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Accueil du site > Grand Voyage > Turquie et Grèce > Gokçeada... la surprise...

Rubrique : Turquie et Grèce

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Gokçeada... la surprise...Version imprimable de cet article Version imprimable

Publié Août 2011, (màj Novembre 2013) par : yoruk   

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L’image traditionnelle de Kuzu Limani

Le port d’approche de Gokçeada, l’image qui fait fuir, c’est cette image : un port désert, des fils de fer barbelés, des bateaux militaires... Aucune vie...

Rod Heikell s’y est laissé prendre, je m’y suis laissé prendre et beaucoup d’autres aussi...

En fait, cette île, sans abris ni ports naturels, parfait bastion militaire, au large de la presqu’île de Gallipoli, tout aussi hostile, commande l’entrée des Dardanelles. Ses malheurs viennent de là...

Il faut pouvoir prendre le temps de la visiter pour se rendre compte du décalage entre l’image au bas de la page, et celle, sinistre, du port de Kuzu Limani. c’est ce qui nous est arrivé, contraint et forcés d’attendre une semaine, ici, que passe du mauvais temps...

L’autre image de Gokçeada

Grande île, 30 km de long, 10 de large, c’est un ancien volcan explosé, la caldera s’est comblée de l’érosion des parois, créant une belle pleine fertile au cœur de l’île. Les sommets culminent à 650 mètres, dans une ambiance maritime, récoltent beaucoup de pluies en hiver, pluies que les habitants de l’île ont eu l’intelligence de stocker dans d’immenses barrages.

Au résultat : l’île est riche, et autosuffisante, entre sa culture et une mer poissonneuse... Ils n’avaient pas besoin de se tourner vers l’extérieur, le manque d’abris protégeant les côtes des envahisseurs. Colonisée par les grecs, elle est restée grecque de caractère. On parle grec dans l’île, il existe encore des villages grecs, et de nombreuses églises orthodoxes témoignent de la vigueur de cette culture. C’est un des rares exemple que nous connaissions de résistance à l’échange de population de 1923. Et c’est probablement dû à l’action des militaires, kémalistes et laïcs, mais tolérants religieusement (C’est Mustapha Kemal qui a su préserver la paix civile sur Sainte Sophie, en décidant que ce ne serait ni une mosquée, ni une église, mais.... un musée !!!)

Bastion à l’’entrée des Dardanelles l’île a reçue toutes les aides de l’Otan, à l’époque de la guerre froide, permettant en particulier la création d’une grande rade artificielle à Kuzu Limani, au Nord Est de l’île, face au continent. On y trouve de nombreux quais de débarquement, équipés pour de gros navires... Quais déserts aujourd’hui, et utilisé en partie seulement par les ferries vers le continent.


La rade de Kuzu Limani en regardant vers le sud
  • Au 1er plan, le petit port de pêche. on peut y trouver de l’eau
  • Sur l’épis fermant le port de pêche, les Coast Guards
  • A gauche et au fond du port, le meilleur mouillage, là où se trouve un très beau voilier...
  • A droite, marqué par une cardinale Est (balisée AIS), un haut fond
  • Derrière les darses où accostent les ferries. On peut y stationner, si l’on ne les gêne pas. Mais le plan d’eau peut être agité par fort vents de NE (vent dominant en été).
  • Tout au sud les deux jetées fermant la rade, et deux feux, eux aussi balisés AIS.

 
Aujourd’hui, la présence militaire sur l’île se borne à un camp d’entrainement de commandos, situés près du village central, présence très discrète, et limitée aux vestiges de la guerre froide. Le recul de la présence militaire, en démilitarisant l’île, a permis l’amorce d’un développement économique, basé sur une richesse agricole ancienne, l’île s’ouvre en grand au tourisme.


Kalekoy, le port de pêche, mais surtout ses bars et ses restaurants
  • Les passes d’entrée, situées plein Nord, face à l’île grecque de Samothrace, sont à aborder avec prudence ; Cà doit secouer par gros temps de Nord
  • Il faut très vite virer vers l’intérieur de la jetée externe. On trouve vite des hauts fonds vers le Sud. C’est ce qui reste de la caldera
  • La jetée a été rehaussée et les quais réaménagés. On ne peut y mouiller qu’alongside. Intenable AR au quai et vent de travers
  • Eau et électricité au quai
  • Peu d’approvisionnement sur place, à part les bars et restaurants. La petite ville de Gokceada, toute proche à 4 km, bien achalandée est reliée par de nombreux bus.
  • Le village grec, su sommet de la colline, à côté de la forteresse, mérite une visite.

Ugurlu la jetée bien protégée, sortie de nulle part
  • Tout à l’Ouest de la côte Sud, une grande jetée, très large, environ 300 m de long, construite probablement dans une optique stratégique, a rapidement été colonisée par les pêcheurs. Et pas par des petits chalutiers !!!
  • Mouiller sur ancre, et passer ses aussières sur l’enrochement, permet de tenir par vents fort de NE.
  • On peut mouiller aussi, par vent maniables, en mouillage forain, soit au Nord de la jetée (c’est la photo de gauche), soit sur la belle plage, à côté des chalutiers, en venant vers la plage sur des fonds de sable semblant bons.
  • Appro.... rien !!! Le tout petit village de Ugurlu est à trois km... à pieds !!!

Nulle part... sur la côte Nord, le parfait mouillage privatif
  • On va dire que c’est le rêve...
  • Non, non, je l’ai vu de mes yeux, vu...
  • Mais c’est pas large
  • Mais çà fait rien... c’est quand même pas ordinaire... Normal, c’est face à la montagne sacrée de Samothrace...
     
     

Cet endroit magique est facile à trouver

Il est protégé par un oiseau phénoménal, parfait amer et visible de loin En toute proximité d’une crique de contrebandiers (peut-être !!!) ... Au large, à 20 milles, au 320°, la sommet à 1.650 de Samothrace, l’île sacrée

Gokçeada... la découverte...

D’abord, la découverte du monde Grec et Turque qui se côtoient

Le monde grec orthodoxe, reste très présent. Mais aussi la manifestation tonique, d’une culture turque très vivace Et aussi la surprise d’une nature généreuse, originale et préservée
L’érosion, met à nu la caldera Encadre les cendres de la gigantesque explosion Où rodent des oiseaux bizarres...

Mais, ce qui nous a le plus bluffé, c’est çà, au cap Aydincik

Aucun commentaire, rien que les images :
 

 
Voilà... Gule Gule *** comme disent les turcs

Michel Perruchot, s/y Laorana, Kuzu Limani, le 25 août 2011

*** Gule Gule : « au revoir »... mais dépêchez vous, la piste d’aéroport militaire a été reconvertie, l’aéroport civil est en place, il y a déjà quatre vols par semaine pour Istanbul...

UP


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2 Messages de forum

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  • 26 août 2011 06:24, par yoruk écrire     UP Animateur

    Bravo le soutier… Bien fait… et vite fait… B-)
    Merci
    Michel

    Répondre à ce message

  • 26 août 2011 13:07, par Peio écrire     UP

    Merci pour ce beau reportage qui me fait regretter de ne pas avoir passé plus de temps sur Gokceada il y a deux ans.
    Mais il semble que, comme partout en Turquie, les choses évoluent très vite sur cette île. Il y a deux ans, par exemple, il n’y avait pas de bus entre Kusulimani et le village, sauf lorsque le ferry arrivait.

    Peio
    Haize Egoa

    Répondre à ce message

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