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Accueil du site > Grand Voyage > Organisation du voyage au long cours > Les enfants en grand voyage

Rubrique : Organisation du voyage au long cours

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Les enfants en grand voyageVersion imprimable de cet article Version imprimable

Publié Septembre 2013, (màj Septembre 2013) par : Vent de Folie   

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Vous avez le projet de partir en grande croisière mais vous vous posez beaucoup de questions concernant vos enfants ? Rassurez-vous vous n’êtes pas les seuls, c’est même le principal problème des parents futurs navigateurs, bien avant le choix du bateau.

Voici donc quelques éléments de réflexion tirés de notre expérience personnelle pour y voir plus clair.

Dans quelles conditions partir ?

  • La décision de partir doit être une décision collégiale, enfants inclus, et si possible prise à l’unanimité, surtout avec des ados. Il est très important de prendre l’avis des enfants et d’en tenir compte. Mais il ne suffit pas de leur demander s’ils veulent voyager. Il faut leur expliquer comment se passera ce voyage car, quelque soit leur âge, ils ne peuvent pas vraiment se représenter leur future vie.
    - 
    Il faudra leur exposer les bons côtés (le voyage, la découverte des lieux, des animaux et des gens) mais surtout insister sur les mauvais (voire les exagérer) pour être sûr qu’ils les accepteront : tu quitteras tes amis et ton école, tu devras travailler seul, tes parents seront tes professeurs et tu devras suivre leurs consignes, tu feras peu de rencontres sur les autres bateaux et du devras changer d’amis à chaque escale.
    - 
    Car ces faits sont à peine exagérés : la vie en bateau pour un enfant c’est ça ! Sans compter qu’il devra faire ses devoirs pendant que ses parents sont en vacances (du moins le croît-il !). Mais que de belles choses en contrepartie !

Quel âge pour voyager

  • J’aurais tendance à dire qu’il n’y a pas d’âge pour voyager. Cependant très jeune (en dessous de 5-6 ans) ils ne profiteront pas pleinement du dépaysement, mais ils s’ouvriront aux autres ainsi qu’aux langues étrangères.
    - 
    La limite supérieure est bien sûr l’année du bac. S’il est possible de suivre une scolarité normale à bord grâce au CNED jusqu’à la terminale, pour les études supérieures il faudra trouver une autre solution. Certains rentrent au pays avec leurs enfants, d’autres se sédentarisent à proximité de l’endroit où l’enfant fait ses études, certains continuent le voyage pendant que l’enfant poursuit ses études ailleurs.
    - 
    Si vous voulez que vos enfants profitent du voyage il faut donc partir bien avant le bac, le plus tôt étant certainement le mieux. En effet dès la pré-adolescence ils risquent de s’enfermer dans la routine d’un cercle d’amis et de ne pas avoir envie de le quitter, ne sachant pas ce qu’ils ratent !

Planifier son parcours avec des enfants

Naviguer avec des enfants ajoute des contraintes dans la planification des escales et du parcours. En plus des contraintes de calendrier et de météo vous pouvez d’ores et déjà ajouter celles-ci :

  • se trouver dans un endroit desservi par une poste correcte (ou près d’un correspondant) pour recevoir les cours du CNED en début d’année ;
  • être dans une ville où se trouve un lycée français centre d’examen pour passer les examens en cours de scolarité :
    • diplôme national du brevet, ex brevet des collèges,ex BEPC
    • épreuves anticipées du bac
    • épreuves finales du bac

Ceci en principe au mois de juin. L’inscription ayant lieu en octobre, vous devez donc savoir en octobre où vous vous trouverez en juin de l’année suivante (et y être sans faute !) ;

  • privilégier les étapes courtes. En général les enfants goûtent peu les traversées. Ils n’ont qu’une hâte, c’est de se dégourdir les jambes à terre et rencontrer des jeunes de leur âge.
  • prévoir des escales relativement longues ou du moins pas trop courtes pour qu’ils aient le temps de se faire des amis et qu’ils puissent en profiter. Généralement les seuls enfants rencontrés qui n’appréciaient pas le voyage et à qui il tardait de rentrer en France étaient sur un bateau qui s’arrêtait 2 jours ici, 3 jours là, pas plus. C’est le meilleur moyen de les dégoûter du voyage.
  • Certains bateaux ayant des enfants du même âge qui sont devenus amis choisissent de faire route ensemble pour faire perdurer cette relation. Les occasions n’étant pas si fréquentes, ils ont sans doute raison.

La vie en traversée

  • Les enfants, sauf peut-être quelques ados, aiment peu les traversées qu’ils trouvent ennuyeuses. Pourtant ce peut être l’occasion de les initier au maniement et réglage des voiles, à la navigation et même et surtout à barrer et à pêcher. Certains pourront être d’une aide précieuse en prenant part à la veille lors des quarts, accompagnés au début puis seuls vers 12 ans. C’est une façon de les impliquer, de les responsabiliser qui sera bénéfique pour tout le monde, pas seulement pour le sommeil du skipper !
    - 
    Ce sera aussi pour eux l’occasion de découvrir les oiseaux de mer et la faune marine, dont les merveilleux dauphins, source inépuisable d’émerveillement. Mais tout ceci n’a qu’un temps et l’ennui reviendra bien vite.
    - 
    La meilleure façon d’occuper leur temps en traversée est encore (si la météo et leur état physique le permettent) de prendre de l’avance sur le programme scolaire afin de mieux profiter de l’escale.

La vie à l’escale

  • D’ailleurs quelle escale ? Mouillage isolé, grande ville ou petit village ?
    - 
    Vous vous ferez votre propre opinion, mais généralement les mouillages, une fois passées les joies de la baignade, deviennent vite ennuyeux pour eux. Les grandes villes sont impersonnelles et parfois peu sûres.
    - 
    Les enfants (et donc les parents) préfèrent généralement les petites villes ou villages et les petites îles : la sécurité est généralement bonne, les gens plus avenants et les rencontres se font plus facilement.
    - 
    C’est là que l’emploi du temps devra être bien réglé. En effet les tentations sont nombreuses d’aller nager, visiter le quartier, s’amuser avec les voisins de ponton ou discuter avec les locaux sur la plage. Il faudra donc réserver une période (généralement le matin) pour les travaux scolaires en laissant des heures libres pour l’indispensable détente et découverte. Car à quoi bon voyager si vos enfants ne sortent pas du bateau ? D’ailleurs pour les plus timides, je conseille de les pousser à faire un tour dans le village. C’est ainsi qu’ils feront des connaissances, découvriront la culture locale et apprendrons très facilement (beaucoup plus vite que vous) les langues étrangères.

La sécurité des enfants

  • à bord
    En plus des règles applicables aux adultes, il faudra prendre des mesures complémentaires à moduler en fonction de l’âge des enfants :
    • pose de filets dans les filières si l’on a des enfants en bas âge
    • port systématique du gilet de sauvetage dès que l’enfant sort dans le cockpit
    • port systématique du harnais avec longe si l’enfant participe à la veille dans le cockpit et peut être amené à rester seul.
      Dès que la corpulence de l’enfant le permet les gilets autogonflables avec harnais intégré seront beaucoup plus pratiques à l’usage et donc mieux tolérés et acceptés.
    • le gros temps :
      Si vous avez bien planifié votre navigation, en commençant avec des étapes courtes et une bonne couverture météo, le risque de rencontrer du gros temps devrait être très réduit. Lorsque l’équipage, et surtout les enfants, sera plus aguerri vous pourrez envisager des navigations plus longues où la probabilité de rencontrer du gros temps ne sera pas négligeable. Mais vos enfants sauront déjà comment se comporte le bateau, comment se déplacer et ne pas avoir peur. Néanmoins il sera préférable pour eux de rester à l’intérieur, de les rassurer. On pourra aussi leur donner un anti-nauséeux de type antihistaminique (Nautamine, R Calm) qui a aussi un effet sédatif bénéfique.
    • l’évacuation du navire
      En chef de bord consciencieux vous avez prévu bien sûr une procédure d’évacuation du navire. Mais avez-vous bien pensé à inclure vos enfants dedans, à donner à chacun une fiche avec la liste des tâches à effectuer et des consignes à respecter en cas d’évacuation ? Un briefing familial est nécessaire pour expliquer à chacun son rôle et s’assurer que tout le monde a bien compris ce que l’on attend de lui. Ce sera aussi l’occasion de dédramatiser et d’expliquer aux plus jeunes que dans ce cas-là « on change de bateau ». N’oublions pas que la panique est le principal facteur aggravant des accidents.
    • les problèmes médicaux
      Il faudra bien sûr inclure dans la pharmacie du bord des présentations adaptées aux enfants. Pensez aussi à faire le plein de crème écran total, de Biafine. Lisez aussi cet article très intéressant : Gérer la douleur chez les enfants loin des secours
      Et n’oubliez pas de lire aussi : L’assistance médicale en haute mer

      L’appendicectomie (ablation de l’appendice) en prévention de l’appendicite :
      Ce sujet mériterait un article à lui seul. Les avis médicaux sont partagés quand aux rapport bénéfice/risque de l’appendicectomie préventive car elle n’est pas bénigne.
      Après avoir lu ces débats, voila l’option que j’ai prise sachant que ni moi ni ma fille n’avons été opérés de l’appendicite :
      L’appendicite en elle-même n’est pas grave. Le danger est une extension locale de l’infection conduisant à une péritonite. Cette infection peut être contenue pendant une dizaine de jours par la prise d’antibiotiques adaptés. Le cas où nous serons à plus de 10 jours de la terre ou de la portée des secours va se produire uniquement lors de la transat pendant quelques jours au pire. Nous sommes donc partis avec une provision d’antibiotiques pouvant couvrir 2 à 3 semaines de traitement et c’est tout. Mais à chacun de se forger sa propre opinion et de demander plusieurs avis autorisés.
  • à quai
    Sans avoir de chiffre précis, il y a plus d’accidents impliquant des enfants sur les pontons qu’à bord. La parade est simple : dès qu’un enfant ne sachant pas nager est sur un ponton, il doit porter un gilet de sauvetage, qu’il soit accompagné ou non.
  • au mouillage
    Pour ceux ne sachant pas nager, le risque de noyade persiste. Il faut donc ne pas relâcher son attention sous prétexte que le bateau est immobile et le temps ensoleillé. La baignade se fera aussi sous surveillance.
    Un peu plus grand, ils voudront bien sûr piloter l’annexe et de guerre lasse (mais aussi parce que vous en avez marre de faire le chauffeur) vous devrez leur apprendre. Vous pourrez commencer en « conduite accompagnée » vers 12 ans puis leur lâcher le manche progressivement. A moduler bien sûr en fonction de l’éveil de l’enfant et de la confiance que vous avez en lui.

Comment ça se passe avec le CNED ?

  • Difficile de généraliser. Tout dépend bien sûr du cycle suivi et des capacités de l’élève. S’il n’a pas naturellement des facultés d’organisation et de travail en solitaire, il devra les acquérir. Ce qui de toute façon lui sera profitable s’il reprend une scolarité classique ou pour les études supérieures.
    - 
    Le niveau du CNED est élevé et le programme chargé. La masse de travail à fournir est donc importante et il importe de bien définir les horaires journaliers à consacrer aux cours et ne pas prendre trop de retard.
    - 
    Pour les parents, en plus de devoir faire le tuteur, il n’est pas évident de devoir houspiller son enfant pour qu’il se mette au travail. C’est aussi une contrainte qu’il faut intégrer dans la vie quotidienne : peut-on se permettre d’aller visiter l’intérieur du pays pendant une semaine alors qu’il faut rattraper le retard pris lors de la dernière traversée ?
  • Dans la pratique : Relaté d’après le fonctionnement du CNED entre 2005 et 2011. L’informatisation de l’enseignement à distance progresse et il se peut que les méthodes aient évoluées depuis ce temps. Espérons-le car le CNED n’est (n’était ?) pas très adapté aux voyageurs itinérants.
  • Pour le collège : obligation de recevoir les cours papier (plusieurs kilos) en septembre en principe (s’il n’y a pas de retard de courrier et s’ils arrivent !). Généralement un complément est prévu en janvier. Il faut donc une adresse courrier à notifier au CNED lors de l’inscription pour qu’ils les expédient là-bas à leurs frais. A défaut ils seront envoyés à un correspondant en France, charge à lui de les réexpédier à vos frais. Obligation de poster les devoirs écrits toutes les 3 semaines, ce qui permet de découvrir le charme des postes locales. Attention, tout retard dans la réception des devoirs écrits sera sanctionné par un zéro !
    - 
    Même chemin en sens inverse pour la réception des corrigés, sauf que vous pouvez utiliser les services d’une société de réexpédition du courrier (par exemple CdV, par expérience très sérieux) qui pourra recevoir le courrier pour vous, le scanner et mettre à votre disposition les scans sur un serveur personnel. Très pratique, cela permet de s’affranchir de la réception des corrigés papier. A l’exception toutefois des devoirs oraux de langue : la cassette que le CNED renvoie ne passe pas sous le scanner... (plus tard cela a évolué, merci)
  • Pour le lycée : là, plus de rythme imposé : il faut avoir terminé les trois quarts du programme début mai, sous peine de redoublement. En 2007 et 2008 nous avons pu télécharger les 3 premiers cours de chaque matière sur internet et en 2009 l’année complète. Gros avantage : ne pas attendre la réception de cours papiers (même s’ils sont quand même envoyés) et pouvoir commencer l’année le plus tôt possible. Prévoir par contre une imprimante et un stock de feuilles et de cartouches d’encre.
    Il a été possible de renvoyer les devoirs par internet, et même les devoirs oraux au format mp3 ou ogg ! Par contre, interdiction de scanner les devoirs écrits. Ils doivent tous être saisis sous Word avant l’envoi. Tous, y compris les maths et la physique avec leurs belles équations à saisir à l’aide de l’éditeur d’équation de ce logiciel. Conséquence : compter entre 3 et 4 heures de saisie uniquement pour un recopier un devoir. Vu le planning très chargé des classes de première et terminale, devinez qui saisissait les devoirs ?
  • Les examens : le CNED n’assure pas l’inscription aux examens. Vous devrez vous adresser à l’attaché culturel de l’ambassade de France du pays dans lequel vous passerez l’examen. En général celui-ci vous renverra vers la personne chargée des examens dans le lycée français centre d’examen qui effectuera avec vous ces formalités.
    Attention au passage de l’équateur : le calendrier du CNED est celui de l’hémisphère nord (septembre à juin). Les lycées français de l’hémisphère sud fonctionnent de mars à décembre et organisent donc les examens en décembre !
  • les livres : théoriquement obligatoires, ils sont chers, lourds et invendables d’occasion. À notre avis on peut s’en passer car il y a tellement de chose maintenant sur internet.
  • autorisation de l’inspecteur d’académie pour scolariser vos enfants aux CNED : elle est obligatoire et il faut la demander chaque année tant qu’ils ont moins de 16 ans pour pouvoir s’inscrire en classe « à inscription règlementée ».

Retour d’expérience personnelle :

  • L’école à bord est une contrainte. Relativement légère en primaire(bien que nécessitant la présence permanente d’un parent pour les cours), elle devient sérieuse au collège pour devenir très lourde au lycée, surtout en première et terminale. La compétence des parents est alors en principe indispensable.
    - 
    En terminale particulièrement, le programme officiel est énorme et le CNED bien sûr obligé de tout traiter, à la différence d’un professeur qui fera des choix. Commencer l’année scolaire mi-septembre (au mieux) et la terminer début mai relève de l’exploit, surtout dans les conditions du voyage. Cette année fut pour toute la famille très éprouvante, et plusieurs fois nous avons pensé abandonner pour recommencer cette terminale dans un lycée français. Finalement l’élève a tenu le coup (mais à quel prix !) et les résultats du bac ont étés bons, mais si c’était à refaire nous ferions le choix de la scolariser dans un lycée classique.
  • Conclusion sur le Cned : certes suivre une scolarité à bord impose beaucoup de contraintes, certaines inhérentes au nomadisme, d’autres inhérentes au mode de fonctionnement du Cned, bien qu’il semble évoluer dans le bon sens. Mais ces contraintes sont le prix à payer pour que parents et enfants puissent profiter ensemble des joies et des découvertes du voyage.
    - 
    Le jeu en vaut largement la chandelle et rappelons que malgré ses défauts le Cned a le grand mérite d’exister et d’être peu cher. Sa formation est d’un niveau plus élevé que la plupart des établissements classiques et la reprise d’une scolarité normale après un cursus au Cned ne pose aucun problème, au contraire. D’ailleurs les autres équipages francophones nous envient ce système d’enseignement à distance.

À ceux qui hésitent encore, je dirais allez-y ! N’attendez pas la retraite ou que vos enfants soient casés si vous pouvez partir maintenant. Mais partez après une concertation générale, en ayant mûri votre choix ensemble. Il faut que les enfants soient au moins aussi volontaires pour le départ que vous.
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Malgré tout, laissez-vous une porte de sortie. Prévoyez de rentrer à terre si cela se passe mal pour l’un ou l’autre, faites régulièrement un bilan, soyez à l’écoute de leurs aspirations et essayez d’y coller au plus près. Le bilan final sera largement positif.
- 
Car les enfants voyageurs sont en général plus ouverts, plus tolérants et plus riches des connaissances acquises lors de ces voyages. Ce sont des enfants du monde.

liens utiles :
CNED
Courrier du voyageur
AEFE
liste des établissements français à l’étranger

UP


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8 Messages de forum

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  • 27 septembre 2013 17:17, par Sergio écrire     UP

    Merci pour cet intéressant article Rémy !

    Les rencontres de familles en grand voyage m’ont souvent donné des regrets de ne pas être partis plus tôt avec nos enfants...

    Nous n’avons rencontré que des enfants heureux durant le périple, les problèmes étaient pour les parents... En voyage les enfants développent naturellement une qualité qui me paraît essentielle : L’autonomie.

    Répondre à ce message

  • 29 septembre 2013 19:05, par tilikum écrire     UP

    N’ayant pas d’enfants je ne suis pas vraiment concerné, mais dans mon boulot je rencontre à longueur d’années des tribus naviguant au long cours... et je constate qu’en effet c’est un gros boulot pour les parents !

    Ces enfants sont souvent plus débrouillards que ceux des « terriens », je me souviens d’un garçon de 11 ans dont le rôle principal à bord était de faire le point au sextant : cours de mathématique appliquée ! :-)

    Par contre, il y a un détail dans l’article qui me scandalise :

    Pour le collège : obligation de recevoir les cours papier (plusieurs kilos) en septembre en principe (s’il n’y a pas de retard de courrier et s’ils arrivent !). Généralement un complément est prévu en janvier. Il faut donc une adresse courrier à notifier au CNED lors de l’inscription pour qu’ils les expédient là-bas à leurs frais. A défaut ils seront envoyés à un correspondant en France, charge à lui de les réexpédier à vos frais. Obligation de poster les devoirs écrits toutes les 3 semaines, ce qui permet de découvrir le charme des postes locales. Attention, tout retard dans la réception des devoirs écrits sera sanctionné par un zéro !

    C’est une blague ou une blague ? :-(

    Sauf erreur, nous sommes en 2013, il y a un certain temps qu’internet existe, et qu’on sait transformer des tonnes de papier en documents PDF (pour le format le plus connu). Merci pour les forêts... :-/

    Techniquement, on est capable de stocker une scolarité entière dans une clé USB, et on voit encore des écoliers se péter les vertèbres en trimbalant des kilos de paperasse et de bouquins sur le dos ? :-O

    Si quelqu’un est capable de me démontrer le bien-fondé des Pratiques et Techniques actuelles de l’éducation nationale, je suis preneur... ! :->

    _/)

    Répondre à ce message

    • 29 septembre 2013 19:58, par Pil-Poil écrire     UP     Ce message répond à ...

      Je suis entouré d’enseignants dans ma famille, donc le CNED j’en ai souvent entendu parler, j’ai même vu bosser des correcteurs de copie.

      Ce n’est pas construit pour les voyageurs, mais pour des sédentaires qui ne peuvent pas aller à l’école pour diverses raisons. Cela explique le fait que les problèmes de courrier n’ont pas été particulièrement optimisés pour les usages nomades, lointain et difficiles à localiser.

      Je ne pense pas qu’il faille leur jeter la pierre pour cela. Dans la mesure où les cycles se terminent par des diplômes nationaux, il y a pas mal de procédures à respecter qu’on n’imagine pas toujours facilement quand on n’est pas impliqué dans l’organisation.

      Répondre à ce message

      • 29 septembre 2013 21:10, par tilikum écrire     UP     Ce message répond à ...

        Cela explique le fait que les problèmes de courrier n’ont pas été particulièrement optimisés pour les usages nomades, lointain et difficiles à localiser.

        Sauf que ce soit pour la rue d’à côté ou à l’autre bout de la planète on aura bouffé autant de papier et autant d’arbres pour le fabriquer !

        Ce qui me sidère, c’est qu’on trouve naturel d’envoyer des photos et des films par internet, et pas des bêtes copies de devoirs...

        Je suis donc toujours preneur d’une explication prouvent qu’il est plus efficace d’imprimer des documents, de les envoyer à grands frais à l’autre bout de la planète et de les faire revenir pour corrections, que de les scanner et les transmettre instantanément pour des frais dérisoires ?:-|

        De nos jours, même pas besoin d’un ordi et d’un scanner, un smartphone avec ce genre d’appli suffit pour scanner et transmettre n’importe quel document : https://play.google.com/store/apps/...

        _/)

        Répondre à ce message

        • 29 septembre 2013 22:26, par Pil-Poil écrire     UP     Ce message répond à ...

          Je crois qu’on est très hors sujet :-P

          Une des règles de base de l’école en France est qu’elle doit transmettre le savoir et réaliser son contrôle sans que les familles soient tenues d’avoir des équipements particuliers pour lesquels elles n’auraient peut-être pas les moyens financiers d’achat ou la compétence d’usage.

          Le constat pratique est que le moyen le plus moderne ou le plus rationnel ne répond pas nécessairement à cette règle très importante du fonctionnement de l’école en France. Dans d’autres pays on a d’autres règles de bases, très différentes : chaque système a ses avantages et ses inconvénients.

          Ayant été acteur dans le système scolaire, je ne souhaite pas trop dériver vers ce sujet un peu glissant, ce n’est peut-être pas le bon endroit dans ce fil ;-)

          Répondre à ce message

          • 30 septembre 2013 00:47, par tilikum écrire     UP     Ce message répond à ...

            Une des règles de base de l’école en France est qu’elle doit transmettre le savoir et réaliser son contrôle sans que les familles soient tenues d’avoir des équipements particuliers pour lesquels elles n’auraient peut-être pas les moyens financiers d’achat ou la compétence d’usage.

            Dans le budget d’un bateau équipé TDM ? :-O

            A comparer :

            • Trouver une liaison internet pour transmettre les données...
            • Payer une marina, la location d’une bagnole pour aller à une Poste quelque part au milieu de nul part ?

            _/)

            Désolé d’insister dans le « hors sujet » mais je pense sincèrement que ce n’est justement pas hors sujet ! :o)

            Répondre à ce message

            • 30 septembre 2013 03:25, par yoruk écrire     UP     Ce message répond à ... Animateur

              Bonjour
              Ce n’est pas fatalement un problème financier, ni technique. La difficulté tient plutôt à mode de vie nomade, généralement peu adapté à nos contraintes et habitudes administratives. J’ai un exemple concret : nous tirons des bords entre Grèce et Turquie, dépendant pour nos options de navigation de la météo…

              • Si on opte pour un système de transmission, et de réception par courrier postal, il faudra gérer les points de chute… En Grèce (et… en cyrillique) et en Turquie qui n’a aucune tradition postale (pas facile avec les caravanes !!!)
              • Si on opte pour une transmission par Internet… Cà ira pratiquement partout en Turquie, technologiquement très bien équipée 3G, même si quelques fois il faudra passer en Edge, voire en GPRS… Mais ce sera souvent très difficile en Grèce où on trouve de nombreux trous de communication en 3G, et même en GPRS. Là il faudra trouver un café Internet, ou un bistrot avec de la Wifi

              Dans tous les cas, et l’exemple de Rémy sur la transmission des données en Afrique est parlant… ce sera beaucoup de gymnastique, pas nécessairement stabilisant pour l’équipage, les enfants et… le skipper !!!
              Michel

              Répondre à ce message

  • 29 septembre 2013 20:34, par yoruk écrire     UP Animateur

    Les enfants à bord
    C’est très souvent un fantasme des parents… Un enfant, même un adolescent, et probablement surtout un adolescent, cherchera normalement à agrandir son horizon… Et pour un enfant… c’est tout de suite… le port, le mouillage dans trois jours, pour lui c’est loin, très loin… en attendant il va s’ennuyer… l’horizon du bateau est trop étroit pour lui
    J’ai bien aimé le préambule de Rémy, quand il pose le problème du deal entre les parents et les enfants… Il ne faut vraiment pas se leurrer sur le sujet et bien sûr, pas d’angélisme sur l’image idéalisée d’enfants béats de la communion avec la nature… Dans la plus part des cas, ils s’en foutent… ce qu’ils veulent, c’est arriver et trouver d’autres enfants…
    Ce qui est jouable… si les parents se mettent à la disposition des enfants. J’en parle d’expérience, non pas que nous envisagions Marie France et moi de faire des enfants (quoique la soirée n’est pas finie… c’est la St Michel !!!), mais nous avons pu l’observer en hivernage, sur l’eau, en Turquie.

    • sur un contrat clair, entre les parents et les enfants, et un contrat délimité dans le temps… ça passe, et ça peut même très bien passer. On a un exemple typique avec Marie Zuber et ses filles, qui a pris une année sabbatique, sur un tout petit bateau (30 pieds)… Jetez un coup d’œil à ce lien, et surtout regardez comme l’environnement régional a bien joué pour tenir le lien culturel avec les deux adolescentes… Cà a été une réussite…mais plus d’un an je n’en suis pas certain…
      http://les3fs.travelblog.fr/583528/...
    • Un autre exemple, sur une année sabbatique, avec des ados peu consentants… et cà a été le clash, l’ainé est rentré en France, avec pertes et fracas
    • Sur un projet long court, ou la jeune fille (7ans) était en train de craquer, les parents ont rattrapé le coup en revenant en Europe (Espagne) pour lui trouver une scolarité adéquate. Je me souviens d’une histoire à de sujet : je lui avais annoncé l’arrivée de mon frère… quand elle su son âge, sa réponse fut terrifiante : ‘’Ha, encore un vieux !!!’’
    • Etc, etc… j’en ai des tonnes.

    - 
    C’est pourquoi le préambule de Rémy me semble important. Pour le reste et la CNED en particulier, çà fait partie des lourdes charges que les parents auront à assumer…

    Michel

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