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Dimensionnement chaîne d’ancre 3 juin 2012 06:56, par yoruk

Souvent obnubilés par tous les fantasmes sécuritaires, on a tendance à se focaliser sur l’ancre et la ligne de mouillage, oubliant qu’ils ne sont qu’un, des éléments, de la sécurité sur un bateau.
L’étude de la nature de la ligne de mouillage doit se limiter à son objet. Or, cet objet varie. Sergio le montre bien dans son analyse sur l’évolution de sa ligne en fonction des conditions rencontrées. On n’aura pas les mêmes besoins à :

  • Houat sur la grande plage aux fonds de sables bien régulier, mais sujet à la marée
  • Porquerolles ou aux îles de Lérins, aux fonds tout aussi réguliers, mais sur fréquenté
  • Dans les patates de coraux de la Mer Rouge
  • Aux pieds des montagnes abruptes du Taurus ou des Carpates

L’étude des qualités physiques d’une ligne, doit se comprendre dans son cadre abstrait d’expérimentation. Ce cadre ne peut prendre en compte la totalité des variables intervenant : la prise au vent du bateau, la forme de la coque, le poids du bateau, l’âge (voire l’état d’ébriété) du capitaine, mais surtout la nature et la forme des fonds marins.

Nous avons fait l’expérience d’un mouillage délicat (pièce jointe). Là on voit bien l’influence de la bathymétrie.

Du point de vue de la sécurité active (la ligne de mouillage, c’est de la sécurité passive), la simplicité du mouillage, l’aptitude à pouvoir remonter facilement ce mouillage (j’ai bien aimé la méthode ‘’irlandaise’’ de Fred pour trancher la main de fer) est un élément essentiel de cette sécurité active… Il arrive que si çà tourne mal, la sécurité soit au large… C’est pourquoi nous privilégions beaucoup de chaîne… C’est ce qui est le plus simple à remonter…

Pour ce qui concerne le problème de Numawan, il y une solution qui n’a pas été abordée : s’équiper avec une Fortress, deux ou trois mètre de chaîne et 50m de ligne plombée. Si son type de navigation lui permet de trouver des abris portuaires faciles et sécurisés, ce type de mouillage est idéal. Cà accroche têtu, léger et facile à mettre en œuvre, dans des eaux pas trop profondes.
Il faut noter que ce type d’ancre, très apprécié chez les gens qui voyagent (les australiens et les néo-zed en particulier), remet en cause toutes les théories sur la longueur et le poids des chaînes et des ancres, y compris mes convictions personnelles !!!

NB : tout à fait d’accord avec Sergio sur l’intérêt de la main de fer
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