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Les réservoirs d’eau et de gazole - Installer un réservoir de gazole journalier avec les moyens du bord… 7 août 2014 17:00, par yoruk

Installer un réservoir d’appoint journalier avec les moyens du bord…

On peut être soucieux de la qualité de son GO, faire un plein régulièrement, et se retrouver avec une pollution bactérienne incapacitante : filtres de GO colmatés. On sait pourquoi avec ce lien : http://www.plaisance-pratique.com/l...

  • Les solutions indiquées par ce dossier, préconisant une refonte de la cuve principale et l’installation d’un réservoir d’appoint journalier, sont excellentes
  • Celles indiquées par Tilikum à ce lien, le sont aussi : http://www.plaisance-pratique.com/e...
  • Enfin, les recommandations de Negofol et de YvesD (voir le lien sur la pollution biologique) : m’ont amené à mettre en place une solution avec les moyens du bord, ou quasiment (perdu dans les îles grecques).

La situation :

  • La cuve principale est gravement polluée (voir le post suivant).
    Au repos, sans clapot, les boues reposent au fond au-dessous de la canne d’admission du GO
    Le GO tiré au-dessus de cette canne, dans ces conditions, n’est pas colmatant
    Dès que du clapot agite la cuve… et le bateau, les boues remontent vers la surface et seront aspirées par la canne d’admission… Dans ces conditions, le pré filtre colmate rapidement, et le moteur baisse en régime puis s’arrête…

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  • Le pré filtre de décantation (filtre Racor, marque Parker 10 microns) est facile à démonter et à nettoyer sommairement, avec du GO propre et une brosse à dent très douce.
    Il faut purger l’air, par la vis de purge située au-dessus du filtre principal
    Ce n’est pas facile en mer, et on peut se trouver en situation périlleuse.

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  • Une fois trouvé un port avec un quai et de l’électricité, on peut envisager une visite approfondie du problème
    Il faut d’abord vidanger le gazole pollué, après l’avoir traité massivement avec un produit biocide (voir le fil sur la pollution biologique). Cette opération peut offrir un avantage : on récupérera le GO propre, après filtration, mais surtout on limitera le volume du GO polluée à éliminer, ce qui peut poser un énorme problème dans les îles mal équipées (ce qui était mon cas à Mythilène)
    Si ce réservoir est en charge, au-dessus du niveau de la pompe d’injection et du préfiltre de décantation, c’est assez facile pour la partie claire du stock de gazole (située au-dessus de la canne d’admission)
    Si le réservoir est équipé d’un robinet en point bas, c’est encore plus facile
    Si le réservoir est situé en dessous de la pompe, et sans robinet de point bas, il faudra vidanger avec une pompe, ou un vidangeur par dépression, ou un aspirateur ‘’wet &dry’’ qui fera très bien l’affaire

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  • Visite du champ de bataille
    Dans mon cas, j’avais une toute petite trappe de visite diamètre 45 mm, celle de la jauge.
    J’ai pu aspirer avec ma pompe de vidange par dépression, et mon aspirateur ‘’wet &dry’’, le reste où la quasi-totalité des restes de Gazole pollué (50 litres)
    On peut alors faire passer une mini caméra USB et un petite torche led, par les 45 mm de la jauge, pour constater les dégâts dans la seule partie accessible de la cuve, compartimentée par les entretoises … Voir le post suivant… Ce n’est pas réjouissant.

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La situation à cet instant

  • La cuve est vide ou quasiment vide (pas de robinet en point bas)
    Il existe un lit de boues bactériennes inaccessibles sans trappe de visite
    On peut envisager l’installation d’un réservoir séparé, isolant la cuve polluée. Avec une consommation de 2 l/h un Yanmar 4 JHTE, assurera une autonomie de plus de 10 heures avec une petite nourrice de moteur HB de 25 l
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  • Modifications de l’approvisionnement de GO
    On shunte l’alimentation moteur de l’ancienne cuve (que l’on condamne)
    On la remplace par une arrivée depuis la nourrice, et ça devrait le faire, avec une autonomie d’une dizaine d’heure
    Or, Cà ne le fait pas
    • le retour de GO depuis les injecteurs revient à son emplacement initial, sur la cuve condamnée. -** Ce qui devrait convenir, sauf que le volume des retours est énorme, et sans que l’on sache pourquoi.
    • Mesurés, les volumes consommés pour le réservoir journalier (conso moteur + volumes de retour sur l’ancienne cuve) oscillent entre 20 et 30 litres par heure. Ce qui limite la sécurité du petit réservoir journalier (qui lui peut, à vide, désamorcer le circuit haute pression) à une demi-heure…
    • On a testé … c’est très éprouvant pour les nerfs…

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La meilleure solution : un réservoir journalier avec un retour du GO depuis les injecteurs

  • La température du GO en retour reste tiède. Peu de risques en le faisant revenir dans la nourrice.
    La nourrice n’a pas été étudiée pour recevoir un retour de GO. Il a fallu percer et installer un embout droit, serti par une contre pièce à l’intérieur (en fait un réducteur femelle, à l’intérieur de la nourrice) le tout protégé par des rondelles qu’il a fallu usiner avec les moyens du bord.
    On installe un pré filtre de décantation spécifique pour cette nourrice
    On installe une pompe de transfert, là aussi avec les moyens locaux, la seule solution offerte étant une pompe de refoulement GO Jabsco, 12 v heureusement équipée d’un interrupteur intégré.
    On transfert le matin, après une nuit calme, par un tuyau de 20 mm depuis la pompe et le préfiltre, en ouvrant le bouchon de remplissage de la nourrice
    J’ai utilisé des tuyaux de 8 mm que j’avais à bord, pour rester standard avec l’installation du bord : alimentation du préfiltre de la pompe haute pression du moteur et pour les retours. Mais pour la pompe jabsco chargeant la nourrice, et équipée en 20 mm, il a fallu bidouiller… les seuls tuyaux que je possédais étaient en cristal armé, vestiges de mon installation de cuve à eaux noire… Pas l’idéal, mais avec peu de risques. Je les changerais, dès que j’en trouverais agrées pour le gazole
    Enfin, sans robinet de remplissage de la nourrice, il a fallu avoir de l’inspiration : Le tuyau cristal de chargement, assez long, revient se plaquer par un clip sur le tuyau de sortie de la pompe. Et je le bouche… avec un bouchon de vin rouge turc (qui résiste à tout, s’il a résisté au vin turc) in vino veritas !!!

A suive la refonte définitive de tout ça. Le système de réservoir tampon est excellent. J’en ferais fabriquer un cet hiver (il y a d’excellents métallurgistes à Finike), tout en modifiant le réservoir principal : trappes de visite, nettoyage, robinet de purge en point bas
Michel

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