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Accueil du site > Articles > En navigation > Météorologie > Les sites de prévision > Météo grecque, POSEIDON, ou 20 ans après

Rubrique : Les sites de prévision

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Météo grecque, POSEIDON, ou 20 ans aprèsVersion imprimable de cet article Version imprimable

Publié Décembre 2020, (màj Décembre 2020) par : yoruk   

Copyright : Les articles sont la propriété de leurs auteurs et ne peuvent pas être reproduits en partie ou totalité sans leur accord
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Mots-clés secondaires: sécurité , météo , électronique

POSEIDON


Modèle météorologique

https://poseidon-new.hcmr.gr/
Modèle mathématique de prévision météo issu de la mouvance d’ingénierie de l’université d’Athènes, à la fin du précédent millénaire, Poseidon.com a été béni par une génération de plaisanciers bien heureux de trouver des informations météorologiques fiables dépassant largement les maigres données distribuées chichement par le Navtex.

Issu du modèle SKIRON /Eta , version modifiée du noyau Eta/NCEP, il tirait avantage, sur la concurrence, de l’expertise locale des météorologistes grecs, et des outils d’analyses développés par une école météo axée sur les seules eaux grecques.
Leur modèle météo initial, utilisait un logiciel local d’assimilation de données (LAPS) pour produire des champs d’analyse à haute résolution en intégrant au modèle 0,5° GFS/NCEP, toutes les observations de surface et d’altitude locales, disponibles en temps réel, pour produire finalement une analyse à haute résolution à 0,25°, ce qui en faisait son originalité et sa spécificité appréciée des rares marins naviguant en Grèce à cette époque.

  • POSEIDON - I
    • Project funding : Financial Mechanism of the European Economic Area - EFTA (85%) - Ministry of National Economy (15%)
    • Implementation : Hellenic Center for Marine Research (HCMR) - Hellenic Computer Systems (ELSYP)
    • Total Coast : 14,11 Millions EURO
    • Scientific Supervisor : Prof. George Th. Chronis, Former Director of HCMR
    • Implementation Time : May 1997-May 2000

Il sera amélioré en décembre 2007 en appliquant sur une résolution horizontale de 0.2 ° ( 5 km) sur un domaine couvrant toute la Méditerranée, la mer Noire et les pays environnants. Dans le sens vertical, 50 niveaux étaient disponibles jusqu’à 25 km. La période de simulation a été élargie à 120 heures (5 jours) en s’appuyant sur les travaux de George Kallos de l’Université d’Athènes, et de Papadopoulos, Katsafados, et Mavromatidis

  • POSEIDON - II
    • Project funding : Financial Mechanism of the European Economic Area - EFTA (75%) - Ministry of National Economy (25%)
    • Implementation : Hellenic Center for Marine Research (HCMR)
    • Total Coast : 10Millions EURO
    • Scientific Supervisor : Prof. George Th. Chronis, Former Director of HCMR
    • Contact Person : Dr. Kostas Nittis
    • Implementation Time : 2005-2008

Miné par une présentation désuète, sans évolution, concurrencé par d’autres sites mieux adaptés aux contraintes du web (Windy en particulier), le site tombera en désuétude malgré une tentative laborieuse d’intégration dans le monde Android.

  • POSEIDON - III 20 ans après

Sous la pression Poseidon intègre le projet européen « Sustained Mediterranean Observing Forecasting System » qui lui reconnait une antériorité sans le domaine océanographique méditerranéen oriental, mais qui annonce sa vulnérabilité [1]

Une nouvelle équipe se constitue, dont Emmanouil Flaounas qui vient de superviser l’étude déterminante sur la connaissance des process de création de medicane (article PTP à venir)

Clairement, POSEIDON joue sa survie en intégrant un projet européen qui lui fournit un financement. Aujourd’hui, cette nouvelle version offre un emballage relooké, bien « tendance » basé sur une expertise ancienne, mais unique des eaux grecques. Il leur faudra assurer les retours techniques de leur système de recherche et de contrôle, mais ce n’est pas le but de cet article

Préambule à cette troisième édition

C’est une formule pré mâchée qui connaitra du succès quand sera éditée la version smartphone ou tablette. Il lui manque beaucoup, pour être un outil performant à l’instar de XyGrib ou même Windy :

Ce qui manque cruellement

  • la lecture des données en altitude
  • les indices de sécurité : CAPE, CIN, Réflectivité
  • la possibilité de récupérer facilement les données
  • le choix entre de multiples modèles
  • la possibilité d’archiver ces données
  • la possibilité d’édition de pseudo sondages type « Skew-T »
  • La possibilité de faire apparaitre des champs caractéristiques : humidité relative, isotherme zéro, Point de rosée, couleur des jet stream

Mais on y trouvera :

  • une situation spécifique des données de vent et de mer en relation avec les moyens locaux des concepteurs, ce qui reste à démontrer, à savoir qu’ils aient bien conservé teur technicité locale
  • L’affichage clair des données de température de la mer, ce qui devient un élément de sécurité essentiel pour couvrir le risque « medicane »
  • Une présentation intelligente des hauteurs d’eau, intégrant les données océanographiques (table des marées) et les « sturge elevation » liées au vent
  • L’intelligence aussi des auteurs de mettre à dispositions des historiques très complets
  • Enfin et surtout, on y retrouvera un petit parfum de nostalgie. Ceux qui n’ont connu que les météos ânonnées « VHF » ou raccourcies « Navtex » me comprendront !!!

Tableau comparatif des offres Mise à jour 22/12/2020


Comparés aux offres standards des fournisseurs de grib de la région. Il apparait :

  • une faiblesse marquée de l’offre des paramètres météo marine
  • des prévisions « court terme » avec un horizon à 5 jours seulement
  • l’incertitude que cette mise à jour n’ait pas ruiné ce qui faisait leur spécialité : l’intégration de leur expertise locale.
  • Reste, ce qu’ils font mieux que beaucoup d’autres : un accès facile aux données historiques, leur gestion des courants et des hauteurs d’eau, et surtout l’affichage en clair des températures d’eau
Interface

La page d’accueil s’ouvre sur une page belle comme un menu Mac Do... ce n’est pas peu dire. elle offre en première ligne un bandeau d’images donnant accès à leurs publications scientifiques, celles qui théoriquement doivent justifier les aides européennes. Pour le moment, pas grand chose
Juste en dessous, la table des prévisions (FORECAST), c’est celle qui nous intéresse. Elle regroupe sur une seule page l’ensemble des données de navigation existant sur les précédentes éditions, réparties dans un bordel que n’aurait pas renié Dédale... En cliquant sur « Weather » on obtient la plage des vents à 10m :

Elle couvre toute la Méditerranée et la Mer Noire, ce qui doit dépasser le cadre des leurs sondages grecs. Là ce seront nos contrôles qui nous diront si leur modèle mathématique est exportable. On notera que les sources de ces sondages sont les mêmes que celle de OpenSkiron qui cite le Professeur George Kallos [2]
La page présente :

  • à gauche en dépliant un onglet on trouve cinq rubriques
    • Données météo couvrant le vent à 10 m, la pluie, la neige, la température, la pression atmosphérique, etc... toutes les données généralistes intéressant les marins comme les terriens
    • L’état de la mer, en données WAM ou WW3
    • Le niveau de la mer en trois états : celui des marées, celui du vent et le total
    • Les données hydro dynamiques : SST, salinité, et les courants
    • Les données écologiques de l’écosystème, ce qui est probablement leur fond de commerce
    • On y trouve aussi les boutons ON.OFF permettant l’animation des particules, l’affichage des courbes de pression et le choix de l’affichage de l’heure (UTC ou locale)
  • En bas de la carte : un curseur de date couvrant un période de 120 heures, avec des boutons de défilement classique
  • Lecture des données sur la carte :
    • Pour un point donné sur la carte, en fonction du choix des rubriques et de la date, affichage des valeurs par un clic
    • En cliquant sur la valeur affichée, on fait apparaitre une table de données et des prévisions assortie d’un diagramme ex :



[1] L’enjeu critique pour l’observatoire POSEIDON est sa durabilité. L’observatoire est multi paramètre et multiplateforme et son approche permet la participation à divers projets de recherche et donc la mise à disposition de données par de multiples sources. De plus, la longue expérience acquise et la particularité de la Méditerranée orientale, rend l’observatoire un excellent banc d’essai pour les nouvelles technologies.
Le système POSEIDON offrira des produits supplémentaires pour un plus large éventail d’utilisateurs de la société, grâce à son NRT élargi livraison de données, estimations de proxy, cartographie des dangers, avertissement systèmes et une résolution plus élevée, en plus d’adresser des questions scientifiques.

[2] First and foremost thanks to Professor George Kallos of the University of Athens, Department of Physics, Atmospheric Modelling and Weather Forecasting Group. Professor Kallos kindly agreed to share the output set of the Skiron Arithmetic Forecasting Model as well as the WAM wave model. Link to the UOA forecast pages.

UP


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4 Messages de forum

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  • Poséidon est un LAM (loca area model) qui produit de la prévision numérique sur une zone restreinte, par opposition aux modèles WAM (dont les GFS, ETA, AVN, Arpège et al. des années 2000) qui couvraient (et couvrent toujours) le monde entier.
    Dans un modèle LAM il est indispensable de disposer de conditions aux limites du domaine de prévision, c.a.d d’avoir les valeurs des différentes variables du champs atmosphérique aux frontières du domaine (par ex au frontière de la med orientale). Ceci n’est pas nécessaire (c’est superflu, c’est inutile) pour un modèle WAM.
    Cette exigence de conditions initiales aux frontières du domaine rend les LAM très sensible aux prévisions des WAM qui les alimentent aux frontières, c’était une source d’erreur bien connue vers 2000-2005.

    Poséidon, vers 2000-2005, se contentait/suffisait d’un seul point supplémentaire d’observation, point situé d’ailleurs au milieu de la mer Egée (emplacement exact oublié de moi), et le résultat était bluffant, largement mieux que nos Arpège, Aladin/Arome ou autres NWS et UKMet. Les effets de relief (nombreux en med) étaient superbement modélisés/produits.

    Je ne sais si le modèle utilisé était non hydrostatique, propriété qui est généralement reprise dans le sigle du modèle par les lettres NH (M-F dispose d’un modèle meso-NH, par exemple)

    Répondre à ce message

    • Merci Yves
      Je te rejoins sur l’aspect bluffant des prévisions de Poséidon. Au début de ce millénaire, c’était la bible, et tous ceux qui galéraient à l’époque entre des prévisions parcellaires récupérées en RRTY sous BLU : 3 zones couvant toute la Méditerranée orientales !!! (Deux fois par jours, si on réussissait à caler les longueurs d’onde) ou pire encore : essayer de comprendre l’anglais débité à la mitrailleuse des speakers de Olympia-radio à la VHF, mais aussi de récupérer les infos Navtex, éditées à l’époque sur papier thermique. La récupération des analyses de cartes de surface elles aussi émises en BLU était tous comptes faits réservée aux radioamateurs, et encore fallait-il qu’ils sachent les interpréter…
      Bref, si l’arrivée des gribs a été pour nous une bénédiction, pour Poseidon ce fut le début d’une longue agonie, battus par des start-up dynamiques sur le web, à l’arrache et pour faire court : ZyGrib et Ugrib sous Windows, SailGrib sous android et Weather4D sous iOS, mais surtout la formidable intelligence de Windy

      C’est bien que ce soit des grecs qui aient relevé de flambeau « Poséidon », il existe une excellente école météo grecque. Mais il faut des moyens, beaucoup de moyens, et seuls des services nationaux (Météo France, DWD, MetOffice) en auront les moyens. Pour les autres ce sera soit des solutions financières boursières, pour lever des fonds, soit des financements européens, au titre du service public. C’est l’option prise par les nouveaux animateurs de Poséidon, qui s retrouvent à avoir à faire du neuf avec du vieux…

      Ils tentent l’impossible : remonter des données techniques récupérées sur place avec un système de relevé vétuste, les tenir à disposition et publier éventuellement des études, et en même temps proposer au public une information dépassée dans sa forme et sur le fond. Finalement : le vent à 10 m, la pression MSL, l’état de la mer, avec un vrais avantage sur la concurrence : l’affichage en clair es températures de surface, ce qui peut être bien intéressant pour le suivi des risques » medicane »
      Mais, malheureusement, aujourd’hui, aucun moyen de récupérer les données… Ils nous laissent du pré mâché… C’est bien dommage

      Michel
      NB, à suivre l’image jointe, et les risques que nous étions amenés à prendre pour récupérer les info Poséidon, dans les Internet-cafés (@cafe Ag Nikolaos, Crète 2002)… Il y a de la nostalgie, là…

      JPEG

      Répondre à ce message

  • Poséidon, mise à jour

    A manier le deuxième degré, et à chérir les souvenirs, je me suis fait remonter les bretelles en MP.

    • Bien sûr qu’ils sont insuffisants, et que cette présentation n’est qu’un habillage d’un soft tombé en désuétude.
    • Bien sûr qu’ils ne proposent pas grand-chose comparé à la concurrence, résultat de plus de 10 ans d’immobilisme.
    • Bien sûr que des prévisions à 5 jours, c’est trop court
    • Mais, le tableau comparatif présenté dans la mise à jour montre qu’il leur reste trois pépites
      • ils proposent en standard la température de l’eau de mer, et on verra sous peu l’importance de ce paramètre pour prévenir les risques de medicanes
      • Ils proposent une lecture des courants et des hauteurs d’eau, et ils sont probablement meilleurs que les américains de la NOAA, pour qui la Méditerrané reste avant tout une source d’étonnement. OpenSkiron y prend ses sources
      • Ils proposent une lecture historique de leurs anciennes prévisions, ce qui est bien pratique quand on a besoin de récupérer des données anciennes.

    J’estime, en me souvenant de ce qu’il nous apporté, qu’il convient de leur accorder du crédit en vérifiant qu’ils n’aient pas noyé leur ancien savoir-faire dans l’océan de la nouveauté
    Amen….

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