. Votre davier et son porte à faux, ne sont pas fait non plus pour supporter les à coups du clapot. Et puis, vous verrez que vous dormirez mieux.
    • Si vous avez un bon logiciel traceur de cartes, conservez l’archive de votre trace avant de la couper. Si besoin, est, dans la nuit, vous pourrez vérifier si vous avez chassé.
  • Mouillage forain sur ancre, avec deux bouts à terre
    J’ai vraiment horreur de çà. D’abord parce qu’il faut vraiment bien connaître la côte ou l’on passe ses bouts, ensuite parce qu’il faut bien connaître les trous de vents à la côte. Et surtout, parce que la plus part du temps en solo, c’est la manœuvre la plus délicate pour moi.
    • Les Capitaines de Gulets, font çà à la perfection. Il vous faudra gérer et la nature de la côte où vous pensez passer vos bouts, et la nature du fond où poser votre ancre. Tout cela n’est pas très commode. Si peu commode, qu’observez bien les Gulets, elles mouillent toujours au même endroit...
    • Il y a des endroits où vous ne pourrez pas faire autrement : baie de Gocek et Gemiler en particulier, mais aussi beaucoup d’autres lieux où la configuration des fonds et de la côte rendent impossible un mouillage classique. Alors, mode d’emploi :
      • Une fois repéré le lieu qui vous convient, mettez à l’eau votre annexe, et chargez un équipier d’aller passer un bout à terre. Pensez à le munir d’un peu de chaîne, si vous avez à vous accrocher à un rocher.
      • Puis votre équipier larguera sa longue aussière en dérivant sous le vent et dans son axe. Jusqu’à ce qu’il juge que vous aurez assez d’eau, vous permettant manœuvrer tranquillement en venant sur lui en marche arrière.
      • Faites votre manœuvre de mouillage comme pour un mouillage classique, en calculant bien l’angle du vent pour revenir sans problème sur votre équipier dans l’annexe.
      • Revenez sur lui, récupérez la aussière, réglez longueur de chaîne, longueur de aussière en fonction de la hauteur d’eau.
      • Allez passer le deuxième bout à terre et vérifiez si le bateau prend bien le vent, plein arrière. S’il vous prend par la hanche, il sera très difficile à votre ligne de mouillage de tenir le bateau. Sauf si vous avez mouillé ultra long, ce que font le Gulets qui mouillent couramment plus de 200 mètres de chaîne !!!
      • Dans ces conditions, empenneler est une prise de risque considérable. Plus c‘est simple, plus c’est facile, mieux cela vaut. Oringuer, complique un peu plus ...
    • Maintenant, si vous êtes seul... tssss..... tssssss... bon courage !!!
      • si vous pouvez approcher la côte à quelques mètres, avec assez de fond, un petit grappin inox, 50 cm de chaînettes inox de 5 et 10 mètres de bout de 8, vous permettront d’accrocher la côte et vous laisseront peut être le temps d’aller passer un bout à terre.
      • A la nage, avec des palmes en nageant sur le dos, vous permet de tirer convenablement votre aussière. Après, c’est beaucoup de réglages, qui vont rarement bien.
      • Une autre solution est de venir en marche arrière et de mouiller une grosse quantité de chaîne en plomb de sonde, vous laissant un peu de temps pour aller passer votre bout à terre
      • Une variante est de mouiller une ligne légère courte, à l’arrière, vous laissant aussi un peu de temps.
      • Penser qu’il suffit de laisser le moteur en prise en marche arrière est une fantaisie... Le pas de vote hélice fera évoluer votre bateau, sur un des coté, avec le risque non négligeable que le flux de votre hélice n‘aspire la ligne que vous tirez désespérément vers la côte. Comme il n’y plus personne à bord, je vous garanti une bonne montée d’adrénaline. Je peux vous le garantir, j’ai testé.....
      • Une solution, plus longue, mais bien plus sûre, consiste à mouiller d’abord de façon classique, sur ancre. Puis de venir à terre avec votre annexe et une longue ligne reliée à une défense qui fera office de flotteur, cette ligne s’allongera sous le vent de la côte, et il ne vous restera plus qu’à remouiller votre ancre pour revenir sur votre ligne et son flotteur, en prenant bien soin de ne pas le faire aspirer par le flux de votre hélice en marche arrière... Ce qui n’arrive pas qu’aux autres....
  • Sécurité, sécurité, comment se dégager rapidement si l’on est drossé à la côte avec deux bouts à terre
    Ce qui n’arrive pas qu’aux autres
    • Ne jamais laisser son bateau sans surveillance, avec un bout à terre
    • Si le vent vous prend par la hanche, et que votre ancre dérape, çà peut aller très, très vite. Quelques minutes suffisent.
    • Gardez le bateau en ordre de marche. Il faut que vous puissiez démarrer le moteur instantanément
    • Ne vous occupez pas de récupérer vos amarres tout de suite, il sera toujours temps, plus tard, avec l’annexe, une fois le bateau sécurisé. La même chose si vous avez des équipiers à terre. Une seule chose importe : faire vite et avoir suffisamment de monde pour manœuvrer (on se rend vite compte que l’on a pas besoin d’être si nombreux que çà...)
    • Gardez à poste le plus longtemps possible, l’amarre arrière au vent. Elle vous permettra de vous appuyer au moteur, barre sous le vent.
    • Pensez impérativement à vous équiper d’aussières plongeantes. Flottantes, c‘est un piège mortel pour le bateau et son hélice.
    • Si vous êtes équipé d’un propulseur d’étrave, ne rêvez pas, le poids du bateau, son fardage au vent, l’inertie de la ligne de mouillage rendront vains tout espoirs de redresser la situation. Non, la solution c‘est la puissance de votre moteur et la barre sous le vent
      • Dans la plus part des cas, vous aurez réagit avant qu’il ne soit trop tard. Si par malheur vous avez commencé à talonner, la 1ère chose à faire, est de faire gîter le bateau de l’autre côté, pour aider au glissement de la quille. Une solution rapide sera de faire passer la bôme de grand voile vers le large, bien débordée, puis d’y envoyer un ou deux équipiers, en bout de bôme. Choisissez les bien lourds, vous verrez que le couple de redressement est énorme.
      • Si vous êtes vraiment scotché, reste la solution classique : une poulie costaud gréée sur la balancine et envoyé en tête de mat, avec une ancre et une chaîne, mouillées le plus au large possible, le câblot de la ligne de mouillage, ramené à un winch, via la poulie de tête de mat. Là, il y aura fatalement quelque chose qui viendra....
      • Une solution à laquelle on ne pense pas automatiquement, consiste à se servir de l’annexe, si elle est assez motorisée, comme d’un pousseur sous le vent de l’étrave. Je l’ai vu faire et ce fut très efficace. Mais l’équipage de ce très gros voilier, avait réagit très rapidement.
  • Complément aux techniques de mouillage : se dégager d’une chaîne sur votre ligne.
    Cela vous arrivera obligatoirement, surtout avec la prolifération des équipages néophytes... Dans un premier, l’envie de pousser une gueulante vous prenra... puis... vous prendrez les moyens de vous dépanner sans trop de soucis, et rapidement...
    • Lien : http://www.plaisance-pratique.com/c...
    • Qu’on utilise un croc de dégagement ou le sacrifice d’un vieux bout, la manœuvre s’effectue rapidement et en toute sécurité à quelques conditions près
      • avoir l’annexe à poste, prête à l’emploi
      • Se souvenir que la bateau ne bougera tant que l’on n’aura pas libéré la chaîne chaîne qui bloque votre ancre
      • En manipulant, cette chaîne, veiller impérativement à votre sécurité depuis l’annexe... Aucun vêtement flottant, rien qui pourrait vous entrainet accidentellement au fond si la chaine si détachait brutalement en happant un vêtement au passage...
      • Pensez également que vous n’avez que dix doigts... vos manœuvres d’engagement du bout ou du croc doivent être limpides et sans hésitation.
    • Une fois la chaîne libéré, il vous restera du temps pour remonter à bord, tranquillement avant que le bateau ne dérive. Un crochet alpin de bonne taille sur le bout de l’annexe, permet de la sécuriser rapidement sur une filière, le temps de remettre tout en œuvre...
UP


Répondre à cet article
(pour répondre à un message en particulier, voir plus bas dans le fil)

8 Messages de forum

__________________________________________________________________________________________________________________

__________________________________________________________________________________________________________________

  • 23 mai 2012 17:43, par Nevermind écrire     UP Animateur

    Bravo pour ton article Michel.
    On sent une grande expérience !
    Pour me décrocher d’une autre chaîne, j’utilise une méthode de « féniant » :
    Remonter l’ancre pour voir apparaître l’autre chaîne
    Frapper un bout au taquet de l’étrave
    Faire une grande boucle à l’autre extrémité
    Faire descendre le bout avec la boucle au plus prés de la chaîne
    Récupérer la boucle avec la gafe
    Defaire la boucle et frapper le bout sur le taquet, bien tendu
    Redescendre l’ancre, la décrocher de la chaîne et la remonter
    Le bateau est maintenu avec la chaîne du voisin
    laguer un côté du bout et partir.
    Jp

    Répondre à ce message

    • 23 mai 2012 17:49, par yoruk écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

      Je suis sur Leros avec peu de moyens communication, en +Thunderbird s’est déréglé... c’est le boxon !!!

      j’ai quand même pu accrocher ton intervention... le coup de la boucle est excellent et peut éviter d’avoir à descendre dans l’annexe, bravo
      Michel

      Répondre à ce message

      • Bonjour
        Ca fait deux fois que je vois sur differnts sites la recommandation d’avoir des aussieres AR plongeantes plutot que flottantes.....et je ne comprend pas !
        A la lumiere de ton experience, qui semble grande quand on lit la description minutieuse des manoeuvres (on sent le vecu de la chose) pourrais tu expliquer pourquoi tu recommandes des aussieres plongeantes ,qui en coulant dans les parages de l’helice vont s’y coller quasiment automatiquement, alors que flottantes pourraient rester loin de cette helice ,si pratique quand meme, enfin me semble t il.....
        Pour le reste des manips, aucun commentaire divergent, l’experience n’est pas encore au RV, je compte m’appuyer sur la tienne...
        Merci donc du topo pour le futur,et des eclaircissements pour ces aussieres....

        Répondre à ce message

        • 27 mai 2012 04:58, par yoruk écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

          Bonjour,
          D’expérience, il faut considérer : l’amarre sur toute sa longueur, exactement comme une pendille.

          • Plongeante, elle gagnera le fond sur la totalité de sa longueur, offrant une résistance aux appels des remous de l’hélice
          • Flottante, et légère elle restera en proximité surface de l’hélice.

          Si on doit quitter le mouillage, accroché par deux aussières à la côte, sans avoir le temps d’aller les larguer à terre, mieux vaut, le temps que l’on manœuvre, ne pas avoir de bout flottants, en proximité. Par contre ce type de cordage offre l’avantage de sa praticité, en quittant un mouillage de manière organisée. Le barreur n’a pas alors à se préoccuper de trop de la récupération immédiate de ses bouts… Ça peut attendre quelques instants, surtout s’il est solo… (encore faut il ne pas avoir à faire de marche AR inopinément !!)

          La conformation du bateau aura aussi de l’importance. Sur Laorana, avec un cockpit ouvert à l’arrière et la barre de grande dimension, il est facile de gérer les manœuvres, en même temps que la récupération des amarres arrière… Sur un bateau avec un cockpit central, on aura d’autres contraintes

          Je ne l’ai pas fait, car tout seul il m’arrive rarement de passer des amarres à terre. Mais si cela devenait nécessaire, je préparerai deux cordages mixtes : bout + chaîne (trois ou quatre morceaux de 1 mètre de chaîne chacun), de façon à les faire plonger sans difficulté, tout en assurant un bon amortissement du clapot au mouillage. Le Voyage 12.50 est équipé d’un davier fixe, à roulette, à l’arrière (c’est un vrai ‘’plus’’)…

          Répondre à ce message

          • Bonjour
            Je commence à mieux comprendre....
            Quand tu parles d’aussieres AR plongeantes c’est pour mieux assurer l’amortissement du au clapot, ça c’est logique,et effectivement quand il faut les recuperer elles sont toujours plongeantes et donc risquent de venir dans l’helice....
            Pour ma part je voyais (sur les photos) des aussieres à terre bien tendues,l’amortissement se faisant sans doute sur la chaine de mouillage AV,et donc il me semblait que du bout flottant serait plus facile à aller mettre à terre ,et à la recuperation ne viendrais pas dans l’helice puisque restant en surface, d’autant qu’un coupe orin ne marche pas en marche AR, du moins le mien.(mauvais souvenirs)

            Répondre à ce message

  • Sur une observation judicieuse de Robert (s/y Lysigée)

    barre sous le vent

    Notion pertinente pour les bateaux équipés de barre franche, le fait de mettre la barre sous le vent ayant pour effet d’orienter le safran de façon à faire remonter le bateau au vent...
    Avec les barres à roue, on fait tourner la roue du côté du vent...
    crédit photo jointe : https://commons.wikimedia.org/w/ind...

    Michel

    PNG

    Répondre à ce message

Répondre à cet article

UP

Copyright et informations légales