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Mouillage cul à quai en solo sans commande de descente au guindeau

Publié Août 2014, (màj Août 2014) par : Fulmar   

Mouillage cul à quai en solo sans commande de descente au guindeau


Mon guideau n’est pas câblé pour la descente, et fonctionne avec une brimbale qui desserre la poupée et la désolidarise ainsi du barbotin. J’ai longtemps hésité à le recâbler et à changer de télécommande.
Mais j’apprécie trop le filé instantané d’une grande longueur de chaine sans moteur. Surtout lors de la marche arrière vers le quai, où j’aime bien que le bateau ait déjà de l’erre dans la bonne direction quand je mouille. Le guindeau est lent et file moins de chaîne que nécessaire pour permettre au bateau la bonne vitesse de recul, surtout par vent de travers.

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Se posait le problème de la manœuvre en solitaire, que j’ai résolu comme suit.

  • Pour la descente pour désolidariser le barbotin du moteur : Un va et vient en bout tressé de 8mm entre la poupée du guindeau et le balcon arrière (20m).
  • A l’avant, le va et vient est enroulé quatre tours autour de la poupée.
  • A l’arrière, un sandow d’un mètre est attaché au balcon arrière côté tribord (côté où se trouve la poupée sur le guindeau), et ce sandow porte à l’autre extrémité un gros mousqueton alpin bien lisse.
  • Le va et vient passe et coulisse facilement dans le mousqueton, le sandow raidissant modérément le va et vient à bonne hauteur pour qu’on ne se prenne pas les pieds dedans et qu’il n’accroche rien sur son parcours entre la poupée et le bacon arrière.
  • Le va et vient est en fait confectionné avec deux bout raboutés, de couleur différente : une couleur pour déclencher la descente du mouillage, et une autre couleur pour stopper la descente.

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Avant d’effectuer le mouillage, j’arme le système :

  • Je prépare mon va et vient, que j’enroule autour de la poupée en repérant la couleur du bout qui déclenchera la descente ;
  • je fais pendre l’ancre juste au-dessus de l’eau avec une vingtaine de cm de chaîne, et je bloque ;
  • - je bloque très modérément le frein en vissant la poupée, suffisamment pour que la descente ne puisse se déclencher tout seul par les mouvements du bateau, mais pas trop, afin que la traction sur le va et vient depuis l’arrière suffise pour dévisser la poupée et ainsi desserrer le frein ;
  • je retourne à la barre et me positionne pour le mouillage (forain ou cul au quai) : dans le cas du cul au quai, j’entame la marche arrière de façon à ce que le bateau ait déjà de l’erre en étant déjà bien orienté à l’endroit choisi pour le mouillage à la bonne distance du quai ;
  • à l’emplacement choisi pour le mouillage, une bonne secousse sur le bout adéquat du va et vient, et le mouillage file immédiatement.
  • lorsque la bonne longueur de chaine est sortie, une secousse nette sur l’autre bout, pour rebloquer le frein en revissant la poupée.
  • une fois le frein rebloqué, on ne peut pas le débloquer avec le va et vient, c’est trop serré, il faudrait réarmer le dispositif.

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Remarques :

  • Dans le cas du cul au quai, je laisse filer l’intégralité des 60m de chaine, je fais mes affaires au quai en jouant de la marche avant, marche arrière, point mort, jusqu’à ce que je sois amarré au moins avec une amarre, puis je laisse la marche avant au ralenti jusqu’à ce que la manœuvre soit terminée. Ce n’est que lorsque le bateau est bien positionné par rapport au quai que je reprends la chaine en trop avec la télécommande filaire depuis le poste de barre, puis je vais à l’avant avec la télécommande pour vérifier et ajuster la tension de la chaîne.
  • Tout cela avec mon vieux guindeau Goïot 312 100W (rénové par mes soins en remplaçant par du neuf toutes les pièces périphériques de la vis sans fin, ainsi que la garniture de frein et l’entraineur de barbotin, avant la fin de Navimo).
  • Pour la remontée : une télécommande filaire, rangée dans la cabine avant, avec 8m de câble souple qui permet de l’amener au poste de barre quand je navigue seul. Je n’utilise cette possibilité que si je suis seul et que j’ai besoin de rester à la barre et au moteur.
  • Il faut ajouter que je n’ai plus de problème d’entassement de la chaîne dans la baille de mouillage. La baille de mouillage du Feeling 1090 est tellement peu inclinée qu’il faut intervenir tous les 3m pour éviter que le sommet du cône n’arrive au barbotin et ne fasse sauter la chaîne. J’ai donc réalisé un tube epoxy qui avale la chaîne juste sous le barbotin, lui fait traverser la baille de mouillage à la verticale, et envoie la chaîne dans le fond de ce qui était la pointe de la cabine avant, et qui, cloisonnée, est devenu un puits de chaîne étanche avec trappe de visite (cela a nécessité la transformation de la cabine avant, mais quand on mouille presque quotidiennement…).
    • http://fulmar.over-blog.fr/pages/hi...
  • Pour terminer, concernant l’évaluation de la distance du quai au moment de mouiller cul à quai, imitant Philippe, de OvniJad, rencontré cet été à Dhiaporos, je viens d’acquérir un télémètre laser Bushnel (Medialist, le moins cher) qui change la vie au mouillage, avant de mouiller, et pour surveiller l’évitage.

Roland Woerner sur Fulmar

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