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Introduction à un nouveau tableur de ligne de mouillage V4 maj mars 2015 : le ressac au port 14 avril 2015 20:38, par yoruk

Il ne m’a pas paru que le vent (parfois nul) ou la variation de hauteur d’eau à proximité du ponton (de l’ordre de 50cm au plus) ait eu un rôle déterminant/direct et c’est plutôt à des courants d’eau alternatif dans le port que j’attribue ces mouvements terribles.

Merci à Yves pour son témoignage sur ce qu’on nomme souvent à tort : Houle résiduelle. Un des derniers épisodes du fil prolifique sur les chaînes d’ancres, sur STW, aborde le sujet de la houle et du comportement des bateaux dans la houle. D’expérience :

  • La vraie houle résiduelle, je l’ai connue en Bretagne (B majuscule). Ce sont les résidus d’une houle puissante née très au large, et mourant faute d’être entretenue. La dépression qui l’a fait naître s’est comblée sur place à 1.000 milles, voire plus, ou alors elle a changé de direction.
  • Si la houle reçue au mouillage persiste et s’intensifie, et que l’on se trouve exposé au vent de la côte, je ne vois pas comment faire autrement, que de relever le mouillage et de trouver un abri sécurisé. On a généralement 5/6 heures devant soi pour se mettre à l’abri
  • Maintenant dans cadre d’un mouillage protégé de la houle principale, mais sujet au ressac (ou clapot) résiduel, généré par la houle principale passant devant la baie abrité de cette houle, on peut observer les descriptions faites par Yves. J’en ai un exemple récent à Finike
    • Ce n’est pas tempête, juste un fort coup de vent
    • Le fetch est long de SE (330 milles), lève une mer creuse pour la méditerranée : environ 3 m. La houle passe devant les jetées sans y pénétrer
    • Arrivée sur les hauts fonds d’entrée du port de Finike, elle déferle, et libère de l’énergie.
    • cette énergie se répercute par le fameux ressac résiduel, par très haut mais très court : 50 cm. C’est une chance et un désagrément. Le désagrément est que les bateaux au port le prennent par le travers. La chance est que la houle elle passe devant
    • Deuxième effet, et j’ai pu le constater le jour où a été prise la photo, le battement de la houle déferlante génère du courant qui s’évacue le long du môle Sud, et se retrouve piégé au fond du port entamant des montées et descentes d’eau très rapides, liées à des courants significatifs. J’ai relevé 2 nœuds sur la panne sud en février 2003 (le jour où j’ai pris cette photo)

Alors… Si le tableur d’artimon offre une palette d’options de choix de type de lignes mouillages, il sera probablement dépassé par la complexité de ce genre de situation… Mais et c’est énorme, il aura permis d’établir des simulations, avant le mouillage (en fait avant l’armement du bateau en début de saison), permettant de voir large… sans trop charger la mule, ce que nous avions tendance à faire, par mesure de sécurité

Dans l’exemple que je donne, c’est simple, les postes à quai sont équipés de pendilles costaud et bien entretenues. Il suffira d’écarter le bateau du quai (quitte à ne pas pouvoir descendre pendant plusieurs heures) en raidissant à bloc sur les pendilles à l’avant
Si on se trouve dans ce cas, et mouillé arrière au quai sur son ancre, il faudra gérer une grande longueur de mouillage à l’avant : chaînette ou pas, caténaire ou pas… On ne doit pas reculer !!! C’est ce que nous dit Jacques au post plus haut.

Michel

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