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Accueil du site > Articles > En navigation > Météorologie > OpenWRF Méditerranée, amélioration des prévisions météo

Rubrique : Météorologie

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OpenWRF Méditerranée, amélioration des prévisions météoVersion imprimable de cet article Version imprimable

Publié Novembre 2016, (màj Novembre 2016) par : yoruk   

Copyright : Les articles sont la propriété de leurs auteurs et ne peuvent pas être reproduits en partie ou totalité sans leur accord
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Mots-clés secondaires: sécurité , météo , logiciels

Méditerranée, amélioration des prévisions météorologiques

JPEG - 128.4 ko
Internet café Aghios Nikolaos 2002
  • A terre, on peut toujours trouver des moyens de prévisions élaborés... C’est une question de moyens, financiers en particulier
  • En mer, on peut aussi trouver des solutions très satisfaisantes, en se faisant router par un professionnel, entre autres

Mais, en Méditerranée, sur son bateau, il faut trouver soi même les moyens de prévision. La découverte des gribs par le grand pubic date d’une dizaine d’année. Auparavant, de célèbres concepteurs de logiciels de navigation vendaient fort cher les gribs gratuits de la NOAA. Ugrib alias Grib US fut le précurseur d’une distribution gratuite. leurs créateurs, Marcel van Triest et Steve Hayles ont largement vulgarisé cette technologie, en la rendant accessible au plus grand nombre : Ugrib sur Eauxturquoises.fr
Après une phase d’intense bidouillage, il fallait en particulier transformer son téléphone portable en modem pour pouvoir capter difficilement des gribs sommaires, mais, ça fonctionnait, on voyait arriver les mauvais coups. L’autre solution étant d’aller dans un internet café, ce qui n’avait pas que des inconvénients...

 

Définition d’un Grib

Le format GRIB est un format de fichier utilisé pour le stockage et la transmission de données météorologiques sur des points de grilles géolocalisés. Il est conçu afin d’être autodescripteur. A ce jour, pour les plus performants, ils peuvent transmettre de nombreuses données : intensité et direction du vent à 10m, force et direction des rafales, pression atmosphérique au niveau de la mer, précipitations, couverture nuageuse, humidité relative, température de l’eau et de l’air, indices d’instabilité, hauteur et direction des vagues et de la houle, direction et force du courant.

Les différents modèles numériques mondiaux :

  • GFS (Global Forecast System) Produit par le NOAA , Actualisé 4 fois par jour (00 UTC, 06 UTC, 12 UTC, 18 UTC). bonne précision à moyen terme : 1 semaine, précision moyenne en navigation côtière. et pour la Méditerranée. Les vagues, la houle et les courants ne sont pas pris en compte. C’est aujourd’hui le modèle le plus utilisé, en standard, en particulier pour ZyGrib. Très récemment amélioré, il offre de meilleures prédictions, depuis qu’il a été ramené à une résolution de 0,25°, soit une grille de 28 km. Il demande à être tenu en historique pour valider ses prédictions. Néanmoins, il n’est pas sur que sa représentation ni que son modèle de terrain (et de sa physique ?) soient constants sur tout le globe. Ce qui limite son utilisation à la pleine mer. En approche côtière, il faudra trouver des compléments.
  • ECMFW/CEPMMT. est à la fois un institut de recherche et un service opérationnel 24h/24, 7j/7, qui produit et diffuse à ses Etats membres des prévisions numériques du temps. voir le lien : CEPMMT
  • WW3 (Wavewatch III) modèle de vagues, produit par le NOAA. Prévisions par pas de 3H avec mises à jour toutes les 6 heures, pour tous les océans, sur 7 jours, résolution 1°, et pour la Méditerranée et l’Atlantique NE, sur 3 jours, et résolution 0,2°
  • COAMPS, issus de l’US Navy
  • En france : Météo France, et ses deux modèles Arpège (Europe) et Arôme (limité aux côtes françaises)
  • WRF (Weather Research and Forecasting) Modèle de nouvelle génération, bonne précision à court terme. Le logiciel modèle est généreusement fourni par la NOAA, les applications peuvent varier selon les éditeurs. Pour ce dossier, nous traitons de la variante OpenWRF développée par OpenSkiron. Produits par un modèle régional non hydrostatique à haute résolution, il fonctionne bien dans la modélisation des phénomènes météorologiques locaux. voir ce lien : Explications sur les modèles régionaux
  • COPERNICUS UE sous le contrôle du commissariat européen de surveillance de l’environnement maritime, ici, pour sa partie gérant les courants méditerranéens

Les éditeurs diffuseurs de fichiers grib

  • La pluspart, des éditeurs de logiciels de navigation, que ce soit sous Windows, MacOS, iOS, ou android.
  • Entreprises spécialisées s’approvisionnant auprès des grands diffuseurs, et reprenant en totalité ou en partie leurs informations. Généralement adaptés à un type de support
    • Ordinateurs portables sous Windows, MacOS ou Linux : pour les plus connus : ZyGrib, Openskiron, et la diffusion des grands services météo nationaux (dont météo France)
    • Tablette et smartphones, pour les plus connus : Weather4D, SailGrid, Avalon, Squid, etc... La plupart d’entre eux proposent en complément un logiciel de routage

Objet de cet article

Etude des derniers progrès des prédictions météo délivrés par les gribs, en Méditerranée. Cette mer souvent considérée comme imprévisible, est aujourd’hui couverte de façon satisfaisante, grâce à l’amélioration des modèles météo. Ce sont des prévisions basées sur des modèles mathématiques, sans intervention humaine . ils délivrent des informations, pas des prédictions. ce sera au marin, de les interpréter . Or, l’amélioration des moyens de calcul et des points d’observation, permettent aujourd’hui une précision définie à une zone de 4x4 km, c’est à dire montrant la montée des orages
Voir note de fin de page : [1]

D’expérience, nous avons retenu 2 modèles gratuits

  • Pour l’échelle synoptique : les GFS distribués par la NOAA, d’une définition de 0,25°, soit 28 km
  • Pour la méso-échelle : les WRF distribués par OpenWRF d’une définition de 4 et 12 km

Voir note de fin de page : [2]

.
Tous lisibles et téléchargeables par ZyGrib que nous privilégions. Mais la plus part des logiciels de navigation peuvent le faire aujourd’hui

GFS vs WRF sur les vents à 10 m

Zone retenue : le NE de la Sicile et le détroit de Messine, pour leurs spécificités topographiques, et la présence de l’Etna en particulier. Il apparaît clairement que les GFS ignorent totalement le présence de l’Etna, Quelle que soit l’heure du relevé. Ils ignorent aussi l’orientation du détroit, Ce que les WRF montrent bien en définition à 12 km et encore mieux à 4 km

Grib GFS/NOAA 0,25°
Grib OpenWRF 12 km
Grib OpenWRF 4 km
Zone couverte : 300x350 nm, Poids : 340 Ko, Horizon : 10 j, Pas 3 H, Màj : 4 fois/jour
Zone couverte : 500x700 nm, Poids : 5.6 Mo, Horizon : 5 j, Pas : 3 H, Màj : 1 fois/jour
Zone couverte : 200x180 nm, Poids : 4,3 Mo, Horizon : 48 H, Pa:s 1 H, Màj : 1 fois/jour
JPEG - 119.9 ko
GFS 28 km 00H
JPEG - 151.1 ko
WRF 12 km 00H
JPEG - 184.5 ko
WRF 4 km 00H

 

Courants de surface et vents à 10 m

Zone retenue : le canal de Sicile entre Malte et Licata.

  • Soit une route au NW, et deux points étudiés, A et B distants de 15 milles
    • Pour les GFS, qui n’affichent pas les courants, on a intérêt à serrer le Point A, moins venté que B et permettant de naviguer au grand largue
    • Les WRF nous montre le contraire
      • à 10 H, le point A est affecté de 16 nœuds de vent, probablement très tolérables, mais opposé à 0,7 nœuds de courant créant très probablement une mer creuse, et des lames courtes. A la même heure le point B bénéficie d’un contre courant favorable, avec une mer très certainement plus douce
      • à 13 H les WRF confirme le contre courant
      • à 16 H on a passé la zone agitée du pont A, et dépassé le point B, on navigue dans une mer apaisée, en bénéficiant du contre courant
  • OpenWRF offre cette option de mixer, sur le même grib courant et vent, avec une qualité de détail à 4 km de résolution
GFS/NOAA 0,25° à 09H UTC vents : A = 11 nds, B = 13 nds aunune indication de courant
WRF 4 km le 17/11 à 10 H UTC Vents : A = 16 nds, B = 16 nds Courant : A = 0,7 nds, B = 0,1 nds
WRF 4 km le 17/11 à 13 H UTC Vents : A = 14 nds, B = 15 nds Courant : A = 0,5 nds, B = 0,1 nds
WRF 4 km le 17/11 à 16 H UTC Vents : A = 12 nds, B = 12 nds Courant : A = 0,4 nds, B = 0,2 nds
JPEG - 91.2 ko
GFS à 09H UTC
JPEG - 123.9 ko
WRF 4 km à 10H UTC
JPEG - 125.9 ko
WRF 4 km à 13H UTC
JPEG - 119.6 ko
WRF 4 km à 16H UTC

Lire les fichiers GFS et WRF sur zyGrib

  • Par défaut, zyGrib charge et lit les GFS depuis une zone définie à l’écran.
    • Une multiplicité d’options de saisies de données, et de leur lecture, en fait un outils à la fois simple pour les profanes et précis pour les professionnels
    • Couplé à OpenCPN, il offre des options de chargement économiques et légères
    • Un nombreuse littérature et des tutoriels permettent l’apprentissage et le perfectionnement. Entre autres :
    • Avec la dernière mise à jour de nov 2016 v 8.0.1, zyGrib sait lire les fichiers Grib2, il pourra lire les fichier fins de Météo France, en particulier Arôme à 0.025° et Arpège à 0.1°
  • zyGrib lit aussi, et parfaitement, les fichiers WRF de OpenWRF
    • Mais, il ne sais pas les charger. On télécharge très facilement depuis le site OpenSkiron, où... on peut aussi les lire, mais le viewer très limité, n’offre comme avantage que celui d’éviter un téléchargement lourd, au profit d’un consultation occasionnelle.

Télécharger ou lire un fichier Grib avec openWRF

JPEG - 80.1 ko
Accueil OpenSkiron

La page d’accueil ouvre sur deux possibilités

  • Télécharger des gribs voir ce lien : Grib file viewer
    • soit ceux de OpenSkiron Grib, option à l’origine du site, Fichiers openSkiron Grib rendus accessibles à partir de l’exécution quotidienne du modèle Skiron de l’Université d’Athènes. Ces Gribs ont une résolution de 0,1 deg (11 km) à l’horizon de 5 jours. Les gribs WAM wave data (également de l’Université d’Athènes) sont inclus.
    • Soit ceux de Fichiers openWRF Grib, produits par l’opérateur de ce site en utilisant une dernière version du modèle WRF-ARW. Les Gribs sont offerts en deux résolutions de 12 km (prévision de 5 jours) et de 4 km (prévision de 2 jours). Les gribs incluent : rafales ; Indicateurs d’orage ; WAM wave data, Et les courants marins.
  • Consulter et lire les gribs WRF, sans les télécharger.
    • Soit en affichant une météo-table et des météo-graphes pour n’importe quel emplacement de la zone du modèle openWRF choisi
      • En premier, On choisi une zone dans un menu déroulant.
      • On détermine sur une carte le point précis à étudier.
      • On opte soit pour un affichage des données sur ce point,
        • sous forme de météo-gramme (tableau)
        • soit sous forme de graphique., traitant 3 types de donnes : le vent à 10 m, l’état de la mer et les condition météorologiques (température, pluie, couverture nuageuse. chacune des ces 3 données peut être enregistrée sous forme d’image ou de de PDF
    • En affichant la lecture des gribs, sur une carte interactive
      • On choisi une zone et un modèle (4 ou 12 km)
      • On choisi un type de donnée (vent, état de la mer, courant, etc...)
      • En validant on affiche les données choisies sur la zone souhaitée... Un peu comme « LaMMA », mais avec un accès et une lecture beaucoup plus facile.
  • Note sur les indices d’instabilité : affichables en lecture directe sur les cartes des logiciels de navigation, mais aussi sur les météo-tables et les météo-graphe. Voir ce lien : comprendre les indicateurs de risques d’orages
    • L’indice CAPE indique une instabilité orageuse, par un chiffre
      • < 300 : pas ou peu de risques orageux
      • >300 < 1000 : risques d’orages
      • >1000 < 2500 : orages modérés
      • >2500 < 3000 : orages forts
      • > 3000 : orages violents
    • L’indice LI traduit l’instabilité génératrice potentielle de rafales, voire de tornades
      • LI supérieur à 3, air très stable avec aucune convection possible
      • LI entre 1 et 3, air stable, très faible probabilité de voir un orage avec un très fort soulèvement de l’air (front, réchauffement diurne, etc.)
      • LI = 0, air potentiellement instable donnant des orages dispersés s’il y a mécanisme de soulèvement
      • LI entre 0 et -2, air légèrement instable donnant des orages plus fréquents, surtout avec un mécanismes de soulèvement
      • LI entre -2, et -6 air moyennement instable, nombreux orages
      • LI < -6, air très instable, orages violents

 

Télécharger les fichiers OpenSkiron


Lien direct : OpenSkiron Gribs

  • On y trouve les fichiers téléchargeables par zone, avec une indication du poids des fichiers et de la dernière date de mise à jour, pour deux types données
    • Fichiers grib ordinaires : définition 0,1° - pas de 3 H - horizon 5 jours
    • Fichiers grib HF : définition 0,1° - pas de 1 H - horizon 2 jours

Lien vers le modèle source : Atmospheric Modeling and Weather Forecasting Group

 

Télécharger les fichiers OpenWRF


Lien direct : OpenWRF

  • On y trouve les fichiers téléchargeables par zone, avec une indication du poids des fichiers et de la dernière date de mise à jour, pour deux types définition
    • Fichiers grib ordinaires : définition 12 km - pas de 3 H - horizon 5 jours
    • Fichiers grib HF : définition 4 km - pas de 1 H - horizon 2 jours

A propos de cette production WRF-ARW

  • Les Gribs OpenWRF fournis ici sont produits par l’auteur du site, en utilisant EMS-WRF et son noyau Mesoscale Non Hydrostatique (ARW). Le logiciel modèle est généreusement fourni par la NOAA, Le WRF-EMS est un WRF pré-compilé avec des fonctionnalités intégrées facilitant la mise au point du logiciel
  • Ce qui permet de construire un modèle régional non hydrostatique haute résolution qui fonctionne bien dans la modélisation des phénomènes météorologiques locaux par rapport à des modèles globaux tels que le GFS qui sont des modèles hydrostatiques qui par définition modélisent à l’échelle synoptique.
  • Dans cette production, chaque domaine principal a une grille de 12km dans les quels sont imbriqués des domaines avec des grilles de 4km. L’initialisation s’effectue avec les données GFS et les données actuelles de température de surface de la mer à haute résolution. Les domaines possèdent des données de topographie et de couverture à haute restitution de pré-génération requises par la physique du modèle.
    • Les données de courant de mer sont générées en utilisant le modèle Nemo de Copernicus Marine Service et sont ajouté aux fichiers Grib
    • Les données de vagues WAM sont récupérées sur celles d’OpenSkiron produites par http://forecast.uoa.gr/gmap/

Connexions et téléchargements


Les fichiers WRF pèsent lourd, entre 2 et 8 Mo. On n’aura aucune difficulté avec une clé 4 ou 3G en proximité côtière en Méditerranée, encore moins dans l’archipel égéen.
Le problème se posera pour les traversées vers les grandes îles : Baléares, Corse, Sardaigne, Sicile, Crète, mais aussi vers la Tunisie, le Maroc ou le canal de Suez. Mais, là, la précision des gribs en haute résolution offre moins d’intérêt, et on peut se contenter de gribs GFS, préchargés même 48 H plus tôt, et qui conserveront leur pertinence. Et à ce stade, on peu aussi envisager une couverture par téléphone satellite, en limitant les zones et leur résolution.
Arrivés en proximité côtière on pourra trouver un fournisseur d’accès 3 G sur place et en attendant, prendre un abonnement français et des options hors frontières.

Les solutions alternatives aux Gribs

Réserves, et avertissements, sur l’utilisation des Gribs en méditerranée

Merci YvesD

  • Sur la topographie spécifique de la Méditerranée
    • Il faut rappeler qu’à la différence de l’atlantique (nord ou sud) cette mer est complètement entourée de terres souvent élevées. Difficile d’évacuer ce qu’il faut normalement évacuer, et la circulation sera gênée. Ca se transforme sur place et quand ça dépasse un seuil, ça pète sur place.
    • De même tout ce qui contrarie un écoulement tend à aggraver l’écoulement : les caps (cap Sicié), les montagnes : la Corse par régime d’ouest, barrière tellement infranchissable qu’elle déforme le vent d’W et est à l’origine de cette ceinture de vent violent, réputation ancienne affublée à la Corse. Phénomèe comparables entre Oran et Alger avec la chaîne de l’Atlas, idem en Cantabrique avec la Galerne mais là n est pas en med
      Les plaines du litoral, plaines surchauffées et sans évacuations sont génératrices à court terme de vent littoraux violents (plaine de la Crau, plaine au sud de Catane, etc.)
      Et quand de rares couloir existent (vallée du Rhone, Gibraltar, Près de Tessalonique Vardar je crois me souvenir (exact voir la note [5] ça s’aggrave, car le vent au lieu de pouvoir être dévié vers la droite (la faute à Gaspard) et de s’« user » sur un trajet plus long, le vent donc, passe en ligne droite à des vitesses hallucinantes, comme d’ailleurs la galerne de la cote cantabrique.
  • Note sur les indices d’instabilité
    • Ce sont des indices ayant une signification physique (de l’énergie potentielle si elle est libérée, de la température qu’atteindrait un paquet s’il était relevé jusqu’au niveau 500, ...) et surtout ce sont des indices dont les prévisionnistes ont constatés qu’ils apportent de l’aide. C’est pas de l’indice composite mélange de choux et de chèvres, C’est de la méteo, pas de l’économie.
    • ndlr : découverts récemment par le grand public, trois indices
      • CAPE l’indice d’instabilité orageuse, que l’on retrouve vulgarisé dans tous les logiciels de navigation : zyGrib, SailGrib, qtVlm, Weather4D, etc... est aussi le plus facile à interpréter pour les profanes : plus c’est haut, et plus c’est rouge, et plus ça va chauffer... faut se garer !!!
      • CIN indice de stabilité verticale, surtout proposé par zyGrib
      • Li proposé par OpenSkiron , et que je découvre

 
 


[1] Observations de YvesD
Une définition 4x4km peut donner des prévisions qui peuvent s’expliquer par des présences de cellules orageuses . Il faut absolument relire Franck Singleton et accepter son point de vue que le résolution utile/fiable/reliable/etc. des meso-modèles c’est plutôt 100 km (oui, un zéro zéro) que 4 km.
Prédire un orage c’est pas pour demain. Prédire un front froid orageux, les synoptiques y arrivent souvent. Prédire une cellule, ça peut tomber en marche avec les meso. Il vaut beaucoup mieux se fier aux indices composites (le CAPE en est un) censé exprimer la potentialité (au sens de énergie potentielle) pour une masse d’air de dégénérer en courant ascendent violents (on dit parfois orage)

Ndlr :
Bien vu, pour les fronts orageux, cependant, l’opinion de Singleton est battu en brèche sur les zones côtières méditerranéennes, et leurs hautes montagnes. La combinaison des indications méso échelle et des indices d’instabilité, montrent les risques sur de petites zones... Elles les montrent, sans pour autant nous rassurer sur leur évolution. la limite serait plutôt celle de l’horizon des prévisions : 48 H pour les WRF à 4 km, mais une seule édition journalière vers 6/8 H du matin, ce qui ramène, au mieux l’horizon à 36 H. d’où le besoin de bonnes connexions 3D.

[2] observations de YvesD
Il faut toujours rappeler que les modèles méso, si bluffants, dépendent d’une bonne physique et d’un bon terrain et de bons réglages (des années de boulot pour le réglage, et de bonnes conditions aux limites. Car un modèle qui n’est pas mondial n’est pas auto-alimentable, il ne sait prévoir qu’en fonction de bonnes conditions aux frontières du domaine, et ces conditions aux limites sont fournies par un modèle mondial, généralement synoptique, même mâtiné de méso, par ci par là. De plus ce modèle mondial dépend tellement des (rares et imparfaites) observations initiales, au point qu’on le fait tourner 50 fois (ensemble forecasting) pour en tirer des moyennes et tenter de comprendre les écarts trop violents. On sait même « prévoir à l’envers » (même si c’est pas linéaire) pour en déduire ou envoyer les avions d’observations pour lever les doutes générateurs de prévisions anormales.
A ce stade on ne parlera pas de l’assimilation (quelles prévisions passent le mieux par les points observés)
Donc, très forte dépendance des bluffants (meso) vis à vis des mondiaux. Si le mondial se plante un peu, le méso part dans les choux... beaucoup

[3] observations de Robert (s/y Lysigée)
il faut regarder en l’air, l’évolution des nuages n’est pas inutile à court terme. En traversée, un grain est visible d’assez loin. Les nuages d’orage sont situés entre 500 et 20000 m. on peut donc les voir à 40 milles, ce qui tant qu’on a pas des foils, nous laissent du temps pour réagir

[4] observations de Robert (s/y Lysigée), Windguru version pro, (20 euro pour un an) ne fournit pas de fichier, mais des informations WRF 9km heure par heure. Je l’utilise souvent et il est rarement pris en défaut.

[5] http://www.weatheronline.co.uk/repo...

UP


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5 Messages de forum

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  • 21 novembre 2016 06:53, par yoruk écrire     UP Animateur

    Précision des WRF, un exemple concret

    Je ne sais pas si on peut parler de medicane, mais le 19 novembre dernier, des pluies diluviennes, et des vents violents ont dévasté la petite ville de Licata, dans le détroit de Sicile. Il est tombé 160 mm d’eau en 3 heures

    http://www.lasicilia.it/news/home/4...

    il se trouve que je travaillais sur ce dossier, à cette date, avec deux modèles de prévision météo : les GFS et les WRF, et que j’ai pu récupérer une photo, prise de terre et montrant la masse nuageuse. photo que j’ai incrustée dans la carte

    Sur le document joint on peut voir la précision des WRF, vue par zyGrib en meso scale (4 km). Il annoncent 50 mm de pluie par heure, ce qui correspond aux 160 mm/3H relevés à terre.
    On voit aussi que les synoptiques des GFS, ne voient rien passer...

    JPEG

    Répondre à ce message

    • J’avais en mémoire que les prévisions de volume effectif de pluie étaient difficiles à réaliser (et toi, tu pleux combien à Vaison la Romaine, grand classique dans l’histoire des réglages des modèles météo, cf le bouquin de Rochas).
      Par contre certaines configurations autorisent à prévoir des pluies violentes, c’est le cas au nord de Montpellier avec ce qu’on appelle un épisode cévenol, lors d’une remontée d’un courant de sud qui s’est baffré d’eau évaporée en remontant le long des côtes orientales de l’Ibérie.
      Un tel épisode était encore annoncé hier à la météo de la TV et l’animation montrait fort bien le courant/méandre atlantique qui se splitait autout des Canaries avec une branche qui remonte le long de la façade atlantique et une autre branche qui entre par Gibraltar (coincée entre deux chaines de montagnes) pour longer l’ibérie et atterrir sur la France.

      Dans votre cas, Sicile et pluies violentes et généralisées, le critère à surveiller est l’ouverture du détroit de Gibraltar normalement barré par l’anticyclone du Sahara mais qui redescend parfois très au sud (on dit alors « saison des pluies en med »), ouverture qui permet à des masses d’air (atlantiques) chargée d’humidité (chaudes et parcours au dessus de l’océan) d’entrer et vous arroser.
      Ca doit se voir très bien sur ces toutes dernières technologie d’animations météo ou le codage des vecteurs vents sous forme de flèches animées et de couleurs variables rend très bien la circulation.
      Bon, bien sur il faut aussi du contraste de masses d’air et de l’instabilité qui se déclenche pour que ça pleuve la mort. Et là, l’Etna est une bonne pondeuse.

      Pour ceux que ça amusent, il y a un excellent bouquin « combien pèse un nuage » de Jean-Pierre Chalon (directeur de l’ENM si mes souvenirs sont bons) et qui rappelle que si un nuage se vide entièrement sur une région c’est des mètres (des décamètres ?) d’eau qui vont atterrir. Excellent bouquin pour nos exilés siciliens ;-) très lisible, très recommandable.

      Répondre à ce message

  • Spectaculaire démonstration de la précision des grib’s WRF.

    Nous attendons pour demain, ici à Riposto les effets de la tempête Zeus

    • pour la même date/source : le 06 mars à 00H UTC
    • pour la même date/cible : le 07 mars à 12H UTC
      • les GFS/NOAA (définition 0.25° soit 27km) occultent les effets de l’Etna, en annonçant uniquement le synoptique... Fort, on est prévenu
      • les WRF de OpenWRF (définition 4 km) prennent en compte la présence de l’Etna (3.300 m), et prédisent un renforcement des pressions au pied et au vent de l’Etna (1006 hPa), et sous son vent un creusement à 998 hPa, soit 8 hPa sur une dizaine de km !!!
        On verra demain...
        Michel
    JPEG

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