Pratiques et Techniques en Plaisance
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Le courant alternatif (qui peut être abrégé par CA) est un courant électrique périodique qui change de sens deux fois par période et qui transporte des quantités d’électricité alternativement égales dans un sens et dans l’autre. Un courant alternatif est donc sans composante continue.
Un courant alternatif est caractérisé par sa fréquence, mesurée en hertz (Hz). C’est le nombre de changement de sens (alternances) qu’effectue le courant électrique en une seconde. Un courant alternatif de 50 Hz effectue 50 alternances par seconde, c’est-à-dire qu’il change 100 fois de sens par seconde (50 alternances positives et 50 alternances négatives).
La forme la plus utilisée de courant alternatif est le courant sinusoïdal, essentiellement pour la distribution commerciale de l’énergie électrique. La fréquence utilisée est le plus souvent de 50 Hz sauf, par exemple, en Amérique du Nord où la fréquence est de 60 Hz.
Le courant alternatif (dont la valeur moyenne — composante continue — est nulle), peut alimenter un transformateur sans risque de saturation du circuit magnétique. Ceci permet de modifier facilement la tension, contrairement au courant continu. (Les convertisseurs continu-continu 24 V -> 12 V par exemple transforment en fait le courant continu en alternatif, le modifient puis retransforment l’alternatif en continu).
Nota : dans certains cas, on peut avoir un circuit sans neutre (distribution biphasée, fréquente aux USA en 220 V).
Le rôle principal du conducteur de protection est de maintenir les masses simultanément accessibles par l’utilisateur équipotentielles (absence de différence de potentiel entre masses), de façon à assurer la protection des utilisateurs. Son second rôle est d’acheminer les charges statiques et les courants de fuite vers la terre, via le conducteur de terre vers la terre locale.
Notez que le conducteur présent dans les prises murales et au niveau des points d’éclairage n’est PAS le « fil de terre », beaucoup commettent cette erreur, même si, finalement, les conducteurs de protection sont effectivement reliés au conducteur de terre.
La mise à la terre n’a un sens que si cette mise à la terre est locale. Il n’y a donc aucun intérêt (et ce serait même dangereux) de le distribuer. Aussi, la « terre » n’est jamais distribuée par le fournisseur d’électricité, il appartient à l’utilisateur de se référencer à la sienne (bateau ou marina). Le Neutre fourni éventuellement par le fournisseur est généralement relié à la terre au niveau du transformateur de la zone. Aussi, la différence de potentiel (ddp) entre le neutre de l’utilisateur et sa propre terre est en général faible (quelques volts max) en situation normale. Cette différence correspond donc en fait à la différence de tension entre la terre locale de l’utilisateur et la terre distante du transformateur du distributeur. En cas de circonstances particulières (foudre) la ddp peut atteindre plusieurs dizaines de milliers de volts (voire bien plus), et donc il peut arriver que, chez l’utilisateur, entre son neutre et sa terre locale, la même ddp apparaisse, ce qui peut provoquer des arcs destructeurs entre neutre et conducteur de protection, allant jusqu’à faire exploser des prises ou rallonges.
Rappel : Un transformateur électrique (parfois abrégé en transfo) est un convertisseur permettant de modifier les valeurs de tension et d’intensité du courant délivrées par une source d’énergie électrique alternative, en un système de tension et de courant de valeurs différentes, mais de même fréquence et de même forme. Il effectue cette transformation avec un excellent rendement.
Il comprend une armature en métal magnétique et des bobinages parcouru par le courant électrique. Le champ magnétique alternatif créé par le courant d’entrée provoque un champ magnétique dans le bobinage de sortie. En jouant sur le nombre de spires de chaque bobinage, on peut changer la tension du courant.
Il est analogue à un engrenage en mécanique (le couple sur chacune des roues dentées étant l’analogue de la tension et la vitesse de rotation étant l’analogue du courant).
Dans le cas du transformateur d’isolement les deux circuits sont isolés électriquement et aucune composante continue (corrosion galvanique) ne peut le franchir. Cette séparation est encore renforcée très souvent par une couche conductrice (écran électrostatique) entre les bobinages entrée et sortie, à relier à la Terre du quai.
Un isolateur galvanique intercale sur le conducteur de protection deux diodes tête-bêche qui bloquent toute composante continue mais laissent passer l’essentiel du courant alternatif : dans la réalisation la plus courante, deux diodes dans chaque sens, il coupe les tensions continues jusqu’à 1,3 V, valeur supérieure aux tensions des couples liés à des métaux différents, mais valeur très faible par rapport aux 220 V du secteur.