Pratiques et Techniques en Plaisance
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je ne peux pas parler des matériels récents ni des prix car je suis équipé d’un transpondeur AIS depuis 2009., et que je n’ai jamais eu de problèmes avec. Je peux juste partager mon expérience.
j’ai donc un transpondeur classe B de Digital Yacht acheté au salon nautique de 2008. Cette boîte est en UK et on peut commander par internet, à un prix qui shunte le distributeur français et le shipshandler local. Il intègre un GPS, et une antenne VHF, différente de celle pour la VHS ANS. j’avais préféré cette solution car quand je le peux, je préfère avoir une redondance dans mes instruments, et je me méfie des connections « spaghettis », surtout pour la VHF ANS, instrument de sécurité qui ne doit « pouvoir » ne pas fonctionner.
Il est connecté à mon logiciel de navigation Scannav, qui calcule les éventuelles point de collision et m’indique à quelle distance et dans quel délai, les routes vont se croiser. Ce n’est pas l’AIS qui me donne ma position, mais un GPS fixe Furuno (redondance)
J’utilise ce transpondeur quasiment uniquement sur des trajets hauturiers. En effet, en côtier, il y a de plus en plus de bateaux équipés et il est impossible de prendre des décisions de changement de routes à l’écran, seule la vision (en tout cas pour moi) me permet de trouver la bonne solution. De plus, aussi bien les pêcheurs que les plaisanciers ont des trajectoires erratiques et là encore seule une « veille attentive » permet d’éviter les rencontres non désirées
En revanche en hauturier, là où on ne trouve que des « gros », l’intérêt du transpondeur, c’est qu’il va déclencher une alarme sur le système du cargo, et on peut espérer alors que le marin de quart (s’il ne l’a pas débranchée) se réveillera et jettera un coup d’oeil dehors. Mais systématiquement, vu qu’on a le nom du navire et son MMSI, je l’appelle en VHF, pour lui demander s’il m’a vu et quel sont ses intentions. En général, c’est moi qui lui indique ce que je vais faire, préférant gérer moi-même les problèmes de dévent (ils n’ont aucune idée de nos problèmes). Croyez moi, appeler un navire en donnant son nom est beaucoup plus efficace que l’appel que je faisais avant en appelant ’merchant vessel, at thirty five degrees twenty three minutes north,....sailing yacht in your 125 is calling you..."
En conclusion, en côtier, si je naviguais de nuit ou dans des zones à brouillard, j’aurai un radar. Mais en hauturier, et surtout la nuit, l’AIS m’a enlevé de gros paquets de soucis.
Et je suis d’accord avec Michel, dans les détroits ou dans les rails, mieux vaut être dehors.
Pour la sélection des cibles, mon logiciel me permet d’indiquer la vitesse en dessous de laquelle, je ne veux pas voir les cibles. je l’ai positionné à 12 nds, ce qui élimine la plupart des plaisanciers à la voile et les gülets.