image
image
image

Votre IP : 54.221.75.68
Dernier ajout : 13 novembre
Visiteurs connectés : 23

image Conception
Développé sous SPIP
Informations légales

image
image
Recherche image

Pratiques et Techniques de la Plaisance

image

Accueil du site > Forum technique > L’électricité à bord -forum- > Divers > protection contre la foudre

Rubrique : Divers

__________________________________________________________________________________________________________________

protection contre la foudreVersion imprimable de cet article Version imprimable

Publié Juin 2016, (màj Juin 2016) par : folfer  image   

Copyright : Les articles sont la propriété de leurs auteurs et ne peuvent pas être reproduits en partie ou totalité sans leur accord
S'identifier pour s'abonner par mail {#TITRE,#URL_ARTICLE,#INTRODUCTION}

BJ
Mon catamaran n’est pas protégé contre la foudre, je n’ai pas de boulons de quille, et la plaque de masse sous le moteur tribord est trop loin du mat.
quelle solution avez vous trouvé ? peut être des tresses de cuivre sur la poutre avant et sur les haubans
qu’en pensez vous ?

UP


Répondre à cet article
(pour répondre à un message en particulier, voir plus bas dans le fil)

24 Messages de forum

__________________________________________________________________________________________________________________

__________________________________________________________________________________________________________________

  • 13 juin 2016 22:49, par yvesD écrire     UP Animateur

    Du temps de mon cata je m’étais inquiété de ce problème d’écoulement des gigantesques charges qui le demandent lors d’un impact direct sur le mat. J’avais bien sur lu la littérature dont l’excellent papier de Thomson (à mon avis) et j’ai conservé ça ici http://www.devill.net/info.html dans la rubrique foudre et aussi là http://www.devill.net/Infos/Electri... et là http://www.devill.net/Infos/Electri...

    J’étais arrivé à la conclusion qu’une descente directe et en ligne droite du mat jusqu’à la met était plutot impossible sauf à faire tremper un excellent conducteur en excellent contact avec la mer et situé juste sous le mat. Pas simple du tout, pour info, sur les mono les « rails » de mise à la mer sous la quille/coque font près de 10 mètres de long sur environ 5cm de large

    Le chantier du cata (Catana) m’avait confirmé n’avoir pas de bonne solution de protection permanente.

    Bien sur il y a (en vente) les trucs qui se grippent au mat et sont prolongés par une descente vers la mer mais au prix de pas mal de coudes que les charges vont évidemment bypasser, et qui du contact conducteur/mer, c’est des milliers (dizaine et plus) d’ampères pendant des durées très brèves qu’il faut écouler.

    J’ai ultérieurement cramé la carte UC du radar et le relais de commande du vérin en sortie du pilote auto, sans doute à cause d’un éclair tombé dans le port par trop loin de moi. Pas de trace visible sur/dans le mat carbone ni sur le gelcoat, d’où mon hypothèse d’un très fort champs électrique suite à un impact voisin (le truc qui crame les moutons par temps d’orage). Contre ce risque là (impact proche) je ne sais s’il existe de bonne solution.

    Donc, on (je) croisait les doigts, envisageait la chaine dans les haubans, débranchait les connecteurs d’aérien (VHF, radar, etc ...) et les éloignait suffisamment (c’est quoi ça ?) des continuités vers la terre/mer, et du GPS de secours stocké loin des descentes plausibles.

    Bien sur, si j’étais en Floride ...

    Répondre à ce message

  • 18 juin 2016 07:46, par Basile écrire     UP

    pas certain qu’il y ait des milliers d’ampères à évacuer. Il me semble que le but est seulement d’éviter l’accumulation d’une différence de potentiel critique, par un écoulement à la terre continu. Evidemment, si on arrive à 50 nœuds sur une zone où l’accumulation a déjà eu lieue, c’est l’aclair

    C’est ainsi que j’ai eu la joie un jour de voir mon anémomètre monter à 60 - 80 nœuds, et mon bateau imperturbable, moi même pas harnaché, et autour, une mer d’huile.

    évidemment, ça ne résout pas le problème de l’absence de quille, entraînant une longueur de câble pas propice à l’efficacité.

    Répondre à ce message

    • 18 juin 2016 10:49, par yvesD écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

      pas certain qu’il y ait des milliers d’ampères à évacuer

      En fait ce sont surtout des charges électriques (en coulomb) qu’il faut évacuer au plus vite et qui ne demande qu’à s’évacuer par le chemin, à leur yeux, le plus commode, souvent en ligne droite et très souvent en évitant la moindre courbure dans le conducteur chargé de les évacuerr : elles passent souvent tout droit, d’où la « fatuité » de certains dispositifs d’écoulement.
      On est pas en régime statique, les ampères (charge divisé par le temps) sont présents en très grandes quantité pendant un temps très bref (largement inférieur à la seconde), et selon le papier de Thomson (cité plus haut,, mais il parle de la Floride) ce sont bien des milliers voire quelques dizaines de milliers qu’il faut évacuer en un temps record, en passant à travers des résistances même faibles (mais pas nulles) promptes à changer tout ça en chaleur et à mettre le feu à la surface de nos GRP. La quantité d’energie (en joule) contenu dans tout ça reflète bien, aussi, l’importance du phénomène et ses capacités dévastatrices. Ca fait éclater des arbres par vaporisation de la sève, faut le faire, non ?

      A celà (destructions par effet joule) s’ajoute les effets électrodynamiques prompts à engendrer des variations de potentiel considérables et à flinguer, ou simplement pipeauter dans le meileur des cas, nos électroniques peu habitués à trouver du 1000 V (temporaire, certes) sur leurs circuits.

      En cas de doute je relis les papiers de Thomson, une mine même si de Floride (le paradis des éclairs)

      Répondre à ce message

      • 14 novembre 2017 20:18, par aikibu écrire     UP     Ce message répond à ...  image

        J’ai beau lire et relire Ewen Thomson, « Corrosion zincs et bondings » dans la traduction de mr Kasten et me perdre dans les articles des electrodes « siedarc » de « marine light » il y a quelques points qui me parraissent abscons, notament le fait de mettre une plaque de un pied carré pour faire la « terre de mer », mais interdit de mettre cette terre sur les anodes... ?
        Pourtant les anodes sont auto nettoyantes, donc auront toujours un bon contact mer,alors qu’une plaque de cuivre sera bientot couverte de concretions et assurera mal cette mis à la mer...
        Peut etre les deux, plaques de cuivre ET anode de protection .. ?
        Par contre tous sont d’accord pour recommander une boucle autour du bateau, sur le pont, pour raccorder le greement et faire une sorte de cage de faraday avec le paratonerre et les haubans ...C’est deja ça.et avec mes cables trempouyant dans l’eau .....peut etre doublés par la tresse de continuite descendant du paratonerre....... ?

        Répondre à ce message

        • Pour proteger l’electronique du bord, est il envisageable de raccorder les descentes antennes, sur des prises femelles raccordées sur une plaque « mer », pour conduire la foudre directement à la mer sans passer par les appareils .. ?
          Dans ce cas faut il laisser separé le + et la masse, ou, considerant que la foudre s’en chargera, peut on tout souder ensemble vers cette plaque, ou tout ceci n’est qu’une vue de l’esprit.. ?

          Répondre à ce message

          • 8 octobre 19:25, par yvesD écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

            est il envisageable de raccorder les descentes antennes

            ça n’est pas l’idée. On a à nos bord trois choses assez différentes : -1 un puit sans fond pour écouler la foudre (ta ’plaque de mer’) ; -2 une terre/mer zéro volt de référence commune pour les appareils électroniques ; -3 une terre/mer pour écouler les courants de fuites accidentels qui pourraient endommager les personnes.

            • La ’plaque de mer’ que tu évoque sert uniquement à écouler les charges électriques de la foudre, et bien sur seulement si cette dernière frappe le paratonnerre du bateau (on parle là de milliers d’ampères pendant des millisecondes au plus). Cette plaque (ou tout autre terminaison) est en excellent contact avec l’eau de l’océan et du globe et doit être en excellent contact avec le paratonnerre, y compris en ligne droite vraiment droite, en fait aucun autre trajet possible ne doit être préféré (on ne passe pas l’antenne et la VHF ou par la cadène et le gel-coat du pont, ça brûlerait), et le paratonnerre doit capturer/attirer la foudre proche du bateau (c’est le cône de protection, qui impose de placer la pointe du paratonnerre à un endroit suffisamment/très élevé).
            • Ce puits à foudre n’a pas le même rôle que la terre de référence d’un bateau en mer, rôle qui est d’imposer à tous les équipements le même zéro volt de référence. Cette terre de référence, généralement une anode, n’est pas prévue pour écouler du courant mais simplement pour imposer un potentiel (polariser le NEG).
            • Ce puits à foudre et ou cette terre de référence n’ont pas le même rôle que la terre de protection des personnes d’un bateau lorsqu’il est relié à l’EDF du quai, TP consituée d’une anode le plus souvent, et dont le rôle est - en cas de liaison accidentelle entre la phase du quai et la mer, on dit aussi le défaut - d’écouler vers la mer (qui est un puits irremplissable) tous les électrons que cette phase EDF peut fournir et surtout d’écouler tout ça vraiment bien (très très bien) pour que cette liaison de protection (entre toutes les masses métalliques du bord et la mer/terre) soit préférée à n’importe quel autre circuit possible qui passerait à travers un corps humain, et d’écouler jusqu’à ce que le défaut cesse. En clair, la liaison entre toutes les masses métalliques (moteur, arbre, grille-pain) accidentellement reliées à la phase et cette anode de protection des personnes est tellement peu résistive - par construction/ingénierie - qu’elle sera préféré à la la liaison par un corps humain. Le corps humain ne sera pas traversé par un courant accidentel. De plus cette liaison de protection est tellement peu résistive qu’un cours-jus franc se traduira par un courant supérieur à 50 mA, qui fera disjoncter l’interrupteur différentiel de protection, supprimant ainsi le défaut. Donc pour cette liaison et anode de protection des personnes l’écoulement doit être très bon de manière à ce que le courant de fuite ne dépasse pas 50 mA

            En résumé :

            1. plaque de mer : écoule des intensités gigantesques, des milliers voir des centaines de milliers d’ampères pendant des temps brefs ( ordre de grandeur, la milliseconde) Le phénomène est dynamique, la circulation des courants préfère les lignes droites, d’où énormes contraintes sur la géométrie du câblage.
            2. terre de référence : n’écoule pas de courant mais impose un même potentiel à tous les équipements électroniques qui y sont raccordés (en un seul point), ainsi aucun courant ne circulera entre les équipement via leur ’signal ground’ respectifs (tous au même potentiel, eh, eh), ce qui est excellent pour les bruits. Phénomène très statique (courant continu, quasi nul), pas de contrainte de géométrie du câblage
            3. terre de protection des personne : doit impérativement être très peu résistive, à la fois pour éviter d’un corps humains soit un meilleur circuit (ça protège la personne) et aussi pour que le courant de fuite entre phase et mer soit supérieur au calibre (30 mA) de l’interrupteur différentiel de protection des personnes et dont nos bords sont obligatoirement équipés. Phénomène très statique (courant continu et faible), pas de contrainte de géométrie du câblage

            Accessoirement il est obligatoire en Europe que les mises à la mer 2 et 3 soient faites en un seul point, ça évite les boucles de courant. Aux USA toutes les masses métalliques en contact avec la mer doivent être reliées (bonding) ce qui complique (de notre point de vue) le problème.

            Relier les deux conducteurs de l’antenne VHF à la VHF et aussi à la mer (de type 1, 2 ou 3) annulera complètement le signal radio déjà pas très fort ... plus de VHF, pas acceptable

            Par contre, lorsqu’un orage approche, débrancher les deux conducteurs des descentes d’antenne des récepteurs VHF et les raccorder à ’plaque de mer’ est une excellent protection, surtout si la foudre a le bon gout de patienter que ce soit fait (toucher la foudre, ça foudroie). Et bien sur ces deux conducteurs apparaissent reliés, tout en bas du bateau ... ce qui ne garanti absolument pas qu’un foudroiement ne créera pas une soudure accidentelle quelque part entre l’antenne et la mer

            Just for fun, faudrait demander à EDF, très spécialistes de ça avec leur manie de planter des paratonnerres interconnectés sur tous le territoire (on aura reconnu les réseaux électriques à 400 Kv, à 20 kV, à 400 V), leurs publications sont toujours très intéressantes.

            Répondre à ce message

            • Merci de ce petit recapitulatif qui rafraichit des idées devenues peut etre un peu vagues au fil du temps je parle pour moi, « expert » en electricité....
              Dans ma question, il n’est evidement pas question de raccorder les antennes VHF à la plaque « mer » quand la VHF fonctionne, mais seulement de debrancher les antennes des VHF GPS etc... et les rebrancher sur des prises femelles reliées à la « mer » quand l’orage menace
              Bien sur ce n’est pas la solution pour se proteger de la foudre, mais pour « proteger » les appareils electroniques
              Pour la foudre je considere que paratonerre ou pas (il serait si pres de l’antenne VHF...)que cette derniere sera fondue et la ferrure de tete de mat prend le relai vers les galhaubans et les cadenes elles meme reliées à la mer par des cables y trempant.
              L’etai est relié à la sous barbe et la s barbe à une plaque de cuivre située entre mer et air suivant recommandations de « Thomson » ainsi que la bande molle sur anodes
              Les pataras seraient reliés à la mer par des pinces de batterie, modeles pro, et plongeant à la mer.
              Je sais ça fait bricolo, mais ça complete le cable cuivre qui descend dans le mat de la ferrure haute à une plaque en bronze fretté surface equivalente 1 m2, avec une petite courbe il est vrai, pour le raccord pied de mat/plaque bronze.
              J’espere donc que le plus gros de la foudre passerait par le greement, et que le « reste » pourrait aller tranquillement à la mer sans bruler l’electronique....
              L’espoir fait vivre, la foudre etant tellement imprevue, que ça pourrait marcher, le cas ou...et ça vaut mieux que rien du tout ..
              Donc pour ces fameuses prises relier ensemble les deux sorties vers la mer serait une solution
              Comme cette plaque de mer est pour l’instant le « ground » de tout mes instruments electronique, je vais etudier une autre masse pour ces derniers...

              Répondre à ce message

              • 8 octobre 23:20, par yvesD écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

                Les descentes doivent être les plus directes possibles, et si elle ne le sont pas, la foudre empruntera le trajet qu’elle créera le plus direct possible. C’est ce qui est souvent observé

                Bien sur les conducteurs de descente de l’antenne VHF sont beaucoup trop fins pour descendre toute cette énergie et seront sans doute très vite cramés et il vaut mieux qu’alors une vraie descente solidement dimensionnée et rectiligne descende du paratonnerre à travers le mat (posé sur lq quille bien sur, le mat) et que ce câble débouche au niveau de la quille sur ta plaque de mer bien dimensionnée. C’est en tout cas une recommandation récurrente.

                De plus le paratonnerre doit être au dessus de l’antenne VHF et sa pointe bien plus aiguisée que celle de l’antenne (qui elle au contraire est toujours émoussée, arrondie)

                Descendre le long d’un étai ou d’un patara puis tourner ce qu’il faut (le pire : les cata) pour atteindre la plaque de quille semble un bon moyen de découvrir par la pratique que la foudre découvre dynamiquement un autre meilleur chemin, et les conséquences semblent être catastrophique.

                Désolé pour ce langage très conditionnel, je ne pratique pas, je me contente de lire.

                enfin, raccorder, en cas d’orage, les terminaisons d’antenne (VHF, BLU) à une platine reliée à la plaque de mer, c’est une bonne idée. Les objections portent surtout sur le risque de se faire foudroyer pendant la manip, peut-être peut-il suffire d’approcher (en permanence ? longtemps à l’avance ?) une liaison à la plaque de mer des connecteurs terminaux des antennes, en imaginant que la foudre passera de l’un à l’autre s’ils sont assez proches (quelques cm). Rien lu là dessus. A valider par l’expérience et c’est là que le bât blesse.

                Dans la littérature j’ai surtout lu que si des solutions sont déployées elles doivent être très soignées et bien dimensionnées, j’ai lu que les pinces croco qu’on grippe au mat relève du gadget propre à enrichir trop rapidement le concepteur, pas l’assureur

                Devant la complexité du problème et des solutions à mettre en oeuvre j’ai fait comme tout le monde en Europe : j’ai ignoré le problème. A ma décharge j’avais un cata (qui a pris une foudre de proximité à Ostia). On est pas en Floride.

                Répondre à ce message

  • 9 octobre 09:07, par Négofol écrire     UP Animateur

    Pour compléter cet excellent exposé, deux remarques :

    • le calibre du différentiel imposé sur nos bateaux est 30 mA, pas 50... 10 mA serait encore plus sécurisant, mais un tel niveau de fuite est difficile à respecter en milieu marin (et salé...).
    • Il existe des parafoudres à intercaler sur les câbles d’antennes qui dérivent les fortes impulsions de courant à la mer via un éclateur à gaz et un câble ad-hoc (différent modèles suivant les connecteurs utilisés).

    Par exemple :
    http://www.sardif.com/recherche?con...

    Ça peut aider, notamment lors des périodes où le bateau est inoccupé...

    JPEG

    Répondre à ce message

    • J’ai corrigé directement le post, on y parle maintenant de 30 mA et non 50 mA. Le neurone défaillant a été prié de disjoncter, innacceptable !

      Concernant le parafoudre, peux tu préciser :
      Pour les parafoudres d’antenne, faut-il que la déviation vers la mer soit extrêmement soignée (rectiligne, le meilleur trajet vers la ’plaque de mer’), j’imagine qu’il ne faut pas tout simplement le relier à la ’masse’ générale du bateau (’masse’= point unique fourre tout auquel est raccordé les masses métalliques et leur carter et le pole négatif des batterie)
      Encore que, cet éclateur à gaz est sans doute prévu pour éclater (== rupture de la connexion entre l’antenne et le récepteur) dès l’apparition des premiers ampères, faibles ampères qu’on peut alors écouler vers une plaque pas très soignée. Rien a voir avec les milliers d’ampères qui suivent immédiatement et qui eux doivent trouver (trouveront) un meilleur chemin (paratonnerre, descente sans coude, plaque bien dimensionnée)

      Les parafoudre éclateurs que France Télécom installait en amont des modem des liaisons spécialisées en région grenobloise (terre d’élection de la foudre) dans les années 90 n’avaient pas de lien vers la terre autre que la TP des modems eux-meme. Installation soignée mais sans plus, rien d’EDF là dedans, et ils éclataient bien.

      Répondre à ce message

      • En fait, ce sont juste des protections antisurtension qui mettent à la terre (ici, de préférence à la mer) les tensions élevées (seuil > 600 V en général). Le débit ne doit pas être des milliers d’A (coup de foudre direct) car la faible section des conducteurs des câbles coaxiaux ne les propagerait pas sans se vaporiser...

        Par contre, ça peut protéger l’électronique du champ électrique à proximité d’un impact de foudre.

        C’est un système similaire qui est utilisé dans les prises qui protègent les Modem/box...

        Répondre à ce message

        • 13 octobre 16:30, par yvesD écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

          En remettant de l’ordre dans ma doc je tombe sur ce guide Schneider de 2009, fort bien fait et certainement déjà évoqué sur PTP, et en français ce qui ne gâte rien

          Répondre à ce message

          • C’est moi qui l’avait publié sur cet autre fil où on parlait foudre :

            http://www.plaisance-pratique.com/2...

            Répondre à ce message

            • Cote antennes les eclateurs feront l’affaire, le temps de les mettre en place, merci pour la doc
              Cote mise à la mer du haubanage, j’ai des cadenes exterieures et le cable inox de 10 est fixé par etriers et brelage sur la partie basse du galhauban, ce qui fait que le ridoir et la cadene sont paralleles au cable qui plonge dans l’eau.
              N’y a t il pas risque de probleme et d’arc destructeur entre ces deux conducteurs, dont seulement un est vraiment conducteur à la mer, la cadene elle,se terminant par un boulon de 16 dans la coque...car, je suppose que s’il y a foudre et qu’elle descende par là, une partie descendra à la mer mais celle qui empruntera le chemin du ridoir et cadene , ne remontera pas pour aller à la mer...oui ? non ? tout passera vers la mer ?....ou dois je fixer les mises à la mer et le cable en bout de cadene, au plus bas du chemin conducteur vers la mer, ce qui est possible bien sur, mais pas facile d’acces, je pensais mettre une articulation pour eviter que le cable ne trempe en permanence....

              Répondre à ce message

              • Lorsque la foudre frappera (qu’à Neptune ne plaise) le point le plus haut et le plus pointu de ton bateau il faudra bien qu’un ou plusieurs chemins soit immédiatement trouvés ou créés pour écouler tout ça (*) . Si l’isolation de la pointe est absolument parfait, elle n’attirera pas la foudre ... et si celle-ci y tombe tout de même, ça va péter très fort. Admettons que ce n’est pas le cas et ta pointe en tête de mat est bien reliée au globe et que le trajet est assez rectiligne.

                Si tu choisis un hauban pour la descente, pour les chemins à trouver/créer entre ton hauban et la terre/mer/globe - sachant que ton bateau est en bois et que le bois sec est un bon isolant - le cul de sac du boulon de cadène sera forcé et les ampères s’écouleront par la peinture (qui brulera), les vernis, le vaigrage ... éventuellement sur quelques cm ou dm jusqu’à rejoindre un bon chemin vers le globe. C’est couramment constaté chez ceux qui pratiquent ;-)
                De ce que tu écris (mais j’ai pas tout bien compris, un crobart est-il possible ?) ton hauban+cadène+boulonnage à la coque est relié à un câble de descente vers le globe, ce qui est parfait surtout si à proximité presque immédiate de cet ensemble il n’existe pas de meilleur chemin possible à réaliser dynamiquement par la foudre en explosant quelque chose.
                Ce montage me paraitrai d’autant plus parfait qu’il n’y aurait pas de rupture de direction entre le hauban et la descente au globe, j’ai toujours en tête ces trajets effectifs de foudre qui passent tout droit à travers une corniche là ou l’architecte (des bâtiments de France ? mauvaise langue) à joliment forcé le câble à contourner la dite corniche. Et j’en serai presque à considérer le boulon traversant la coque (il relie la cadène à l’extérieur et le câble de descente vers la quille à l’intérieur le long du bordé) comme un hiatus terrible qu’il faudrait éviter en plaquant le câble de descente vers la quille du même coté que la cadène, c’est à dire à l’extérieur (et contre) du bordé

                Enfin un doute à propos des galhaubans plutôt que des haubans, si j’en crois wikipédia Ils ne sont pas pris comme les haubans ou les bas-haubans sur l’extérieur du navire mais vont du pied de mât à sa tête. et du coup il a un hiatus de direction au niveau des barres de flêche
                Et à la réflexion (mais je me trompe peut-être), tu as du choisir un galhauban car ton câble de descente du pont vers la quille (ou le globe) se situe sans doute au niveau du pied de mat, là ou se termine le galhauban. Il reste que la discontinuité de direction au niveau des barres de fléches me hérisse pas mal, moi qui suit croyant (j’ai beaucoup lu sur la foudre) et non pratiquant (pas de paratonnerre sur mes bateau, jamais de foudre directement sur le mat ou les bateaux, navigation en Floride exclue) et si je retenais ton montage je tenterai de trouver un trajet plus encore plus rectiligne entre la tête de mât et le pied de mât.

                Mais toutes ces considérations ne seont pilotées que par la théorie, pas par la pratique. Désolé

                * : et c’est bien parce que cette pointe pointue est au même potentiel que la surface de la mer que la foudre ’préfère’ tomber là (et protéger ton bien) plutôt qu’ailleurs sur le bateau ou la flaque à proximité. Il faut donc une continuité galvanique (même un résistive) pour attirer la foudre, et il faut ensuite une excellente/fluide/robuste/durable continuité galvanique pour écouler tout ces Coulombs en si peu de temps et sans dégats.

                Répondre à ce message

                • plusieurs chemins soit immédiatement trouvés ou créés pour écouler tout ça

                  D’expérience, parce que vécu, nous avons connu un orage puissant à Finike, au port. La foudre est en particulier tombée, sur le mat d’un bateau proche (environ 20 m). Mat cramé et toute son électronique carbonisée... Mais... Le flux ionique (pas certain de l’exactitude du terme) n’est pas homogène. Ca se joue en millièmes de seconde, mais les ions cherchent la terre, et ça peut se trouver à plusieurs dizaines de mètres.
                  Nous avons été atteints, de même que des voisins. Dans notre cas, pour ce que j’ai compris, c’est notre haubanage qui a servi de piège, et pour s’échapper du piège, le flux ionique arrivé dans l’impasse des cadènes, à trouvé le circuit interne de 230 pour gagner la terre via notre raccordement 230 au quai.
                  Tout ce qui se trouvait en proximité du circuit 230 a été grillé. Ce qui en était éloigné a été épargné.
                  Si bien que j’ai un très gros doute sur les moyens para foudre à bord d’un bateau... Même la proximité d’un bateau voisin avec un mat plus élevé est insuffisante...
                  Michel

                  Répondre à ce message

                  • Michel, j’avais en tête ton histoire en décrivant l’erratisme toride des trajets d’écoulement.

                    Et c’est aussi pour contourner l’impasse des cadènes que j’ai suggéré d’avoir un trajet sans hiatus entre la cadène et la mer par un cable prolongeant la cadène et aligné avec elle et longeant l’extérieur de la coque jusqu’à la quille.
                    Bien sur si le piège (ton voisin) est du coté de la mauvaise cadène (celle qui n’est pas raccordée à la mer), cette mauvaise cadène risque d’appécier ou de découvrir le prolongement 220-230V que tu évoques. N’ayant qu’un connaissance livresque de ce phénomène j’aurai tendance à privilégier un excellent paratonnerre en tête de mon mat et une excellente descente en droite ligne vers la quille via un excellent cable dans le mat, le tout sans hiatus, histoire d’avoir un paratonnerre sous contrôle meilleur que toute les solutions découvertes dynamiquement par la foudre. Mais tout ça est bien théorique pour moi, c’est juste ce que j’ai lu.

                    PS : plutot que ’flux ionique’ je parlerai plus simplement d’écoulement des quantités énormes de charges électriques (des Coulombs) en quantité variable (c.a.d non constante au cours du temps) pendant un très bref (ordre de grandeur : la micro à la milli seconde). Le courant ainsi produit a des caractéristiques de haute fréquence plus que de continu.
                    Par contre lorsque tout cet énorme courant ’frappe’ un milieu ionisable (l’eau de mer de la flaque alentour) il peut y avoir émission massive d’ions (le flux ionisé) générateurs de phénomènes eux aussi destructeurs d’électronique.
                    De plus, rien qu’en s’écoulant, ce courant va produire - dans un plan perpendiculaire - un champ électromagnétique qui - cerise sur gateau - sera en plus variable dans le temps. Ce champ coupé par n’importe quel boucle(à son tour perpendiculaire) induira dans celle-ci un courant non continu important ... et dévastateur.

                    Répondre à ce message

                  • Il ne faut pas exagérer la protection apportée par un mat de bateau proche.

                    Il existe de nombreuses théories et méthodes pour déterminer la zone de protection, mais les plus courantes sont le cône et la sphère roulante.

                    Suivant ces théories, serait protégée la zone comprise dans le cône d’angle au sommet α ou à l’extérieur d’une sphère roulante de rayon R.

                    On prend en général α = 35° ou R = 30 m

                    Pour un mat de 20 m, il est évident que le sommet d’un autre mat, même plus court, à proximité, ne sera pas dans une de ces zones dès que la distance dépasse quelques mètres...

                    JPEG

                    Répondre à ce message

                    • Cheminement de l’écoulement ionique

                      L’antenne VHF en tête de mât a été épargnée, ce qui accréditait l’option du haubanage piège du flux. Si le mât métallique est relié à la masse du bord, les cadènes ne le sont pas. Or le circuit 230 passe en toute proximité de ces cadènes, environ 15 cm.

                      • les dégâts du circuit 230 :
                        • Certaines prises sont sorties de leur boîtiers !!!
                        • Il a fallu refaire toutes les connexions des fiches
                        • Bizarrement, le chargeur n’a pas souffert, enfin, il est resté opérationnel (Cristec) et il l’est toujours aujourd’hui, pourtant 30 ans d’âge
                        • Aucune des ampoules d’éclairage (filaments) n’a été affecté
                      • Dégât sur le circuit 12 v latéral au circuit 230, depuis la cadène tribord, vers la prise de quai, à tribord aussi, dans l’ordre
                        • Le calculateur B&G de la centrale de navigation, sauf le sondeur (30 ans lui aussi et qui fonctionne toujours)
                        • La VHF
                        • Le PC du bord, mais uniquement l’alim !!!!
                        • Aucune des cadrans d’affichage de la centrale de navigation
                        • Le calculateur du pilote automatique, mais pas son unité de puissance
                      • Enfin la prise de quai du bord, complètement explosée

                      De mémoire (10 ans déjà) je n’ai pas eu à recâbler...

                      Répondre à ce message

                    • Tout à fait d’accord avec le cône (et la sphère roulante que je ne connaissais pas) qu’on retrouve souvent dans la littérature.
                      Mais dans le cas de Michel on peu penser à un impact de foudre sur une pointe (du 20 m) non mise à la terre, et l’écoulement découvert lors de l’impact à trouvé Michel, son mat de 12 m environ, son hauban, son vert-jaune et sa prise de quai plus efficace que de rester sur le bateau frappé mais sans doute bien isolé, plus résistif à cette HF en tout cas.
                      Dans ce cas là Michel n’a pas bénéficié du cône de protection du bateau de 20 m (d’où mon hypothèse qu’il n’était pas à la terre/mer) mais a servi d’écoulement préféré

                      Qu’en penses-tu ?

                      Répondre à ce message

                      • Qu’en penses-tu ?

                        Je pense que tu t’adresses à Negofol... de mon côté je suis absolument persuadé que l’écoulement n’est pas passé par l’antenne. Ni elle, ni son conducteur n’ont été affectés, et sont restés fonctionnels (même encore aujourd’hui)
                        Par contre mon tirant d’air se situe à presque 17 m

                        Michel

                        Répondre à ce message

                        • Exact, je m’adressais à Negofol.
                          Et ce que je disais c’est que la foudre a été attirée (== a démarré par) par la pointe de ton voisin mais ne s’est pas écoulée par ce dernier (son mat, ses haubans, sa quille) et qu’elle a préféré ’faire un saut latéral’ pour s’écouler par tes descentes à toi (bien moins résistives ?) : tes haubans (et pas ton antenne VHF ni son coax), et surtout ton cablage 230V, dont son vert-jaune et ta prise de quai. Je serais bien infoutu de savoir si certains de tes dégats sont liés ou pas au champs électromagnétique induit par l’écoulement à travers le vert-jaune (tes ampoules même pas cramées) ... quoique ...

                          Par ailleurs, 17 m de tirant d’air pour un 12,50 m, fichtre ! tu devrait penser à la foudre ;-)
                          Moi je n’ai que 12 m pour un 10 m

                          Répondre à ce message

                          • J’ai bien precisé que mes cadenes sont exterieures (Colin Archer de 1958) c’est d’ailleurs ce qui m’a donné l’idée facile de les raccorder à la mer.
                            En potassant les divers sites sur la foudre, il me semble que plusieurs experts recommandent que le paratonerre soit couronné par une petite boule, plutot que notre vieille croyance que plus c’est pointu mieux c’est, comme j’avais toujours cru. Je ne peux donner les references, mes doc sont à bord, mais elles tournent autour de Thomson et des specialistes et articles americains traduits, car j’ai du mal dans la langue de Shakespeare.
                            D’ailleurs quand on se rend compte de la versatilité de la foudre en lisant les comptes rendus, les experiences (yoruk foudroyé horizontalement ) un paratonerre , une antenne VHF, ou une ferrure de tete de mat...c’est du pareil au meme à peu de chose près.
                            Mais ceci n’est qu’accessoire...ma crainte est l’arc qui pourrait se former entre la descente du cable vers la mer et l’ensemble ridoir/ cadene, qui n’a pas de debouché
                            Pour finir et peaufiner cette protection, une antenne horizontale semble necessaire,toujours d’apres les americains, j’entends par là relier l’avant et l’arriere horizontalement par tresses...dans mon cas ce sera les filières en acier, raccordées aux balcons AV et AR , eux memes à la mer par cables batteries et sous barbe....
                            Derniere question que je me pose, les jonctions par axe dans les ridoirs et cadenes ont ils une section de passage suffisante pour ecouler les monstruosités annoncées...meme si apres ça semble plus coherent.. ??.
                            ...

                            Répondre à ce message

Répondre à cet article

UP

Copyright et informations légales