Pratiques et Techniques en Plaisance
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Il y a très peu de sites offrant des abris tout temps, en particulier des vents de SE, en mer Ionienne. Ormos Pera Pigadi et tout proche les plages de la source d’Arethuse en sont un
L’approche est claire, venant du NE comme du SE. Le seul point délicat à gérer, sera la passe entre le cap Ak Steni Vavaula et la ponte SW de l’île Pera Pigadi
Il n’y a pas de port ici, juste un môle rustique
Rien ici, sauf à posséder une liaison téléphonique directe avec l’Olympe
Athena à Ulysse, qui cherche le divin porchier Eumée et ses cochons :
près de la roche du Corbeau (corax), sur la source Aréthuse, se nourrissant de gland salubre et buvant de l’eau noire."
(Od, XIII, 404-409, J.)

il y a du sacré dans ce mouillage sous la source d’Arethuse. En citant le philosophe, ethnologue et helléniste distingué Jean Cuivelier, mais aussi un excellent marin :
Les marins grecs abordant Ithaque par le sud-est pouvaient se mettre à l’abri de Para Pigadi (dont le nom signifie « face à la source d’en haut »), avancer jusqu’au fond de la baie dite Port Ligia, débarquer sur la plage, puis gravir le sentier montant à la source, emmarchement par emmarchement. La sente, en effet, surplombe de peu le lit d’un petit torrent dont les eaux ne coulent d’abondance que l’hiver. On voit se creuser, sous le surplomb de la falaise, des places où la roche s’enfonce quelque peu, ménageant un abri possible aux troupeaux qui viendraient là passer la nuit et qui naguère s’y pressaient encore. Homère déjà les signale : c’est là qu’après avoir offert l’hospitalité de son lit à Ulysse, Eumée vint se coucher,
« … près des porcs aux dents blanches, sous le Creux de la Roche, à l’abri du Borée. » (Od., XIV, 532-533, B.)...A mi-hauteur de la « Falaise du Corbeau », le sentier montant débouche sur un replat. Une niche y abrite une sorte de bassin naturel sommairement aménagé. Des gouttelettes d’eau sourdent des parois. Un bas muret protège la source où de rares eaux assemblées - ces « eaux noires » dont parle Homère - témoignent que la nymphe Aréthuse est toujours bien vivante, mais qu’elle ne peut en cette saison abreuver les équipages assoiffés. Des restes de maçonnerie montrent qu’à une époque indécise ces eaux ont été plus noblement captées, et qu’un nymphée y a peut-être été là édifié..
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lien utile : Jean Cuisenier Les navigations d’Ulysse
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