Pratiques et Techniques en Plaisance
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Pour ceux qui sont doté de cet appendice, voici quelques remarques lues dans le traité de manœuvre de Hervé Baudu (édition Infomer) § 1.2.2 et qui m’ont beaucoup servies même si mon actuel mesure 10m plutôt que 180m.
Un bateau en mouvement et en rotation tourne sur son point de pivot (situé sur l’axe médian, ne pas confondre avec le centre instantané de rotation qui est situé à l’extérieur du bateau, il se projette d’ailleurs sur l’axe du bateau ... au point de pivot).
Lorsque le bateau avance, le point de pivot avance lui aussi (à peu près au 1/4 de la longueur de l’avant) et lorsque le bateau recule, le point de pivot recule lui aussi (vers l’arrière, à 1/4 de longueur de l’arrière) : « le point de pivot se déplace dans le sens du mouvement »
Il est alors clair que le propulseur d’étrave sera plus efficace (facilitera plus les évolutions du bateau) en mouvement arrière qu’en mouvement avant, le couple de rotation (distance entre la position du propulseur et le point de pivot) étant plus important dans le premier cas. A l’extrême un propulseur placé au 1/4 avant est - en mouvement avant - un joli gadget, dispendieux.
Cette idée de déplacement du point de pivot d’avant en arrière conjuguée à l’effet de pas permet de mieux comprendre la spectaculaire manoeuvre en translation d’un catamaran dans laquelle, safrans pointant en permanence vers le quai à rejoindre, on alterne AV-AR sur un moteur pendant qu’on fait AR-AV sur l’autre et que l’ensemble est animé d’un mouvement de translation vers le quai. Mais on est alors loin du problème des bouées à prendre par le cul