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Accueil du site > Grand Voyage > Organisation du voyage au long cours > Le catamaran en grand voyage

Rubrique : Organisation du voyage au long cours

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Le catamaran en grand voyageVersion imprimable de cet article Version imprimable

Publié Décembre 2011, (màj Janvier 2012) par : amuitz   

Copyright : Les articles sont la propriété de leurs auteurs et ne peuvent pas être reproduits en partie ou totalité sans leur accord
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Sommaire :

  1. Comment sommes-nous arrivés au cata ?
  2. Commentaires généraux sur les différents types de catas
  3. Les points forts
  4. Les barres
  5. Deux moteurs
  6. Les quilles
  7. Les cabines
  8. La vie en mer
  9. Vitesse
  10. Trampoline (Attention !)
  11. Prises de ris
  12. Pilote automatique
  13. Mouillage
  14. Safrans
  15. Le près
  16. Sensations
  17. Le mauvais temps
  18. Vie à bord
  19. L’énergie à bord
  20. Convivialité
  21. Bilan
     

1 - Comment sommes-nous arrivés au cata :

La question se pose dans l’optique d’un grand voyage, privilégier le catamaran ou le bon monocoque.
 
Sans prétendre avoir La solution, je peux apporter le regard de notre expérience de quelques années sur l’eau, en monocoque en premier puis le passage sur le cata.

  • Expérience :
    Depuis ma tendre enfance nous avons fait de la voile, dériveurs puis il y 35 ans un Armagnac de Philippe Harlé, notre premier habitable hauturier. Depuis, nous avons toujours navigué dans le golfe de Gascogne entre le Pays basque, la Galice et la Bretagne. Du côtier essentiellement sur plusieurs unités achetées toujours d’occasion. Le dernier de nos bateaux avant de partir en voyage était un Sun Légend 41. Excellent voilier au demeurant.
  • Premier voyage en monocoque
    Nous voici partis en juillet 2005 pour un an en Atlantique, nous avons poursuivi depuis, abandonnant notre travail.

    De 2005 a 2008 nous avons navigué sur le Sun Légend 41 avant de changer de bateau et de se tourner vers une autre manière de naviguer, un Lagoon 47.
     
    Le choix du voilier n’a pas été facile. Nous avions décidé de prendre un voilier plus grand et qui répondrait à un cahier des charges précis. A l’époque je n’étais pas bien chaud pour aller vers un cata que je n’aimais pas, sans trop savoir pourquoi vu que je n’avais jamais navigué autrement qu’en sortie à la journée sur des bateaux de copains. Mon opinion était qu’un cata c’était pas un bateau pour naviguer au long cours, opinion qui reste encore d’actualité sur certains catamarans...
     
    Le choix s’était porté sur un monocoque de 50 pieds d’occasion, qui répondait à nos attentes, tirant d’eau plus faible que celui du Sun Legend 41, salon de pont etc... Une visite à Seattle dans le Nord Ouest des Etats Unis suivie d’une rapide expertise du voilier et nous voilà repartis bredouilles. Le voilier n’était pas en mesure de naviguer correctement.
  • Vers le catamaran
    La recherche suivante sur internet avec nos critères nous a fait apparaître des catas que nous écartions systématiquement (on n’en voulait pas). Finalement j’ai consulté plusieurs personnes, notamment des skippers professionnels qui travaillent depuis des années avec des catas. C’est là que je me suis rendu compte qu’il y avait catas et catas... Des catas qu’il ne fallait absolument pas acheter sauf à naviguer uniquement aux Antilles deux mois par an. Des catas qui cassaient, trop lourds, mal étudiés, des grééments peu fiables etc etc... Il y avait aussi des catas qui avaient marqué les skippers en question « d’excellents bateaux » avec lesquels ils avaient mangé des milles en sécurité, des traversées musclées en Atlantique et océan indien, de bons bateaux tout simplement.
     

    J’ai donc cherché un des bateaux en question, sachant que je refusais un cata de moins de 44 pieds, taille que je considère minimale pour pouvoir étaler un gros coup de vent, et encore... Je ne dis pas que l’on ne peut pas naviguer sur des catas plus petits. J’en vois tous les jours qui ont traversé comme moi, Atlantique et Pacifique et qui vont en traverser d’autres. On voit de tout dans les mouillages. Des catas de 38 pieds (lagoon) ou petits catanas anciens, parcourent le monde sans soucis, mais sans grand confort.
     
    Notre choix a été porté vers la série des Lagoon construits par Jeanneau dans ses ateliers compétition « Jeanneau Technique Avancées » qui ont vu naître les « Pierre Premier » et autres « Fleury Michon » de Poupon. De toutes petites unités, construites par de petites équipes à la main... Le Lagoon 47 a été construit à 20 unités, même si le chantier en annonce 35. Le notre est le N°15. La difficulté consiste à en trouver un en vente à pas trop cher et en bon état, vu que les bateaux sont des années 1992 à 94. On en trouve toujours un en vente quelque part. Le notre était en Floride sous pavillon USA.
     
    Quand on arrive sur le cata, il était au sec dans un chantier, on est surpris par sa taille. Nous sortions d’un Sun Legend... Aujourd’hui je le trouve presque petit !

2 - Commentaires généraux sur les différents types de catas :

  • Un catamaran neuf ou plus ancien ?
    Au risque de passer pour un vieux schnock, il me semble que ce sont les vieux catas qui sont les plus a même de répondre aux besoins de la vie au long cours. Pour quoi ? Ils sont en général plus costauds, à des exceptions près, moins lourds, moins volumineux aussi, et bien entendu en contre partie, moins habitables...
  • Certains catamarans sont rapide, d’autres fragiles, ou lourds ...
     
    Je parle des catas de série car les unités du style Looping ou des Soubise pointus, passent bien dans le gros temps avec des soucis propres aux catas légers. Le trampoline « confort » est un des points de sécurité important pour les unités rapides ayant une surface de trampoline importante. Nous avons rencontré nombre d’utilisateurs de catas rapides qui ne profitent pas des traversées tant l’inconfort est grand et la peur de partir au tas, grande.
     
    En général tous les propriétaires de catas se disent ravis de leur bateau. Ce n’est qu’après quelques bières fraîches que les langues se délient, quand ce n’est pas l’épouse qui tempère fortement les ardeurs du skipper.
    • Les Outremer ont bonne réputation mais pâtissent d’un volume restreint pour la longueur des bateaux.
    • Les Catanas sont fragiles, on le constate en parlant avec les ouvriers des chantiers chargés de leur sortie de l’eau pour le carénage et l’entretient. Certains modèles, de grande taille, ont des faiblesses structurelles importantes. Notamment des cloisons qui explosent sans raison. Les réparations lourdes sont légion en Polynésie sur ces unités.
    • Que dire des Dean et de certains Léopard qui ont une coupe telle que l’arrière du voilier traîne presque dans l’eau à l’arrêt. Ils ont privilégié le volume intérieur au détriment de la sécurité. Les skippers chargés de leur convoyage d’Afrique du Sud jusqu’aux Caraïbes expliquent que les bateaux passent bien à la vague, au portant et surtout avec un cata vide, très léger. Le comportement change radicalement une fois le voilier en position de voyage, bien lourd. Le carré est souvent inutilisable à la mer tant cela tape fort. Il paraît que c’est normal et que c’est renforcé. Il faut dire que nous avons la mauvaise habitude de trop charger les voiliers de voyage. Si certains sont conçus pour porter une charge conséquente, les catas légers doivent à tout prix rester dans leurs lignes d’eau faute de quoi les performances nautiques se dégradent rapidement en même temps que la sécurité.
    • Une marque qui a mauvaise presse dans le monde des skippers professionnels est le « Fountaine cageot » comme ils disent sévèrement. Ce sont des catas faits pour naviguer dans les lagons ou les Caraïbes, moins pour la haute mer, essentiellement à cause de leur gréément et du manque de poutre de compression. Encore que cette opinion n’est pas du tout partagée par les propriétaires « privés » de ces unités qui naviguent autour du monde en toute confiance.
    • Les Lagoon ne sont pas exempts de critiques, loin s’en faut. Les coques sont désormais moulées et colées dans le sens de la longueur. Des fissures et décollements sont légion. De même le choix de lagoon de concentrer le poste de pilotage sur le haut du bimini a fortement contribué à réduire la stabilité de leurs catas sans parler de l’aberration de devoir monter sur le bimini pour atteindre un winch ou une drisse. Les tout derniers modèles de Lagoon ressemblent à n’importe quoi, n’avancent pas, trainent de l’eau et ont un tel fardage qu’ils ont du mouler sur la coque, des marches pour pouvoir monter sur le pont depuis un quai. Un cata de 40 pieds est deux fois plus habitable que notre 47...
    • Les autres marques n’ont pas suffisamment d’unités qui naviguent au long cours pour sen faire une idée précise, et je ne dispose pas de suffisamment de retours pour en parler.
       
      Chacun devra bien réfléchir au programme qui sera le sien avant de choisir en accord avec ses moyens financiers, le cata de ses rêves.

3 - Les points forts :

  • Nous avons privilégié un modèle « costaud » avec des points de construction particuliers qui ont disparu sur les nouveaux catas.
  • Le mât, un mât Maréchal mécano soudé. Les cadènes sont soudées sur le mât. La tenue est excellente avec deux câbles sur chaque bord, haubans et galaubans. Tenus sur la partie haute du mât (7/8eme) et sur la deuxième barre de flèche. Le mât est tenu correctement lorsque vous naviguez avec deux ris dans la GV sous trinquette.
  • Le gréement comprend un solent auto vireur et une trinquette endraillée sur étai volant repris par un gros palan. Ces options ont été abandonnées par les constructeurs qui préconisent de rouler le génois en cas de gros temps (réponse faite par Fountaine Pajot par mail)...
  • Autre détail qui évite de démâter trop facilement, la poutre de compression. Une poutre qui partage en deux la surface du trampoline mais qui surtout, reprend les efforts de la poutre et de la martingale quand la bateau pioche au près et plante des pieux. Sans cette poutre de compression qui me semble essentielle, le mât a tendance a bouger, le câble de la martingale casse et le démâtage est inévitable. Bien entendu je parle là, de mauvais temps. Par beau temps tous les catas sont super... surtout les gros bien lourds pilotés par le haut, bien assis sur le bimini avec la baume qui passe tellement au dessus des têtes qu’il est impossible de fermer le lazzy bag.

4 - Les barres :


Nous avons deux barres, une sur chaque bord avec vue sur la GV. Certes quand il pleut et que l’on veut barrer, on se mouille. La plupart des catas ont opté pour une seule barre située contre la cloison du roof avec un fauteuil pour être bien assis. C’est un choix financier surtout, car deux barres c’est tout un système de biellettes et renvois rigides, mais super pratique pour barrer du bon côté. Lors des manoeuvres de port, le fait de pouvoir se déplacer d’un bord à l’autre en passant d’une barre à l’autre est un plus important. On voit mieux le quai. N’oublions pas que le cata est large de presque 8 mètres.

5 - Deux moteurs :

Là rien de particulier pour nous, deux moteurs (neufs) de 40 cv Yanmar avec les derniers Sail Drive les SD50. Ils sont placés dans des coffres à l’arrière, dégageant totalement les énormes cabines arrière et isolant pas mal du bruit en cas d’utilisation motorisée. A l’origine il y avait deux fois 27 cv ce qui est suffisant pour les manoeuvres de port mais un peu juste pour faire route par vent de face.

L’entretien des moteurs est facile, on entre dans le coffre et on a accès à tout. Le seul souci c’est en cas de rupture d’une courroie, difficile de s’asseoir sur le moteur en pleine mer surtout s’il est chaud. Dans les monocoques cette opération de changement de courroie est plus aisée si le moteur est accessible en enlevant l’échelle de descente.

6 - Les quilles :

Nous avons opté pour un modèle qui cale 1,20 mètres doté de deux quilles conçues pour l’échouement. Le bateau se pose doucement en levant l’arrière afin de dégager les safrans et hélices. De cette manière on peu travailler sur les Sail Drive (vidange) anodes ou hélices sans devoir utiliser un travel lift couteux. Nous l’avons fait sans soucis. Ces deux quilles servent de plan antidérive et accueillent les deux cuves d’eau douce du bord, soit deux fois 350 litres placées sous la flottaison. Un confort énorme en navigation. Cette option a été abandonnée par Lagoon, c’est moins cher de placer des cuves sous la cuisine dans le roof, au risque de remonter les poids vers le haut.

7 - Les cabines :

Ce point est incontestable en faveur des catas, il y a de la place partout. La vie au mouillage est incomparable et on passe 90% du temps à l’arrêt, même nous qui bougeons pas mal...

8 - La vie en mer :


Au début il faut s’habituer aux mouvements bizarres du bateau par mer formée. Par beau temps il file doux bien à plat. Par temps pourri avec mer croisée, comme souvent dans le Pacifique sud, mer d’est et houle de sud. Le bateau est branlé dans tous les sens mais ça passe bien. Par mer de l’arrière c’est super, rien ne bouge. On perd vite l’habitude de ranger les affaires avant de prendre la mer tellement les mouvements sont doux, sans roulis.

9 - La vitesse :

Nous avons un bateau lent et on ne tire pas dessus comme des fous, on voyage et nous privilégions le confort.

Cela dit, on est toujours autour des 8 noeuds des qu’il y a un peu d’air. Entre rien et 8 noeuds ça va vite. Pour aller entre 8 et 12 noeuds il faut plus d’air. Ce sont les accélérations qui peuvent surprendre. Nous avons mis une alarme sur notre GPS Furuno GP32 qui sonne des que la vitesse GPS (lissée et non instantanée) dépasse la limite indiquée. Souvent, la nuit dans les grains, on est rappelés à l’ordre, 12, 13, 15 noeuds, ça accélère et on ne sent rien dedans... il faut donc être prudents d’autant que la prise de ris n’est pas une mince affaire avec une GV de 75 mètres carrés.

Sous spi c’est facile, un bras sur chaque coque par vent arrière avec un symétrique, les asymétriques c’est comme sur les monocoques.

10 - Trampoline :


Erreur à ne pas commettre, prendre un trampoline « confort » fait de sangles serrées qui ne blesse pas les pieds comme le font les filets à noeuds. Nous avons explosé totalement un trampoline en pleine mer, la nuit par temps difficile, au large des Etats Unis. C’est de notre faute, nous avions laissé une planche à voile sur le trampoline bien fixée. Une vague à emporté le tout, planche et trampoline. La résistance de la planche à favorisé l’arrachage de l’ensemble que nous avons découvert au petit matin. Le nouveau trampoline est en filet à noeuds, c’est celui qui offre le moins de résistance à l’eau. De plus en plus les catas sont équipés de filets « confort » une aberration pour peu que l’on navigue au long cours.

11 - Prise de ris :

Sujet inépuisable. Un jour un copain qui avait fait le Vendée Globe m’avait dit « quand je prends un ris c’est comme quand je rétrograde en voiture, je change de vitesse mais je reste sur la même trajectoire » . C’est pour se moquer des préceptes style Glénans qui demandent de se mettre face au vent avant de prendre un ris.

Nous, on reste sous pilote et suivons le même cap même au portant. La prise de ris est décomposée et assez facile car tout est au pied de mat. Il faut juste baisser la voile doucement en reprenant la bosse au fur et à mesure. Le fait qu’il n’y ait point de gite aide bien à la manoeuvre. On se mouille un peu parfois mais on tient bien. Même pour les ris la nuit c’est faisable. Dans ce cas j’éclaire avec une lampe la chute de la GV pour éviter qu’elle déverse et se coince contre les haubans.

Les lattes sont toutes reprises par des chariots Harken à billes avec d’autres chariots intermédiaires, toujours à billes. Sans cela il serait très difficile de descendre la voile sous pression. Finalement c’est plus dur physiquement mais grâce aux winchs de grosse taille, aux chariots à billes et au fait que l’on reste à plat on y arrive bien. Cela dit après une prise de ris je suis crevé pour 10 minutes au moins. Là encore les skippers du Vendée Globe prennent des barres chocolatées ou vitaminées quelques minutes avant ce genre de manoeuvre.

12 - Pilote Auto :

Nous en avons deux à bord, du Raymarine 7002 avec vérin électrique et cela tient bien. Certes ce n’est pas la ligne droite parfaite, mais tout ce que je demande au pilote c’est de suivre un cap et de barrer à ma place sans protester. Nous n’avons pas branché le pilote aux autres instruments du bord. Je préfère qu’il soit autonome même si je perds la fonction « vent ».

13 - Mouillage :


Probablement le point le plus négatif du catamaran.
A cause de son fardage élevé, le mouillage du cata est délicat d’autant que les lignes de mouillage sont légères et que les ancres sont souvent d’un échantillonnage insuffisant.

Lorsque nous avons acheté notre Lagoon 47 qui pèse ses 11 tonnes en charge voir plus, il était équipé d’une ancre Delta de 20 kilos (la même sue sur notre Sun Legend 41) et de 40 mètres de chaîne de 10. Nous avons changé la chaine pour passer à 60 mètres et pris une ancre de 25 kilos. Depuis nous avons souvent dérapé dans des conditions ou un monocoque n’aurait jamais bougé d’un poil. Il faut savoir que la longueur de chaine à bord ne correspond pas à la longueur hors du bateau.

La baille à mouillage est au pied de mat, il faut une dizaine de mètres entre le guindeau et l’eau. Pour remédier à ce problème, j’ai rajouté au bout des 60 mètres une ligne textile qui me permet de rallonger la longueur maximale de la chaîne. La patte d’oie est fixée au derniers maillons de chaîne ce qui améliore la tenue du mouillage. Je dois encore changer la chaîne qui rouille (4 ans) et je vais probablement passer à de la chaîne de 12 sur 50 mètres de longueur.

Il m’arrive parfois de mouiller sur deux ancres, vent fort et grains, je mets une ancre avec 6 mètres de chaîne fixée sur mon ancre principale. J’ai toujours eu de bons résultats. En Polynésie on mouille souvent par des fonds de plus de 15 mètres. Parfois le cata permet de s’approcher nettement du rivage et de ce fait de mouiller à l’abri des rafales, comme les dériveurs.

Le conseil que je donnerais, c’est de prendre une ancre nettement plus lourde que celle conseillée par les constructeurs et de ne pas hésiter à mettre de la chaîne. Pour mon cas, ancre de 35 à 40 kilos et chaîne de 12. On dort avec l’alarme mais on dort mieux.

Dernier détail, il est plus délicat de trouver une place pour un canot de 8 mètres de large par 14 de long que pour un monocoque de 15 mètres. La largeur est un élément à prendre en compte et il est difficile de mouiller en même temps que des monocoques sans les gêner, car on évite différemment. En fin, un cata équipé de quilles est moins volage au mouillage et ne tire pas « de bords » comme c’est souvent le cas avec les catas équipés de dérives.

14 - Safrans :


Safrans suspendus sans aucune protection. Les bris de safran sont légion sur les catas. Nous avons remplacé les deux tubes de jaumière (gros chantier) pour remplacer les boitiers JP3 auto alignants. Une opération qui se fait une fois tout au plus dans la vie du bateau. Désormais on remplace les boules percées autoalignantes, opération rapide que l’on peut même faire sur l’eau, mais c’est un sacré boulot. Nous l’avons fait une fois au Panama. Il faut enlever le safran en évitant qu’il aille au fond et travailler sous l’eau. Nous l’avons fait en apnée, après tu peux aller chasser, l’agachon c’est plus cool...

15 - Le près :

inutile de se faire des illusions, le près n’est pas fait pour les catas. Même si à 55 degrés du vent par mer plate on file a 7 noeuds, des qu’il y a du clapot il faut abattre et on fait du 60 degrés pour faire une route acceptable. Certes on va vite et on reprend d’une main ce que l’on perd de l’autre. C’est une autre manière de naviguer, surtout par rapport au Sun Legend 41.

16 - Sensations :

La encore c’est très moyen. On ne sent rien sur ces bateaux, sauf peut être au prés par 20 noeuds. La grande désillusion vient du manque de sensations, le voilier avance bien mais c’est tout. La barre est neutre, l’avant est loin, la GV moins réglable qu’en mono, c’est comme ça. On regrette par fois une bonne gîte à 20° à fond avec tout dessus. Les instruments, girouette et anémo sont indispensables pour bien régler le canot. Ce manque de mouvements fait que l’on se sente moins fatigué après une longue navigation, on se repose mieux, c’est nettement plus confortable qu’un monocoque même de grande taille.

17 - Le mauvais temps :

Pour le moment, les prévisions météo aidant, nous avons évité les trop gros coups de vent. Nous avons pris dernièrement entre les Marquises et les Tuamotu durant la nuit justement, 40 noeuds avec une mer qui s’est rapidement formée. Heureusement nous étions au portant, GV à un ris (j’aurais du en prendre un second) et le génois au deux tiers roulé. Dans cette disposition, le bateau reste vivant et réagit bien à la mer quand elle vient de travers. C’est le pilote qui doit ramener correctement le bateau en ligne, nous l’avons réglé au maximum de sensibilité. Nous avons navigué à 10 noeuds et nous avions 30 noeuds de vent apparent. Des accélérations à 15 noeuds mais jamais de danger, pas d’enfournement ni de départ à l’abatée, il y avait une mer d’environ 4 mètres.

Le danger c’est d’aller un peu trop sur des allures de vent arrière et de rester sur la fausse panne. Un empannage dans ces conditions serait synonyme de casse de matériel.

A d’autres occasion, dans des grains importants avec montée du vent à plus de 50 noeuds, nous avons testé en plein jour l’option de la cape sèche. On avait tout affalé, voyant à l’horizon la barre noire arriver sur nous. Là encore, le bateau s’est comporté comme un gros radeau qui glisse doucement sur l’eau. Les barres droites, il se met en travers à la lame, mais comme il est large, il passe doucement en créant un remou calme au fur et à mesure qu’il dérive.

Nous n’avons jamais pris plus fort mais on sent qu’il y a de la marge, surtout à la cape, heureusement me direz-vous. La ou cela peut être moyen, c’est en cas de coup de vent sérieux, au près, avec peu d’eau à courir...mais ce n’est pas une situation qui concerne seulement les catas. Certes dans ces conditions de mer, je préfère être à bord d’un bon quillard à grand tirant d’eau et qui plus est bon marcheur.

18 - Vie à bord :

Notre voilier dispose d’une cuisine en bas, dans une des coques. C’est une excellente solution car elle plus au frais que dans la partie centrale et surtout en mer, cela bouge nettement moins. A contrario, il faut monter et descendre les marches, comme pour aller aux WC... En cata on ne vit pas tout le temps au rez de chaussée.

Nous avons fait fabriquer un bimini rigide qui récupère l’eau de pluie en abondance et nous protège du soleil et des intempéries. Autre avantage, il accueille des panneaux solaires, du coup nous avons largement de quoi même sans utiliser l’éolienne ou la génératrice de 5kwa. Nos 1000 ah de batteries sont presque toujours à fond. Il faut dire que l’on a gardé l’habitude de l’économie d’énergie à bord.

Dernier détail et non des moindres en voyage, les bossoirs sont idéaux. On remonte l’annexe avec son 15 cv sans même se poser de questions, on navigue avec normalement. Il n’y a que pour les grandes navigations que l’on enlève le moteur qui est accroché à son support que nous avons fabriqué sur la poutre arrière.

19 - Energie à bord :

Sur notre dernier voilier nous avons pratiquement le maximum possible de ce que l’on puisse installer en matière d’énergie. Avec la moitié nous aurions largement assez.

  • Lors de l’achat aux USA, le précédent propriétaire venait d’installer un groupe électrogène Norther Ligth 1500 tours/mn diésel 3 cylindres en cocon, placé dans un compartiment loin de tout. La facture est lourde, 14.000 dollars. Il fournit 5 kw en 120 ou 240 volts. Démarre du tableau électrique, dispose d’un réservoir de 90 litres de gasoil et permet de faire tourner le chargeur de batteries de 120 A, chargeur qui en convertisseur rend 3500 watts en pur sinus... Les rares jours ou nous n’avons ni soleil, ni vent, nous faisons tourner un peu la génératrice pour charger les 1000 ampères de batteries du bord. Là encore, c’est du confort mais on peut vivre avec moins. Il faut signaler que le bateau était équipé de trois climatiseurs que nous avons débarqué immédiatement, la ligne de flottaison à apprécié...
  • Nous avons équipé sur la partie supérieure des bossoirs, 4 panneaux solaires de 55 watts, panneaux inclinables. De même 2 autres panneaux de 130 watts sont placés sur le bimini rigide.
  • En complément nous avons installé une éolienne aéro6gen qui fonctionne bien, le tout régulé par des appareils indépendants et montés de manière à pouvoir les disjoncter séparément, ils disposent en outre d’ampèremètres dédiés pour contrôler leur production en direct.

Dans les Caraïbes et Pacifique sud, le seul soleil suffit à nos besoins. En navigation la GV cache une partie des panneaux situés sur le bimini mais l’éolienne compense un peu lorsque nous sommes assez près du vent. Une erreur à éviter, placer l’éolienne trop bas. Nous pensions l’avoir placée assez haute mais le lazzi bag est tellement gros et haut qu’il coupait pas mal le vent. Nous avons fait fabriquer un autre support plus haut. Les éclairages du bateau sont pour la plupart basés sur des leds, que ce soit en intérieur ou en feux de route. L’ordinateur du bord est un PC en 12volts sans ventilateur, il consomme peu. Comme sur tout autre voilier, c’est le pilote et le frigo qui consomment le plus. Le dessal tourne en 12v et fonctionne pendant les heures de pleine production solaire entre 11h et 15h pour utiliser le trop plein d’énergie.

20 - Convivialité :

La vie au mouillage, génial. Prévoir une grande cave car on reçoit les copains. Normal quand on dispose d’un cockpit tellement généreux. Les fêtes se font sur le Cata, les enfants peuvent jouer sans gêner les adultes. Seul bémol, au mouillage la tendance est de se retrouver entre « catas » ce qui ne nous va pas du tout. C’est un peu comme pour les propriétaires de Maramus, ils se retrouvent entre eux...

Heureusement on connait beaucoup de monde sur les monocoques. Un allemand que l’on avait rencontré aux San Blas en 2007 et qui nous avait fait visiter son cata fabriqué en Afrique du sud et qui partait en lambeaux, nous avait dit alors que l’on repartait sur notre Sun Legend, « salut et bon retour sur votre demi bateau ».

21 - Bilan :

Un bon cata peut être un bon bateau de voyage pour peu que l’on prenne le soin d’acheter le voilier adapté au programme. Nous ne regrettons pas d’être passés vers le cata mais nous n’écartons pas la possibilité un jour de revenir vers un monocoque surtout si on navigue en Europe ou l’utilisation des ports de plaisance est presque obligatoire. Le coût de l’entretient est élevé, voiles coûteuses, deux moteurs, assurance etc...mais le confort est à la hauteur de l’investissement.

Enfin n’oublions pas que ce n’est jamais le bateau qui fait le voyage.
 


José Arocena
http://sextan.com/rubrique.php3?id_...

 
S’il y a des questions, je tenterai d’y répondre. Début mars 2012 nous repartons à bord de notre voilier qui se trouve dans les Tuamotu pour poursuivre notre route vers l’Ouest.
UP


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23 Messages de forum

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  • 25 décembre 2011 13:26, par CaptainHervé écrire     UP  image

    Les commentaires sur les FP me paraissent un peu expéditifs. Je suis moi-même propriétaire d’un Belize 43 que j’exploite en charter.

    Bateau très robuste, très marin et rapide.

    Tous ceux que je connais qui ont navigué sur des Venezzia 42, des Belize 43 ou des Bahia 46 en ont ete enchantes et n’ont jamais vu leur securite mise en jeu.

    Je n’en dirais pas autant des tout derniers Lagoon, une hérésie à mon avis.

    Bon vent

    Hervé

    Répondre à ce message

  • 16 janvier 2012 22:55, par Phil17 écrire     UP  image

    Bon compte rendu !
    Un bémol, comme CaptainHervé, les FT peuvent être de bons bateaux, mais il faut les prendre anciens. Le Bahia est même excellent et robuste.
    Par contre, les nouveaux Lagoon me font peur même si mon projet est de faire du charter, trop hauts, je crains trop de fardage et de faiblesse structurelle dû a des manques de renforts au vu du déplacement et du fardage...
    Quid des Nautitech, ce serait intéressant d’en avoir des échos, dans les tailles supérieures à 42 pieds.
    Amicalement,
    Philippe

    Répondre à ce message

  • 17 janvier 2012 11:55, par Piou écrire     UP

    Bonjour,
    Très bon article, Merci. Faire profiter les autres de son expérience est toujours sympa.
    Et tjrs sympa de voir quelqu’un qui a globalement les même idées... on se sent moins con, et moins seul !
    Je suis très impressionné par l’évolution, en poids et en fardage, des catas modernes. Et les vieux Lagoon m’ont tjrs plu, à contrario des nouveaux.
    Je fais construire, à Phuket, un cata de 12m(+un mètre de jupe) qui m’a beaucoup plu, qui est léger (5t à vide), bien construit(autant que je puisse en juger)... ne voulant pas de trop gros bateau qui demandent des efforts que j’ai peur de ne pouvoir fournir. Nous serons 2 la plupart du temps. Je prends le risque d’une petite série( n°4 pour moi) mais quand on aime !...
    Et comme j’en suis aux choix, j’aimerais avoir ton avis :
    - J’ai prévu 600W de panneaux solaires, avec régul MPPT mais fixes, et 600Ah de batteries... et j’envisage de ne rien mettre d’autre. Penses-tu que l’éolienne soit indispensable ? Il y a quand même les deux alternateurs (100A et AtoB) en « secours » ! Et ce poids tout à l’arrière sur la jupe d’un bateau si léger... même si je compte 7t en charge !
    - Tu as un Désal. Est-il vraiment utile ? sachant que j’ai 500l de réservoirs et, sur le bimini, un récupérateur d’eau de pluies de 20m2 ? C’est un grand confort, je sais, mais aux Antilles je tenais 3 semaines sans problème, à 6, avec 600l... Peut-être une « pré-installation » et voir venir ?
    - 200l de fuel par moteur, est-ce suffisant à ton avis ds le Pacifique ? Es-tu géné ds les Tuamotous par exemple ? et combien as-tu ? J’ai la possibilité de rajouter 200l, mais le poids !
    - As-tu un Radar ? est-ce souhaitable ? indispensable ?
    Après il y a bien sûr les sempiternelles questions, Hydranet pour les Voiles ? Pilote NKE, Raymarine,Garmin ? Transpondeur AIS ou seulement récepteur ? Et j’en passe !
    Donc si tu veux bien donner une suite à ton article.... je le lirais avec joie et intérêt !
    Bons vents.
    Cordialement, Piou

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    • 17 janvier 2012 17:54, par amuitz écrire     UP     Ce message répond à ...

      Salut à tous, je réponds en essayant de compléter le papier initial.

      Le devis de poids des catas depuis quelques années est en effet exponentiel, ce qui ne peut que nuire à la performance mais surtout à la sécurité...

      Concernant les panneaux, 600 watts en fixe c’est le minimum car en navigation tu vas avoir le plus souvent un côté caché par la grand voile, sans oublier la nuit. Cela dit, avec de bonnes batteries en 600 ah on peut voir venir pour autant que l’on adapte sa consommation à ses possibilités et non le contraire.

      L’éolienne, si c’était à refaire, je m’en passerais. Beaucoup d’argent et de soucis pour une charge en complément assez faible. Certes les jours sans soleil avec de l’air, tu es super content de rester autonome, mais encore une fois, les alternateurs des moteurs ou un petit groupe peuvent parfaitement contribuer au complément nécessaire. La plupart du temps je coupe l’éolienne car il y a du vent, les a lysés en forme mais le soleil aussi. Du coup je dégueule de jus. C’est là qu’il faut faire tourner le dessal.

      Nous avons acheté un petit dessal qui tourne en 12v un qui fournit que 12 litres à l’heure mais qui fonctionne super bien et garanti 3 ans. On s’en sert peu car avec les 600 litres d’eau plus les 100 pour la boisson et le bimini de 10m2 qui récupère tout ce qui tombe du ciel, on a assez d’eau.

      Nous avons 220 litres de fioul par moteur et toujours assez vu qu’il y a du vent. Dans ton cas c’est encore plus facile avec un cata plus réactif, tu seras le plus souvent sous voile et les moteurs utilisés chacun son tour donnent une bonne autonomie. Tu trouves de l’eau un peu partout, même dans les Tuamotu. Le dessal c’est le confort car l’eau pour la boisson est toujours excellente et tu n’est pas obligé de prendre de l’eau dans des coins ou ils en ont peu. Comme ils sont super sympa, ils t’en donneront avec plaisir, mais autant éviter car ils en ont besoin pour eux.

      Concernant l’équipement électronique, le Radar depuis des années a été le point négatif de nos divers bateaux. Je viens d’en acheter un neuf cette semaine. J’ai toujours eu des soucis avec les radars. cela dit de nombreux bateaux sont ravis de leur radar. La plupart du temps les pannes proviennent d’une humidité excessive et des soucis qui en découlent. La solution est pourtant simple, faire tourner le radar le plus souvent possible... Les pêcheurs n’ont que peux de problèmes dus à l’humidité. Quand le radar tourne, il chauffe et élimine l’humidité. Il faut le faire des que l’on est au moteur,il faut y penser. C’est bien un radar, j’en ai un de 24 milles de portée avec un écran couleur se 12 pouces, un plaisir pour voir approcher les grains ou vous encercler. Pareil pour voir les bateaux avec la fonction ARPA et maintenant AIS difficile de ne pas les voir s’approcher. Nous venons de commander un émetteur AIS classe B pour parfaire l’équipement en prévision du passage entre l’Australie et l’Asie avec tous les cargos et Paquebots qui transitent. L’expérience nous a appris que les navires équipés d’émetteurs AIS sont pris en compte par presque tous les cargos, on apparaît sur leur Radar et ils nous évitent clairement. Pour 500 euros de plus on dispose désormais de cet instrument qui heureusement ne consomme pas trop.

      Je rêve parfois de faire construire un cata, répondant à mes besoins.
      Je passerai par Phuket cette année voir le tien avec plaisir si tu veux bien.

      Jose Arocena..

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      • 19 janvier 2012 10:18, par Piou écrire     UP     Ce message répond à ...

        Salut José,
        Merci de ta réponse rapide. Et de tes conseils !
         Pour l’énergie, j’ai toujours su économiser, et là prenant tout à la construction, j’essaie de faire en sorte d’avoir rien qui consomme vraiment, à part le frigo, congélo et Pilote. Tout les éclairages sont en Led... l’ordi est parait-il à surveiller ! Mais comme je suis sous Linux ( et OpenCpn) je n’hésite pas à mettre en veille ( 3s à éteindre et 4 pour démarrer).
         Pour l’eau, je pense mettre une pré-installation de déssal et si je manque, j’achète... Mais pleut-il autant dans le Pacifique qu’aux Antilles ?
         Pour le fuel, je pense que tu as raison et que 2 fois 200 seront suffisant... si jamais il y a toujours les bidons !
        Dis moi quand tu comptes passer vers Phuket, que je sois là pour voir ta merveille.. et surtout toutes les astuces du vrai navigateur ! Le chantier Catathaï est près de la ville, le patron( Hervé) très sympa et il y de la place pour mettre ton bateau au sec ! De plus ils font un 50ft qui a l’air très chouette si tu aimes les « gros ». Avec un peu de chance tu pourras en essayer un ! Le premier va voguer bientôt et il y a de la commande à suivre. Le mien devrait être terminé fin Aout... inch allah !
        En attendant je me renseigne...
        A bientôt,
        Cordialement, Piou

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    • Bonjour,
      Nous sommes encore dans la phase de rêve pour le grand voyage , merci pour votre article . Mais je serai interesé d’avoir plus d’information sur les catathai, pouvez m’indiquer des sites ou articles qui puisse me renseigne

      Merci

      Robert

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      • 30 juillet 2012 10:34, par Numbo Yacht écrire     UP     Ce message répond à ...  image

        Bjr
        Gros souci sur le catathaï 40 n°2 : gel coat arraché sur de grandes surfaces lors du démoulage donc bcp d’enduit sur les coques.Pb de séchage de ce dernier ce qui n’a pas empêché le chantier de continuer à peindre. Pb de cloques à la fin. Notamment.
        Aujourd’hui (après expertise etc...) le patron français du chantier est aux abonnés absents (malade....) pour ne pas assumer ses responsabilités (financières) dans des délais raisonnables (bateau mis à l’eau il y a 16 mois). Tous les détails en mail privé.
        Précision : je ne suis pas le proprio de cata, maiss pro des catas. Moralité : ds toutes les constructions il y a des soucis, ce qui différencie les chantiers c’est comment ils les traitent...
        Cdlt

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  • 24 mars 2012 11:13, par Shrubb écrire     UP

    Merci de ce super article. Je viens d’acheter un vieux Catana 48 de 1993, les commentaires sur les Catana auraient de quoi me refroidir ! Pourtant je le trouve solide, avec poutre de compression, cadènes soudées, pas de problème visible sur les cloisons...
    Concernant l’énergie je n’ai pas de générateur mais 2 gros alternateurs sur les moteurs de 55 ch, que j’espère faire tourner le moins possible. Par ailleurs 400 W de panneaux solaires et une éolienne, peut-être ajouterai-je un hydrogénérateur si je pars en grande traversée un jour.
    J’ai un dessal EchoTec 140 l/h accouplé à l’un des moteurs, ce que je trouve pas mal mais bien sûr ça impose de faire tourner le moteur. Quand il rendra l’âme, un dessal à faible production, mais aussi faible consommation pouvant tourner sur le 12V, peut être un choix judicieux.
    J’ai une ligne de mouillage avec 60m de chaîne et une Delta de 24 kg qui a l’air de bien tenir, le bateau était jusqu’ici constamment au mouillage sur ancre.
    J’ai une question concernant les amarres et les pare-battages : je compte renouveler le stock très usé avec des amarres tressées polyester ou polyamide, en 20 et de longueur 10 ou 15m, est-ce un bon choix (le bateau fait 12t) ? J’y ajouterais une remorque de 40 ou 50 m. Pour les pare-bats, faut-il privilégier la longueur ou l’épaisseur (pare-bats sphériques) ?
    Merci d’éclairer un novice en cata !

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    • 24 mars 2012 14:17, par Sergio écrire     UP     Ce message répond à ...

      Bonjour Shrubb,

      José (le rédacteur de l’article) est dans le Pacifique actuellement. Il ne peut donc pas te répondre.

      Je peux te faire part de mon expérience personnelle concernant l’hydro-générateur. Nous en étions équipés la première partie de notre voyage. L’hydro charge bien (environ 1A par noeud à partir de 5N) mais est assez agaçant à gérer. Par mer formée, à partir de 7 à 8 noeuds il sort de l’eau en faisant des acrobaties pas possible. Avec un cata (plus rapide) ce doit être pire. Puis l’aussière fait des cosses qui sont difficiles à réduire (mise en panne etc...)

      Quand au dessal, sur un bateau de cette taille, je rejoindrais l’avis de Yves, de le faire tourner sur le groupe en 220V.

      A+ Sergio

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      • 24 mars 2012 15:23, par yvesD écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

        Toujours à propos du déssal. Les 150l/h actionnés par une pompe 220V sont (toujours ?) constitués de plusieurs tubes à membrane semi perméable,et j’ai un vague souvenir qu’autour de 2003 certains supportaient un mode dégradé dans lequel une autre pompe en 12V alimentait un seul des tubes. Bien sur débit réduit (et complexité+prix accru) à cause de la pompe supplémentaire mais celle là peut-être alimenté par les PS lorsque le reste de la production 220V est passé HS.
        N’ayant pas fait de grande croisière je n’ai pas d’expérience pratique des pb d’eau lorsque le déssal et/ou la production d’énergie ont dégagé mais ça m’angoissait un peu.
        Des idées, des retours ?

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  • 24 mars 2012 11:59, par yvesD écrire     UP Animateur

    Concernant le déssal, sur mon catana 431 j’avais un 27l/h SRC (en pratique 17 l /h) qui goinfrait mes batteries 12V (en gros 1l d’eau = 1A, 100 l d’eau = 1 l de go, 1 plein de batterie = 200 litres) avec l’obligation de faire tourner le moteur ou le groupe pour recharger les batteries.
    Mon idéal alors était un déssal de l’ordre de 150 l / h alimenté en 220V sur le groupe, histoire de ne faire tourner le groupe qu’une heure de temps en temps pour produire de l’eau (et du courrant 220V -> 12V et de l’eau chaude accessoirement) plutot que 4 heures tous les jour pour uniquement recharger très lentement la batterie à vider ensuite trop vide dans le déssal.
    Y a pas trop de 150l/h en 12V sur le marché, donc si énergie par moteur de propulsion il aurait fallu aussi un alternateur 220V

    Comme quoi, gouts et couleurs

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    • Comme quoi finalement il est difficile de faire tourner un dessal sans faire tourner un moteur en même temps. Donc je garde mon EchoTec ! Et en effet 1 petite heure, voire 1/2 heure de moteur par jour permet d’avoir aussi de l’eau chaude, exigence absolue de l’amirauté. B-)B-)B-)
      Pour répondre à Sergio sur l’hydrogénérateur, je pensais au Watt&Sea. J’ai l’expérience de la DuoGen en mode hydro en grande traversée, c’est vraiment super. Le Watt&Sea produit encore mieux et semble surtout moins fragile (le prix exorbitant semble descendre un peu des cimes...).
      Ma question sur les amarres et pare-bats reste posée, merci aux experts !

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  • 26 mars 2012 15:14, par caipirinha écrire     UP  image

    Bonjour,

    Merci pour cet article intéressant, qui m’a été indiqué suite à une demande sur le forum HeO.
    En effet je dois remplacer le filet de mon cata et je m’interrogeais sur la différence de résistance aux UV entre le polyester et le Dyneema. Pour être précis mon devis vient visiblement du même fournisseur que celui de l’article, et j’hésite entre le polyester 30x30 (colonne 4) et le dyneema 28x28 (colonne 6) : je suis surpris que l’article indique le dyneema comme sensible aux UV alors que la plupart des infos sur le web l’indiquent plutôt plus résistant que la plupart des autres fibres ?
    Cela dit, le tarif est bien plus élevé aussi...
    Tout commentaire ou précision sera bienvenu !

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  • 30 mai 2012 13:49, par tropicat écrire     UP  image

    bonjour ,

    je dois aussi changer mon trampoline sur le cata , il est de 2007 est il est naz , ce casse de partout , aprés renseignement chez france trampoline et control de leur part , il m on vendu du polyamide , maintement c est du polyester proposé plus résistant d apres eue ou dynema

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  • 16 janvier 2014 17:14, par Cyril écrire     UP  image

    Bonjour José ,
    Je me pose des questions, apparemment Amuitz est a vendre ou a échanger contre un monocoque ?
    http://www.gchangetout.com/a-catama...
    http://lagoon-47.blogspot.fr/search...
    Merci de nous éclairer ?
    Cyril

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  • 18 janvier 2015 16:35, par sailanddiscover écrire     UP  image

    Bonjour,

    J’ai lu avec beaucoup d’intérêt votre article sur le catamaran en grand voyage. Nous sommes intéressé à acquérir un catana 411 de 1996 équipé TDM. C’est un des premiers modèles de Catana avant que le chantier soit acquis par Poncin.
    Vous mentionnez dans votre article les problèmes structurels avec les Catana. Il me semble que cela concerne les catana plus récent et de plus grande taille ? Avez-vous plus d’infos ? Avez-vous croisé des Catana 411 pendant votre périple et qu’en disent les propriétaires ?

    Merci par avance de votre réponse.

    Et bon vent !
    Cordialement
    Stephan

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    • 18 janvier 2015 17:15, par yvesD écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

      Ce que j’ai compris de l’évolution de Catana :
      1- jusqu’autour de 1998 les catana étaient construit au fond du golfe de St Tropez, très caractéristique avec « la coque qui manque sur le coté intérieur des jupes » (euh, on peut dire aussi : le coté intérieur des marches de la jupe débouche directement entre les coques, enfin, une fois qu’on a vu, on comprend)
      2- vers 1998, la direction est reprise par un ancien coureur au large Briot-Lavallé (attention, de mémoire). Le chantier est alors au Canet en Roussillon. Un 431 est exposé à La Rochelle, et un autre au salon nautique (ça sera le mien après le grand pavois 1999)
      3- Reprise du chantier par Poncin à la fin de l’été 2003

      Je ne sais parler que du type 2-
      Les problèmes structurels sur ces type 2 se traduisait, par ex (mais pas exclusivement ?) par un « décollage » entre la cloison structuelle d’accès à la cabine avant et le pont (plutot coté externe d’ailleurs). C’est de ce coté qu’il faut regarder un catana qui aurait été souqué (le mien ne l’était pas et pourtant 17 noeuds au surf devant la Corogne ...).
      Une trace possible de ces « souquage » peut apparaitre au niveau des raccords en forex (le matériau plan et blanc pour aménagements) entre, par ex, roof et équipements de cuisine, ces traces peuvent être anodines (c’était mon cas)

      Un problème que j’ai eu a été l’étanchéité des gigantesques hublots du roof, hublots collés au sika et dont ce joint prenait du jeu. Le SAV ne voulait pas déposer ces gigantesques panneaux, un plexiglassiste local a refait en partie les joint en éliminant les cataractes pour ne laisser que du médiocre goute à goute. Ces cataractes apparaissaient plutôt lors d’averses qu’en nav.

      Je ne suis pas expert maritime, juste utilisateur, enchanté d’ailleurs.

      Pour info, Il y a un 411 au sec au port de l’Herbaudière, depuis au moins 2 ans déjà. « Mister Raoul » je crois.

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