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Accueil du site > Forum technique > Sécurité -forum- > lester la verge de l’ancre, ou non.

Rubrique : Sécurité -forum-

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lester la verge de l’ancre, ou non.Version imprimable de cet article Version imprimable

Publié 4 mai, (màj 4 mai) par : Basile   

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bonjour.

Certains préconisent d’envoyer un poids le long de la chaîne, pour empêcher la verge de se lever sous trop forte traction. Perso, je pense que dérouler un supplément de chaine d’un poids équivalent est plus efficace.

Pour le vérifier, j’ai fait cette expérience en chambre.

- un poids d’un kg au plus proche de l’ancre
- un poids d’un kg au milieu du mouillage pour simuler un poids de chaine plus grand

pour décoller le poids, ce qui veut dire que la verge de l’ancre commence à se lever, il faut près du double de force dans le deuxième cas.

est-ce que mon montage est faux ?

UP


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7 Messages de forum

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  • mesure des forces nécessaires pour soulever le poids

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  • 4 mai 15:40, par lysigee écrire     UP  image Animateur

    Bonjour
    Je pense aussi que la solution classique, rajouter de la longueur de chaîne, est la bonne solution pour que l’ancre reste crochée et ne se soulève pas.
    Je ne dirai rien de la forme des verges des ancres modernes Rocna, Spade, Delta (avec un bémol) qui sont courbes, ou articulées pour les ancres plates, qui optimisent la tenue par rapport aux anciennes.
    L’essentiel est que la chaîne au voisinage de l’ancre, reste toujours sur le sol, pour que la traction soit horizontale et non verticale.
    Le poids au mètre d’une chaîne de 10 est d’environ 2.2 kg. 10m de longueur de chaîne au fond, c’est 22 kg au fond. Il faudrait mettre un poids équivalent sur la verge de l’ancre, quasiment une deuxième ancre.
    Si on parle de nos cas et expériences personnelles, pour un voilier de 8 tonnes, j’ai une ancre de 20kg, et je mouille 10m de chaîne de 10, plus 3 fois la hauteur d’eau. 40m dans 10m d’eau, et je dors tranquille.
    Quand les prévisions météo sont mauvaises, je mets une ancre de 15kg avec 15m de chaine de 8, accrochée à l’ancre de mon mouillage principal (empennelage).
    Si la météo me tombe dessus sans l’avoir vu venir, en urgence, j’accroche mon ancre de 15 kg avec ses 15m de chaîne à la chaine principale à une longueur de hauteur d’eau.
    Et si ça ne suffit pas j’ai encore 50m de cablot à rajouter au bout de mes 50m de chaîne.
    Robert
    confiné loin de Lysigée

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  • 4 mai 21:32, par yoruk écrire     UP Animateur

    Merci Basile, merci Lysigée
    Je ne rentrerait pas dans une querelle d’experts, mais je peux parler d’expérience. Si l’on est amené à ajouter du poids à sa ligne de mouillage, c’est que le mauvais temps menace
    Or, en cas de mauvais temps, s’il est important de prendre les moyens pour éviter de chasser, il est au moins aussi important de pouvoir remonter rapidement et facilement la ligne de mouillage, ce qui prêche pour une ligne toute chaîne lourde et longue, et un guindeau efficace.
    Je ne crois pas à l’efficacité de l’affourchage, de l’empennelage, voire d’une ligne mixte, si le vent tourne brutalement, ou si des voisins chassent sur votre ligne de mouillage.
    Par contre, les progrès des manilles de mouillage (main de fer), permettent l’installation d’un câblot dont deux à trois mètres suffiront en donnant de la souplesse à la ligne de mouillage à amortir les coups de rappel d’un mauvais clapot. Là aussi, plus c’est simple, plus on se trouve en sécurité. Voir l’article PTP sur ce sujet : http://www.plaisance-pratique.com/L...

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    • Merci Michel,j’abonde dans ton sens sur le caractère indispensable de pouvoir partir en un instant. Pour ma part, jamais affourché ni empenellé, mais surtout changé d’ancre et découvert l’amortisseur type Artimon , génial. et maintenant je dors ! même au Svalbard !
      https://les-voyages-de-cybele.blogs...

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    • Je ne vais certes pas contredire Yoruk et Cybele sur l’intérêt de pouvoir relever son mouillage le plus vite possible. Je pourrais les plaisanter sur le fait que, si leur ligne de mouillage est tellement sure, ils ne devraient pas avoir besoin de la relever en urgence :-)). (oui je sais, ça peut être nécessaire si le vent tourne).
      Je veux juste dire que remonter mon mouillage empennelé, ne me prend guère plus de 1 minute supplémentaire une fois remontée ma première ancre car, j’ai un orin sur ma deuxième ancre, accrochée à la première, que je frappe à la drisse de spi, et que je peux remonter sur mon winch de cockpit.
      Je le fais même à chaque fois, même par temps (redevenu) calme ça m’évite de remonter 25 kg à la main (ce n’est plus tout à fait de mon age :-)). )
      Robert

      Répondre à ce message

      • Merci Lysigée
        Comme d’habitude, chacun fait comme il le pense. Or, connaissant ton parcours, je n’ajouterai rien. Cependant j’ai retrouvé une trace, ou un soir d’orage ça m’a sérieusement chauffé au derrière… Le 7 aout 2015, à lakka en Paxos. Je sais que tu y étais, nous revenions de Turquie, cap sur la Sicile. Tu n’étais pas à Lakka, probablement au port de Paxos.
        Lakka est un superbe mouillage, très mal fréquenté. Beaucoup de monde soit en mouillage forain, soit avec des amarres à terre. Peu de place libre pour poser son ancre. On annonçait de l’orage, et le temps était lourd. Arrivé en fin d’après midi, peu de places libres, les italiens, qui sont chez eux, ici avaient tout surbooké. J’estime que si l’orage monte, on touchera du NE, à cause de la proximité des monts d’Epire tout proche. En conséquence, je mouille 50 m de chaine de 10 par 5 m de fond sur la côte NE de la baie, abrité par le petit épis d’un éventuel coup de NW.
        Alors ça va très vite, l’orage est tombé brutalement avec des rafales furieuse de secteur S/SW. Il y a eu de la casse dans la baie, plusieurs bateaux coulés et même, hélas, un mort. J’avais enregistré ma trace et ses horaires, ce qui donne

        • à 21:42:08 le bateau commence à culer sous les rafales de S/SW. Bien que la baie soit bondée, je décide de reprendre le mouillage, pour ne pas retrouver au vent de la côte. Le temps de vérifier si ma vanne d’eau de mer moteur est bien ouverte, de vérifier sur mon ordinateur si ma trace s’enregistre bien, de vérifier autour du bateau s’il n’y a pas de bouts qui taiînent, puis de filer à l’avant pour virer la main courante, et de revenir au cockpit pour démarrer le moteur, et le sondeur hurle : moins de 1m50 pour lui. Même avec un pieds de pilote confortable, ça laisse pas chouïa de marge de sécurité
        • à 21:43:35 je décide de trainer ma chaine (je suis solo) vers des eaux un peu plus saines. L’alterne les « aller et retour » entre la barre pour faire route un peu, tout en remontant de la chaîne, avec des contrôles à la baille de mouillage, pour éviter qu’elle se mette en tas en bloquant le guindeau
        • à 21:46:13 je remouille un peu plus en sécurité, et je ne quitterais la barre qu’une fois passé l’orage. Dehors c’est la panique, les bateaux chassent, tout le monde hurle et s’engueule…

        Alors, on n’est pas obligé d’aller à Lakka, on peut avoir une ancre meilleure que ma Delta 16 kg de l’époque… Néanmoins, j’y étais, avec cette Delta, mais même avec une ancre meilleure (c’est venus tout de suite après) : j’avais une minute et demi pour réagir sainement, et l’ensemble de la manœuvre a duré 4’05"… Voilà ce qui me fait dire que plus c’est simple, mieux c’est…

        Michel presque déconfiiné (ça sent bon) à Riposto

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