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Accueil du site > Articles > En navigation > Météorologie > OpenSkiron les gribs performants

Rubrique : Météorologie

__________________________________________________________________________________________________________________

OpenSkiron les gribs performantsVersion imprimable de cet article Version imprimable

Publié 11 août, (màj 11 août) par : yoruk   

Copyright : Les articles sont la propriété de leurs auteurs et ne peuvent pas être reproduits en partie ou totalité sans leur accord
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Mots-clés secondaires: météo , électronique

OpenSkiron

http://openskiron.org/en/

Issu d’une exploitation des modèles Skiron de l’université d’Athènes, le site OpenSkiron développe des modèles de définitions fines bien adaptés à la topographie méditerranéenne. Poursuivant son développement par l’accès à d’autres fournisseurs de gribs, ils offrent en libre accès l’exploitation des formats ICON du DWD en définition de 7 km, leur propre production de modèles WRF 4 et 12 km. Tout récemment, ils proposent pour les zones de la mer du Nord le modèle COSMO.DE sur une grille de résolution de 2,2 km... Conséquence de leur coopération historique avec zyGrib, ils participent au développement de xyGrib, son clone. Tous leurs gribs sont décompressables et exploitables directement par xyGrib, et les plus récents programmes de navigation électronique. Ils proposent aussi, en ligne une application graphique lisant les gribs WRF et ceux des vagues de OpenWRF.

Les ressources sur ce site seront toujours gratuites et ouvertes sans commercialisation. Cependant, les coûts d’exploitation de la batterie de serveurs ne sont pas insignifiants. Si vous trouvez leur site utile, partagez-le et aidez-les à rester opérationnel

http://openskiron.org/en/contribute


Les fichiers Skiron

  • Définition : 11 km
  • Pas de 3 heures
  • Horizon : 5 jours
  • Poids moyen des fichiers : 2 à 3 Mo
  • Horaire d’émission : #11 H UTC
  • Vent à 10m (vitesse et direction)
  • Pression corrigée à MSL
  • Précipitations accumulées
  • Couverture nuageuse totale
  • Humidité relative
  • Température de surface
  • Hauteur de vague significative
  • Hauteur de la houle
  • Direction de la houle
  • Période de houle
  • Hauteur des vagues de vent
  • Direction des vagues de vent
  • Période de vague de vent

Les fichiers openSkiron Grib sont accessibles à partir de la version quotidienne du modèle Skiron à l’Université d’Athènes, département de physique, professeur George Kallos, groupe de modélisation atmosphérique et de prévision météorologique.
Il faut noter que ce modèle a pour base les travaux de Georges Kallos, comme ce fut le cas pour l’emblématique Poséidon II des années 2.000 et plus, bible nos premières navigations en Égée : http://poseidon.hcmr.gr/listview.ph...


Les fichiers WRF 12 km

  • Définition : 12 km
  • Pas de 3 heures
  • Horizon : 5 jours
  • Poids moyen des fichiers : 5 à 15 Mo
  • Horaire d’émission : variable suivant les zones
  • Vent à 10m (vitesse et direction)
  • Rafales de surface
  • Pression corrigée à MSL
  • Précipitations accumulées
  • Couverture nuageuse totale
  • Humidité relative
  • Température de surface
  • CAP
  • Réflectivité RADAR simulée
  • Hauteur de vague significative
  • Hauteur de la houle
  • Direction de la houle
  • Période de houle
  • Hauteur des vagues de vent
  • Direction des vagues de vent
  • Période de vague de vent
  • Vitesse et direction du courant de mer

Les gribs OpenWRF fournis ici sont produits par l’auteur du site en utilisant EMS-WRF avec le dernier noyau de modèle non hydrostatique à méso-échelle (ARW). Le logiciel de modélisation est généreusement fourni par la NOAA mais nécessite de la patience et de la détermination pour réaliser une production mains libres.

La valeur unique de ces produits réside dans le fait qu’ils sont produits par un modèle régional à haute résolution non hydrosatique performant dans la modélisation des phénomènes météorologiques locaux par rapport aux modèles globaux tels que les modèles hydrostatiques GFS, qui modèlent par définition l’échelle synoptique. météo mieux que la méso-échelle des phénomènes météorologiques régionaux / locaux.

Dans notre production, chaque domaine principal a une grille de 12 km et les domaines imbriqués ont une grille de 4 km. L’initialisation est avec les données météorologiques d’analyse courante. Les conditions de frontière sont fournies par les données de prévision GFS. Les domaines ont pré-généré une topographie à haute résolution et des données de couverture comme requis par la physique du modèle.

Les exécutions sont effectuées en parallèle sur quatre clusters Linux composés chacun de deux serveurs HP DL360 G6 d’occasion, chacun doté de 2 processeurs Xeon 5650 et d’une mémoire de 12 Go. En outre, deux serveurs Linux autonomes sont également utilisés pour la production. Cela donne un total de 124 cœurs de processeur physique pour le traitement. La production dure entre 50 et 80 minutes, et environ 15 minutes pour la publication.

Les données de courant de mer sont générées à l’aide des informations de service maritime EU Copernicus du modèle NEMO et ajoutées aux fichiers Grib

Enfin, les données sur les vagues WAM incluses dans ces gribs sont également générées à l’aide des informations sur le service maritime européen de Copernicus issues du modèle du cycle 4.5.4 du WAM piloté par les données de vent du CEPMMT

JPEG - 157.4 ko
exemple de deux zones 4 km intégrées dans une zone de 12 KM

Les fichiers WRF 4 km

  • Définition : 4 km
  • Pas de 1 heure
  • Horizon : 2 jours
  • Poids moyen des fichiers : 5 à 15 Mo
  • Horaire d’émission : variable suivant les zones
  • Vent à 10m (vitesse et direction)
  • Rafales de surface
  • Pression corrigée à MSL
  • Précipitations accumulées
  • Couverture nuageuse totale
  • Humidité relative
  • Température de surface
  • CAP
  • Réflectivité RADAR simulée
  • Hauteur de vague significative
  • Hauteur de la houle
  • Direction de la houle
  • Période de houle
  • Hauteur des vagues de vent
  • Direction des vagues de vent
  • Période de vague de vent
  • Vitesse et direction du courant de mer

Temps de mise à jour au quotidien

  • Croisade 12km et Israël 4km - environ 05h30 et 17h30 UTC
  • Ionian 12km, Ionian Islands 4km et Patras Gulf 4km - environ 05h30 UTC
  • Egée 12 km, Aegean_SE 4 km et Aegean_SW 4 km - environ 05:30 UTC
  • Aegean_NE 4km et Aegean_NW 4km - environ 06h30 UTC
  • Italie 12 km, Tyrrhenian 4 km et Sicile 4 km - environ 05:45 UTC
  • France 12 km, Nice 4 km et Golfe du Lion - environ 05:45 UTC
  • Ligure 4 km, Corse 4 km et Sardaigne 4 km - environ 06:45 UTC
  • Espagne 12 km, Almeria 4 km et Gibraltar 4 km - environ 11 h 30 UTC
  • Baleares 4 km - environ 12h30 UTC
  • Taurus 12 km et Antalya 4 km - environ 11 h 15 UTC
  • Chypre 4 km - environ 12h15 UTC
  • Adriatic_Central 4km & Adriatic_North 4km - environ 11h30 UTC


Les fichiers ICON 7 km

  • Définition : 7 km
  • Pas de 1 heure jusqu’à 78 heures, puis de 3 heures ensuite
  • Horizon : 5 jours
  • Poids moyen des fichiers : 12 à 25 Mo
  • Horaire d’émission : variable suivant les zones
  • Vent à 10m (vitesse et direction)
  • Des rafales à 10m
  • Pression corrigée à MSL
  • Précipitations accumulées
  • Couverture nuageuse totale
  • Humidité relative
  • Température de surface
  • CAP
  • Hauteur de vague significative
  • Hauteur de la houle
  • Direction de la houle
  • Période de houle
  • Hauteur des vagues de vent
  • Direction des vagues de vent
  • Période de vague de vent

Le service météorologique allemand, DWD, offre désormais un accès gratuit à la sortie du modèle numérique générée par le DWD. Les Gribs sur ce site incluent des données atmosphériques du centre européen du modèle global ICON. La résolution du réseau est de 7 km. La résolution temporelle est horaire jusqu’à 78 heures, puis 3 heures jusqu’à 120 heures.

Les gribs sont mis à jour deux fois par jour pour les heures de référence 00z et 12z. Les fichiers mis à jour doivent apparaître environ 4,5 heures après l’heure de référence.

Les gribs sont prédécoupés sur des zones de navigation utiles et comprennent également des données sur les vagues. Les données d’ondes proviennent du modèle d’onde européen DWD WAM à une résolution similaire.

Le grib est au format GRIB2 avec une compression interne C3 ou Jpeg, il n’ya donc pas besoin de compression externe telle que Bzip2. Ces gribs peuvent actuellement être lus dans XyGrib et dans le dernier plug-in Grib pour openCPN et dans qtVlm.


Les fichiers COSMO

  • Définition : 2,2 km
  • Pas de 1 heure.
  • Horizon : 27 heures
  • Poids moyen des fichiers : 4 à 14Mo
  • Horaire d’émission : variable suivant les zones
  • Vent à 10m (vitesse et direction)
  • Des rafales à 10m
  • Pression corrigée à MSL
  • Précipitations accumulées
  • Couverture nuageuse totale
  • Humidité relative
  • Température de surface
  • CAP
  • Réflectivité
  • Hauteur de vague significative
  • Hauteur de la houle
  • Direction de la houle
  • Période de houle
  • Hauteur des vagues de vent
  • Direction des vagues de vent
  • Période de vague de vent

Le service météorologique allemand, DWD, offre désormais un accès gratuit à la sortie du modèle numérique générée par le DWD. Les Grib sur ce site incluent des données atmosphériques du modèle régional COSMO-DE. La résolution de la grille est de 2,2 km. La résolution temporelle est horaire jusqu’à 27 heures.

Les gribs sont mis à jour deux fois par jour pour les heures de référence 00z et 12z. Les fichiers mis à jour doivent apparaître environ 4 heures après l’heure de référence.

Les gribs sont prédécoupés sur des zones de navigation utiles et comprennent également des données sur les vagues. Les données d’ondes proviennent du modèle d’onde WD European DWD à une résolution de 0,05 °.

Le grib est au format GRIB2 avec une compression interne C3 ou Jpeg, il n’ya donc pas besoin de compression externe telle que Bzip2. Ces gribs peuvent actuellement être lus dans XyGrib et dans le dernier plug-in Grib pour openCPN et dans qtVlm.

Les gribs COSMO comme les gribs openWRF incluent la réflectivité . Cela aide à prévoir les orages. Peut être affiché dans XyGrib


Exemple d’affichage des gribs sur OpenCPN. Pour ce cas les dates ciblent le dimanche 12/08/2018 à 18 heures, ce qui permet d’apprécier la finesse des prévisions. Toutes sont centrée sur les îles Ioniennes, au SE d’Ithaque. Pour l’exemple du modèle COSMO.DE, la cible est la tamise, avec une définition de 2,2 km... C’est spectaculaire !!!

JPEG - 435.6 ko
OpenSkiron def 11 km
JPEG - 403 ko
OpenWRF def 12 km
JPEG - 429.4 ko
ICON def 7 km
JPEG - 510.9 ko
WRF def 4 km
JPEG - 600.9 ko
COSMO.DE def 2,2 km

Méthode de téléchargement

On peut télécharger les grib :

  • directement sur le site SkironWRF : http://openskiron.org/en/
  • par l’intermédiaire d’un fournisseur d’accès, en particulier : SailGrib WR
  • Par l’intermédiaire de programmes de navigation adaptés : http://www.plaisance-pratique.com/S...
  • Directement : des Gribs légers openWRF minimaux peuvent être livrés en utilisant le système de livraison de messagerie saildocs.com pour la bande passante réduite. Tous les gribs openWRF ont une version minimale qui inclut seulement le vent à 10m. Les fichiers Grib résultants représentent environ 20% du volume des Grib originaux. voir : http://openskiron.org/en/minimal-gr...

Les prévisions interactives

Affichables, en ligne depuis le site : http://openskiron.org/en/wind-wave

L’application fournit un Meteogramme pour n’importe quel emplacement dans les rectangles rouges. Les données proviennent des gribs sélectionnés.

Usage :

  • Choisissez l’onglet “Carte
    • Sélectionnez la région souhaitée
    • Effectuez un zoom et un panoramique sur la carte si nécessaire.
    • Déplacez l’cône sur votre point d’intérêt.
       
  • Dans les onglets “météo Table” et “météo Graph”, voir les données relatives à l’atmosphère, à la mer et au courant pour 48/120 heures dans le tableau et les graphiques.

Remarque : les données relatives à la mer et au courant peuvent ne pas apparaître jusqu’à ce que le pointeur se trouve à une certaine distance du rivage.
Vous pouvez enregistrer une région et un emplacement par défaut à l’aide du bouton « Enregistrer par défaut » dans l’onglet MAP.


Affichables, en ligne depuis le site : http://openskiron.org/en/charts

L’application fournit un affichage en ligne des cartes météo pour toutes les régions openWRF.

  • on choisi son modèle WRF
  • on choisi sa région
  • on choisi sa date
  • on fait défiler l’affichage

Ces cartes météorologiques sont créées dans un traitement par lots à l’aide du logiciel GRADS. La source de données est la sortie du modèle openWRF exécuté par ce site.

Sur un appareil mobile, les images peuvent être glissées à travers les heures de prévision.


UP


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15 Messages de forum

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  • 11 août 20:51, par yoruk écrire     UP Animateur

    On a beaucoup écrit autour de ces réalisations, mais aucune synthèse. voilà, c’est fait...
    Les gribs WRF à 4 km, depuis trois ans ont prouvé leur efficacité en Méditerranée.
    J’ai de bonnes remontées de Bretagne sud. maintenant ils se lancent sur des définitions à 2,2 km. d’abord en Mer du Nord. attendons pour en voir les effets ailleurs....

    Michel

    Répondre à ce message

    • Excellente synthèse.
      Je ne contesterai certainement pas l’excellence des prévision WRF de OpenSkiron en Méditerranée, que j’utilise tous les jours depuis 2 ans.
      Mais pour les côtes françaises, pour la France, le Sud de la Grande Bretagne, le Nord de l’Espagne et de l’Italie, la Belgique, il ne faut pas oublier les deux modèles Arome, de Météo-France, modèle non-hydrostatique à meso-echelle. de 1km et 2.5 km.
      Ils sont accessibles par Squid (pour 19€ pour 3 mois mais dans un package incluant d’autres modèles), Scannav (mais il faut acheter Scannav :-)) ), Sailgrib (version payante)
      les fichiers sont des bz2 lisibles par xygrib
      Ne naviguant pas dans ces zones je ne peux donner un avis personnel sur la qualité des prévisions, mais les échos sont très très favorables.
      Robert
      S/Y Lysigée à Koroni

      Répondre à ce message

      • Bretagne sud, témoignage

        Mon frère, qui lit mais n’intervient jamais sur PTP, m’avait passé ce témoignage (il navigue en ce moment en Bretagne sud : Port Louis, Les Glénan, Concarneau)

        En plus des fichiers GRIB de Xygrib et des WRF de Skiron je regarde l’application Météo Consult
        Celle-ci présente l’intérêt d’une information très complète avec des bulletins Marine et une prévision assez fiable bien qu’avec une tendance amplificatrice.
        L’appli présente, intelligemment, une comparaison entre leur prévision et celles des WRF anglaises, des GFS Américaines et des Arpèges françaises avec souvent des variations sensibles !
        Reste qu’au moment du choix je retiens les fichiers Grib et WRF !
        Alain

        PS : c’est lui qui en 2007 m’avait remonté des infos précieuses sur les premiers lecteurs de Grib, dont Ugrib : http://www.eauxturquoises.fr/Gazett...

        PNG

        Répondre à ce message

  • 12 août 04:48, par yoruk écrire     UP Animateur

    Un autre témoignage intéressant sur les effets de la définition, pour les calculs des modèles mathématiques.
    Lysigée, avec qui je discute beaucoup de ces problèmes, en MP, m’a fait une démonstration brillante de l’effet topographique sur les zones concernées
    Je m’étonnais, du manque de précision des ICON 7 km, par rapport aux WRF sur la zone de Varko, où une bascule des vents de SE mollassons à des NW très musclés, montré par les WRF 4 km avait été totalement occulté par les ICON 7 km, dont je me servais précédemment dans le golfe d’Amvraki (pure fainéantise, à partir de l’application Windy)
    Je le cite (il me pardonnera j’espère)

    Il y a aussi la surface de la zone : 7km pour les ICON, 4 pour les WRF. 7km c’est presque 4 milles
    J’ai regardé ce que ça représente pour hier vers 16h vers Varko. c’est significatif. Les ICON n’ont pas la maille nécessaire pour faire la différence. Ça marche pour le golfe d’Amvraki, avec une côte plate (sauf au Sud, mais pas très haute)
    En pièces jointes, les surfaces des prévisions pour la zone de Varko
    Les coins des carrés représentent à peu près les points géodésiques donnés par les fichiers.

    PS j’ai fait un montage des deux zones montrées par Lysigée. A gauche la topographie lue par un modèle mathématique avec une maille de 7 km, à droite : lue avec une maille à 4 km... CQFD

    PNG

    Répondre à ce message

  • 14 août 18:12, par yoruk écrire     UP Animateur

    COMPRENDRE LES INDICATEURS D’ORAGE

    Nous travaillons sur un article à venir concernant la compréhension des prévisions d’indices d’orages sur les OpenWRF
    Ils se servent d’un exemple frappant, mal prévus par les programmes habituels (GFS en particulier), mais qui aurait pu l’être grâce aux indice de OpenSkiron

    Histoire d’une tempête récente dans les Baléares qui a endommagé de nombreux bateaux

    Dans la nuit du 9 au 10 août 2017, Formenera et Ibiza ont été frappées par un violent orage convectif, « inattendu » par la plupart des capitaines du secteur, qui n’ont pas sécurisé leurs bateaux en conséquence. Le résultat a été de graves dommages à de nombreux engins. Le lien suivant fera une présentation et une discussion sur cette tempête particulière.

    Qu’est-ce que openWRF fournit pour prévoir les orages et les systèmes convectifs ?
    Essentiellement deux variables pour aider à prévoir l’activité orageuse et les grains orageux :

    1. CAPE (énergie potentielle convective disponible,. CAPE indiquant uniquement le potentiel de convection et non la convection qui a réellement été déclenchée.
    2. Réflectivité RADAR composite simulée (réflectivité en abrégé). Cette variable prévoit ce qu’un radar météorologique peut afficher, compte tenu de la quantité d’eau prévue dans l’atmosphère. La variable est en unités de dBZ. L’avantage de cette variable de réflectivité est que c’est aussi un assez bon indicateur de la convection qui doit être déclenchée et du développement ultérieur des orages. Les valeurs supérieures à 40-45 dBZ indiquent la grêle et peuvent être associées à des orages.

    J’ai commencé à vérifier en réel, les prévisions et leurs effets. ici, en mer ionienne, c’est concluant. je pourrai donc valider un article sur le sujet
    Cependant, par manque d’expertise, je coince sur la notion de radar simulé... En quoi consiste cette simulation, comment se calcule t elle ???
    Michel

    JPEG

    Répondre à ce message

    • Un orage est un phénomène bien difficile à modéliser dans son intégralité, et pas uniquement à cause de l’échelle météo à laquelle il intervient (échelle inférieure à la meso echelle). Le NCAR aux USA à produit les premières modélisations probantes au début des 90.

      En (très) gros, il faut de l’ énergie/chaleur pour pouvoir la transformer en énergie/mouvement vertical. L’air humide (contrairement à l’air sec) est un excellent réservoir à énergie, d’où l’importance d’avoir une masse d’air le plus humide possible et d’avoir un énergique réchauffement par la base pour ’instabiliser’ cette masse d’air (les orages de la baie des anges, à Nice, ont lieu en fin d’après midi d’été, aussi lorsque les masses d’air humide du large rentre dans la baie, avec du calcaire bien blanc ça le fait bien).
      Il faut aussi un mécanisme de seuil pour empêcher (contenir) la masse d’air de s’élever dès le début de l’échauffement à sa base. L’analogie avec la cocote minute et son couvercle qui n’explose franchement qu’au delà d’un certain seuil de pression est bien utile, quand ça pète ça pète très fort.

      Une couche d’air sèche et stable au dessus de la masse d’air humide fait bien l’affaire (pour faire un couvercle) surtout si elle est pas trop épaisse. En principe l’air inférieur humide et instable est suffisamment plus chaud que l’air ambiant pour s’élever infiniment grâce à Archimède et plus il s’élève plus il parrait chaud et léger dans l’air ambiant qu’il traverse et plus il accélère (tient, une chandelle d’orage ;-) ) ... si ce n’était la couche sèche et stable qui le confine en bas

      Pour expliquer tout ça il faut se reporter aux diagrammes (les émagrammes) d’état de l’air en fonction de l’altitude.

      En présence d’un phénomène déclencheur qui donne une vigoureuse poussée vers le haut, un paquet d’air inférieur peut arriver à traverser l’air sec de blocage, et s’il y arrive (énergie cinétique suffisante) il la traverse, et là bingo, il se retrouve au dessus dans un air trop dense qui le propulse encore plus vers le haut jusque vers la tropopause (10 km environ, bien visualisé par les cumulus castelanus, towering cumulus, les chandelles, qui s’élèvent jusqu’au au niveau de la tropause sans la dépasser (par construction) pour donner les cumulus calvus/chauves/matures). Si la poussé est pas suffisante, le phénomène avorte et le paquet retombe (belles ondulations verticales en dessous des nuages, un peu ’mama’) :
      donc 3 phénomènes : un déclencheur qui propulse le paquet vers le haut, un couche d’inversion qui empêche la plupart des paquets de monter jusqu’au ciel, une autre couche instable au dessus qui prend le relais pour faire encore monter les paquets qui auraient franchis l’inversion.
      L’air humide est indispensable à la fois pour que le paquet contienne un max d’énergie (chaleur latente initiale) à transformer en énergie cinétique (pour traverser l’inverser puis être relayé par la couche instable supérieure) puis libérer encore de l’énergie lorsque cette humidité se condense et pluet/grêle. Avec de l’air sec à la base, ça le fait pas, pas du tout.

      Les indices de convectivité, CAPE et autres, tentent de traduire en chiffre sans dimensions le potentiel d’élévation verticale que peut avoir un paquet, potentiel qui sera contenu par une couche d’inversion suffisante.

      L’autre indice que tu évoque (réflectivité radar) imagine sans doute que l’humidité contenue dans le paquet est précipitée pour faire des goutes reflectives.

      Pour en savoir plus il est impératif de maitriser les émagrammes, diagrammes de représentation d’état des paquets/particules d’air en fonction de la hauteur et qui visualisent l’énergie latente, l’humidité relative, la température. L’ensemble des points en fonction de la hauteur constitue une courbe, la courbe d’état, et l’énergie contenue est représenté par la surface à gauche de la courbe (en Erg/cm2 sur l’émagramme 761, de mémoire). C’est très clair dans le Triplet et Roche, plus enterré dans le Malardel (à mon avis). Gogol est intarissable sur le sujet

      Il y a des très nombreux autres phénomènes dans un orage, c’est un sujet très riche. Relire l’excellent ’combien pèse un nuages’ de Chalon (le directeur de l’ENM, excusez du peu) pour une mise en perspective.

      Répondre à ce message

      • L’autre indice que tu évoques (réflectivité radar) imagine sans doute que l’humidité contenue dans le paquet est précipitée pour faire des gouttes réflectives.

        Merci Yves, tu me donnes la réponse : ce sont vraisemblablement des gouttes réflectives modélisées, et vues par une simulation radar, par les moyens de calcul des WRF.

        Sont ils fiables ??? C’est ce que l’on va essayer de mesurer. Nous avons déjà pu tester deux avertissements. Le premier avec Lysigée qui m’attendais à O.Paliomylou à 14 milles dans l’E/SE de Preveza, à cause des risques d’orages. Voir la copie d’écran jointe
        J’ai préféré attendre à Prevéza, sans problème, alors que dans la nuit à O.Paliomylou, Robert se faisait secouer par l’orage, je cite (qu’il me pardonne)

        Ça pète de tous les côtés autour du mouillage (Palomilou) Avec une pluie à torrent en ¼ d’heure, l’annexe s’est quasiment remplie et un vent qui tourbillonne dans tous les sens. Heureusement le mouillage est immense et j’aurais le temps de réagir si je dérape

        J’ai pu aussi revérifier hier ce type de prévisions à Vathi en Meganisi, où nous avons vu passer l’orage bien au nord, comme prévu par les dBZ des WRF...
        Ce ne sont que deux exemples, mais je pourrai en archiver d’autres, nous entrons dans la bonne saison (façon de parler). Si l’expérimentation est positive, cela ouvre une voie innovante pour la prévision des risques orageux dans des zones dépourvues de sondage météo, et surtout celà montre le cheminement prévisibles des cellules orageuses, et par là donnera des moyens pour parer à des risques qui peuvent être destructeurs, comme on pu le voir pour l’épisode cité dans la vidéo de mon post précédent à la Formenera et Ibiza l’an dernier.
        Michel à Vathi en Meganisi

        JPEG

        Répondre à ce message

      • Sur les coneils vigoureux de Lysigée, qui me dit que c’est à moi de tenter une vulgarisation de la belle synthèse scientifique de YvesD sur « les orages, ma vie, la passion, et pourquoi elle dérape cette garce (ma barque) » une première approche sur les émagrammes, le 761 en particulier dont parle Yves. ce qui tombe bien, c’est le skewT utilisé par XyGrib (sur des données GFS). J’avais déjà tenté d’aborder ce sujet, en me cognant la tête sur les murs... Yves a raison, ça va mieux maintenant avec Google, et Wikipédia, qui ramènera immanquablement vers les belles explications de la NOAA, ce lien

        Bonne lecture... Perso quand j’aurai bien compris... vou pourrez normalement y arriver sans peine...
        Michel

        JPEG

        Répondre à ce message

        • Trois remarques :

          • les anglophones préfèrent l’abaque ’skewT’ là où les francophones utilisent l’émagramme 761. Le principe est le même pour ces deux variétés d’ abaque/règle à calcul météo. Dans le skewT l’un des axe est incliné (d’où le ’skew’). En plus de pouvoir y reporter les températures en fonction de la pression (de l’altitude donc) ces abaques permettent par un jeu de droites et/ou de courbes de calculer facilement (et graphiquement) des valeurs fondamentales telles que la température virtuelle, le point de rosée (attention, le 2ème ’e’ est indispensable) etc.
          • dans le cas de ton image, la courbe rouge est la courbe d’état, observée lors du sondage, et la belle courbe bien régulière (à droite jusqu’au niveau 850, à gauche ensuite) représente l’évolution de l’atmosphère standard (on parle aussi d’adiabatique sèche ou saturée, moi je la vois en jaune). On voit bien que de 1000 jusqu’à 950 la température observée (en rouge) décroit moins vite que la température théorique (0,6 °C par 100m), l’ai y est (et devient de plus en plus) plus chaud/léger que la normale et a tendance à s’élever, il est instable. A l’inverse de 750 à 650 hPa (vers 1700 m) cette température diminue moins vite que l’air ambiant (la pente de la rouge est plus à inclinée gauche que la pente de la jaune, la température de l’air ambient/rouge décroit plus vite que l’adiabatique/jaune, l’ai ambiant est de plus en plus lourd que l’air théorique, il a tendance à descendre, il est subsident). L’air instable/convectif/potentiellement ascendant entre 1000 et 950 rencontre une barrière bien épaisse (un couvercle de cocotte minute, surface coloriée en jaune) qui l’empêchera de tourner à l’orage.
          • Si je ne me trompe, le CAPE est lié à l’importance de la surface rouge (convectif), et je soupçonne que la surface jaune (l’inversion, le couvercle) joue aussi son rôle : une particule doté d’un bout coup de pied au cul ascendant aurra toute les peines du monde à passer de 850 à 250. Le risque d’orage semble négligeable. Si je ne me trompe, peu habitué que je suis au skewT
          • pour la compréhension, la courbe jaune (à droite de la rouge) entre 850 et 250 est l’adiabatique (l’évolution standard de l’atmosphère) que suivrait un paquet pris à 850 et qu’on monterai à 250 en suivant les lois normales d’évolution de l’atmosphère (remarque bien : elle est parfaitement parrallèle à l’adiabatique en pointillé bistres qui est coté 20 vers le niveau 11 km
          • toujours pour la compréhension, le faisceau de courbes bistres pointillées mais droites et inclinées vers la droite sont les adiabatiques saturées (elles sont cotées 0,1, 0,2, 0,4, 0,6, 1, 2 et 4 vers 11 km)
          • je crois que la courbe en tirereté bleu à gauche de tout (celle qui démarre à 17,5 au niveau 1000) représente la courbe de température du point de rosée

          Tout ça est très très bien expliqué dans le Triplet et Roche ... que je n’ai pas à bord, même sous forme de scan.

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        • un émagramme (761 ou skewT ou autre) est une ’règle à calcul’ graphique pour y conduire les calculs présentant un intérêt pour le météorologue, graphique sur lequel on à reporté (c’est la courbe d’état) les résultats observés lors d’un sondage (température, humidité relative, pression/altitude).
          On s’empresse d’en déduire la courbe de température du point de rosé
          On s’empresse aussi de colorier les zones convectives ou pas.
          etc ...

          PS : il existe des vraies règles à calcul, en bambou et graduées spécialement pour les opérations courantes en météo. Ce sont maintenant de vraies pièces de collections.

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          • résultats observés lors d’un sondage

            Si j’ai bien compris, on peut aujourd’hui passer outre aux sondages/ballons, et tirer des enseignements par des extrapolations par satellite : https://fr.wikipedia.org/wiki/SkewT...

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            • on peut aujourd’hui passer outre aux sondages/ballons, et tirer des enseignements par des extrapolations par satellite : (...)

              Hum, c’est pas tout à fait ça. En prévision numérique du temps on part d’une ébauche qu’on tente ensuite de faire passer par les valeurs observées et issues de différentes modalites (relevés de stations, sondages par ballons, imageries et observations satellites, perturbations dans la propagation du signal GPS, etc.), c’est la phase d’assimilation de donnée. On sait revenir en arrière (linéariser) et modifier la prévision initiale (l’ébauche) de manière à mieux passer par les observations et on sait même identifier les zones initiales d’incertitudes maximum pour y envoyer des avions météo et y lever le doute.
              Il est hors de question, dans la PNT, de passer outre aux sondages ballons (5000 F le matos du lancer en 2000) même si les informations issues du satellite (les tout premiers satellites étaient des satellites d’observation météo, merci à la lucrative prévision aéronautique) sont aussi utilisées et précieuses car couvrant aussi des zones mal couvertes (la prévi dans l’hémisphère sud en a été considerablement améliorée vers les années 2000).
              Je parle ici de vrais sondages et de vrais satellites, qui donnent une information propre à être ingérée dans la prévision. A l’inverse, le résultat de la prévision (avec ingestion de ces ’vraies’ observations) peut s’afficher sous forme de sondages reconstitués, d’images radar reconstitutées, d’images satellites reconstituées, et ce n’est pas la même chose.

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      • Un orage est un phénomène bien difficile à modéliser dans son intégralité.

        Merci Yves... je confirme, ici sur Vathi/Meganisi, à cet instant.. Pan... l’orage que rien n’a annoncé, si ce n’est un CAPE à 800 (pas extravagant !!!)

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        • Un orage est un phénomène bien difficile à modéliser dans son intégralité

          Je pensais surtout aux autres aspects de l’orage, autres que l’ascendence initiale d’un air instable : la présence de courants descendants, la condensation de l’air humide (pluie, grêle, réchauffement), position et intensité du front d’orage, déplacement, etc.

          PS : on a surtout parlé ici de cellules orageuses isolées, pas des fronts orageux (par ex remontée en masse de l’air humide d’un secteur chaud le long du front chaud précurseur, en atlantique/gascogne lorsque l’été s’établit)

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