Pratiques et Techniques en Plaisance
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Les tableaux et graphes à la fin du manuel Vryhof donnent la limite de tenue (soit au-delà : l’ancre s’arrache du fond ou dérape).
Les sociétés de classification prennent cette valeur comme limite de tenue mécanique en essai pour s’assurer que la conception et la réalisation de l’ancre permettent de le faire sans défaillance structurale de l’ancre.
Il est normal que le rapport surface / poids diminue avec l’accroissement de la masse car, pour une ancre géométriquement identique, le poids varie comme le cube et la surface comme le carré du facteur d’agrandissement : une ancre deux fois plus grande aura une surface multipliée par 4 mais un poids multiplié par 8. C’est la raison pour laquelle le coefficient de tenue diminue avec la masse : par exemple, dans le tableau page 127 du manuel Vryhof, la résistance exigée en test d’une ancre de 50 kg est de 2,97 tonnes (coefficient 60) et d’une ancre de 100 kg de 4,73 t seulement (coefficient 47), car la surface rapportée au poids est moins favorable !
Il peut y avoir des cas exceptionnels : je me souviens avoir lu que Bloodhound, le yacht royal du Royaume-Uni, avait été sauvé lors d’une tempête par son ancre (traditionnelle) qui s’était coincée entre deux rochers malgré la rupture des pattes et avait tenu jusqu’à transformer la chaîne en barre rigide....
Quand à la liste de Yoruk, il faut rajouter les apparaux de mouillage : davier, taquets, guindeau, bloqueur, souvent sous-dimensionnés (ou leurs fixations...) : c’est d’ailleurs cette résistance qui est donnée dans la norme ABYC H 40, pas celle de la ligne de mouillage....