Pratiques et Techniques en Plaisance
| Imprimer |
Fermer la fenêtre
« Mouiller lourd et très long pour ne pas avoir à soulever toute la chaîne »
C’est l’idée de base intuitive qui vient en premier quand on est adepte du « tout chaîne ». Et pourtant, cette idée est une impasse en pratique.
Si on s’intéresse à l’amortissement qui est à la base de cette idée voilà ce qui se passe :
Dans quelle circonstances augmenter le poids de la chaîne est-il efficace ?
Avec une analogie terrestre, on peut plus facilement percevoir le mécanisme : le bateau qui recule sous la rafale avant d’être stoppé par la chaîne tendue est comme un projectile qui va rencontrer un mur, avec entre lui et le mur un bloc de mousse compressible plus ou moins dur.
Voilà pourquoi un « Gulet » Turque doit utiliser un énorme poids de chaîne à soulever : le Gulet peut approcher la centaine de tonne, sauf erreur de ma part.
Voilà également pourquoi pour nos bateaux modernes et léger il ne faut pas alourdir exagérément le poids de chaîne à soulever pour amortir les reculs sous la rafale de vent. Indépendamment des problèmes de poids à l’avant dans un voilier, et à fortiori dans un cata.
La véritable solution à l’amortissement est de supprimer le mur qui bloque le bateau, ce qui est impossible avec une chaîne qui aura toujours une extension maximale, alors qu’un textile n’offre aucun mur de blocage au moment de l’allongement... jusqu’à sa rupture bien entendu ![]()