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Courant de fuite néfaste 31 mai 2025 09:17, par pischum  image

Bonjour,

voici ma situation : j’ai sorti mon SO37 pour un simple carénage, et lorsque j’ai démonté mon hélice (Gori repliable tripale), j’ai constaté une forte oxydation de l’arbre moteur, principalement sous le coupe-orin en inox. J’avais déjà remarqué, sous l’eau, que celui-ci tournait, et comme le trou de la vis pointeau (inox) semblait vide, je me suis dit que je l’avais simplement perdu. En fait, elle s’était bouffé. Je devance vos questions : oui, j’avais anode collier sur le corps de l’hélice, anode de bout d’arbre et anode de noix d’arbre, attaquées normalement .
Seul indice : j’ai dû décaler l’anode de noix d’arbre car elle m’empêchait de désaccoupler le tourteau (trop près de la chaise d’arbre, double erreur car en plus ça devait limiter le flux d’eau dans la bague hydrolube), pour régler un problème de clavette. Peut-être que je n’ai pas assez gratté l’arbre à l’endroit où j’ai décalé l’anode d’arbre, faut dire que j’ai fait ça très vite vu que j’ai dû plonger dans l’eau du port avec une visibilité limitée au bout de mes bras, et des requins bouledogues régulièrement observés (je suis à la Réunion), brrrr. Cette anode à la sortie du bateau était peu bouffée, mais je ne l’avais changée que 3 mois avant.

Bref, tout ça pour dire que j’ai dû remplacer mon arbre :’-(, et au passage tourteau et silent-blocks, puis alignement, et même coude d’échappement maintenant en inox, gros boulot. Je me pose encore la question de cette probable electrolyse. Les pales de l’hélice étaient aussi légèrement attaquées en surface (les boules pour une hélice de cette valeur), enfin, que 2 pales sur 3 ! Mystère. Alors que les 2 anodes d’hélice ont été normalement bouffées. A noter qu’il y a 3 ans, lors du dernier carénage, aucun problème relevé.
J’ai acheté une anode-pendille (pour le port, qui pend par-dessus bord), que je relierai à la masse générale (NEG de la batterie, bloc moteur). A noter que mon inverseur est isolé du bloc moteur ; est-ce qu’il y aurait un intérêt à ce que je mette une anode pendille sur celui-ci ? Qui jouerait le même rôle que les autres, non ? Mais sa liaison avec l’arbre serait meilleure…

Autre point : j’ai toujours eu des problèmes récurrents d’oxydation (et a priori pas d’électrolyse, je veux bien dire de la rouille) sur ma quille en fonte. Comme la commande de l’arbre a pris du temps, j’en ai profité pour essayer de régler définitivement le problème, en meulant en profondeur, puis toutes les préparations adequat, et enfin une couche de fibre epoxy, juste pour l’étancheité. J’ai même remplacé les gougeons de quille.
Bref, j’en vient à ma dernière question (je ferai le test de fuite préconisé au début de cette discussion) : avec la fibre, ma quille est devenue isolée. Est-ce que cela garde un intérêt de relier le circuit NEG à un boulon de quille ? on parle de « plaque de masse », mais je ne comprends pas son intérêt.

Enfin, pour ces problèmes de corrosion de quille, un voisin de ponton qui avait le même souci (courant apparemment) m’a dit qu’il avait perçé le haut de sa quille, une tige filetée inox, et mis des anodes ; et qu’ensuite, le problème était réglé. Faut-il que je fasse pareil, par prévention ? Mon problème est que j’ai peur de faire une entrée d’eau sous la fibre faite sur la quille… Au total, 2 mois de boulot, 400h, un gros chantier !
Sinon, je pourrais mettre une anode-pendille sur un boulon de quille (lui-même relié au NEG ?), qui remplirait le même rôle, sans doute plus safe. Ma quille n’est pas totalement isolée par la fibre, car le dessous du bulbe, sur les cales en bois, n’a pu être stratifié (je n’ai pas voulu encore lâcher 250 pour un levage et déplacer les cales, je le ferai au prochain carénage).

Je sais qu’il y a beaucoup de points abordés, merci si vous m’avez lu jusque là, et pour vos avis toujours éclairés.

Régis

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